PDA

Voir la version complète : Le Maroc va mal, mais que faire


AMOKRANE15100
08/11/2018, 21h20
De la rue aux réseaux sociaux, de la mo9ata3a au Parlement, des PME aux grands groupes, des écoles aux hôpitaux, le constat est le même, unanime et définitif, le Maroc n’avance pas, ne stagne pas, il recule. Rien ne va, le moral de toutes les couches de la société semble profondément atteint. L’opinion publique n’y trouve plus son compte et les bad buzz ne se comptent plus, au point que de phénomène conjoncturel, ils semblent être devenus la norme.

L’avènement d’une société marocaine ultra-connectée ne fait qu’accentuer ce sentiment partagé par tous et nous sommes quotidiennement submergés d’informations, vidéos et articles négatifs, simplement parce que désormais, tout se sait et se partage à la vitesse 4G.

Où est passé le Maroc de la croissance économique forte, des infrastructures de développement et de l’exception régionale ?

Le Maroc s’est développé et continue, mais au prix d’un creusement des inégalités sociales et des disparités géographiques et territoriales qui paraissent désormais insurmontables.

Dans le Maroc d’aujourd’hui, le grand écart entre Casablanca, Rabat et leurs élites, cerclées de pauvreté, de chômage et de désœuvrement, est intenable.

Jerada, le Hirak, Hayat, l’insécurité portée par la délinquance d’une jeunesse sans avenir, sont autant de points noirs au tableau idyllique d’un pays qui se présente comme un modèle pour d’autres et qui vante sa stabilité, bien qu’à juste titre.

Et, le pire est qu’il faut être idéaliste ou dans le déni pour imaginer que le Maroc peut s’appuyer sur les institutions existantes, du gouvernement au Parlement, des syndicats aux partis politiques, en passant par les forces patronales, ou sur ses ressources financières, pour résorber tous les problèmes structurels auxquels le pays fait face.

Ces institutions, rouillées par le temps et déconnectées des enjeux actuels, d’autant que leur existence est garantie par le système, sont toutes en attente systématique d’orientations royales qui pourtant à elles seules ne peuvent pas non plus porter leurs fruits.

Alors que faire ?

Faut-il baisser les bras et céder à la tentation de jeter le bébé avec l’eau du bain ? Quitter le pays est une des options envisagées et appliquées par certains de nos concitoyens. D’une part, par une partie des élites qui se lave les mains et applique l’adage « après moi le déluge » et d’autre part, par une jeunesse qui se dit que tant qu’à ne pas avoir d’avenir, autant tenter sa chance ailleurs, quel qu’en soit le prix.

Et pour tous les autres ? Ceux pour qui ce n’est pas une option, l’écrasante majorité ? Ceux-là doivent trouver des solutions qui, si elles ne soulagent pas les causes, atténuent les maux.

L’état d’insalubrité de nos rues, quartiers et villes, l’incivisme constant et persistant, particulièrement insupportable lorsqu’il émane des milieux les plus aisés et supposément éduqués, mais aussi la corruption, sous toutes ses formes, peuvent être fortement résorbés par un sursaut citoyen. Que ce soit par fierté, patriotisme, mimétisme vis-à-vis de l’étranger, ou par ras-le-bol, commençons par nous-même, nous Marocains. Le sort de 33 millions de nos compatriotes ne peut pas se résoudre sans l’implication du plus grand nombre d’entre eux.

C’est le moment de passer du « slaktivism » à des coalitions d’action concrètes, parce que les commentaires négatifs sur Facebook et dans les salons bourgeois ne feront rien avancer. L’exemplarité citoyenne est le fondement du développement des pays étrangers que beaucoup de Marocains citent en exemple. Ce n’est pas la richesse intrinsèque de ces pays qui pérennise leurs acquis de développement, mais bel et bien le comportement collectif de leurs populations.

Combien d’entre nous relèvent le caractère policé des sociétés européennes que nous fréquentons pendant nos vacances pour ensuite en rentrant au pays, stationner en triple file devant l’école ou la boulangerie, doubler sur la droite sur l’autoroute, et détourner le regard lorsque la misère au feu rouge est trop insistante ?

Le cas des élites est particulier parce que leur responsabilité est multiple, historique d’abord et aujourd’hui encore plus. Guider par l’exemple est un devoir et le pendant des privilèges et de la richesse. Ceux qui l’oublient contribuent à faire péricliter le pays et n’auront que leurs yeux pour pleurer lorsqu’il sera trop tard. Faire confiance à un jeune et lui donner un avenir, subvenir aux besoins des plus pauvres, soulager la misère autour de nous, peut changer la donne, durablement.

Alors, au travail, retroussons nos manches et rompons avec l’attentisme, le fatalisme et l’accablement. Le Maroc, terre de nos ancêtres et de nos enfants, le vaut bien.


La Nouvelle Tribune.ma

houari16
08/11/2018, 21h29
Où est passé le Maroc de la croissance économique forte, des infrastructures de développement et de l’exception régionale ? ...

Alors que faire ? .

Déja fait par discours interposé ???

*Le discours du Roi M6 consacré à l Algerie , reflète que le Roi M6 dans une dangereuse impasse

« C’est une vraie main tendue » ??? pour la réouverture de la Frontiere

"" On espère que l’Algérie répondra positivement ( dixit le Roi M6 ???? )

jawzia
08/11/2018, 21h30
Où est passé le Maroc de la croissance économique forte, des infrastructures de développement et de l’exception régionale ?
...
Dans le Maroc d’aujourd’hui, le grand écart entre Casablanca, Rabat et leurs élites, cerclées de pauvreté, de chômage et de désœuvrement, est intenable.
Lorsqu'on l'écrivait ici, aux quolibets on a eu droit ! Une image, cultivée à coups de soumissions et compromissions, ne pouvaient que se fracasser à l'épreuve du temps et surtout de la réalité.

Allah Ykoun fel 3oun, inchallah.

Cell
09/11/2018, 14h57
Lorsqu'on l'écrivait ici, aux quolibets on a eu droit ! Une image, cultivée à coups de soumissions et compromissions, ne pouvaient que se fracasser à l'épreuve du temps et surtout de la réalité.

Allah Ykoun fel 3oun, inchallah.


Ou comment transformer une article critique d'un journal marocain en fanfaronnade façon ' Je vous l'avais dit ' ............. ohhhh misére !!!! et celle là c'est pas l'argent qui en viendra à bout .

Mister Sceptique
09/11/2018, 15h45
Les régimes algérien et marocain sont deux régimes de ***** qui ne font pas évoluer leurs peuples respectifs.
Bien au contraire, ils les maintiennent dans l'ignorance et l'islamisation pour continuer à régner et faire leurs magouilles.

jawzia
09/11/2018, 15h47
Ou comment transformer une article critique d'un journal marocain en fanfaronnade façon ' Je vous l'avais dit ' ............. ohhhh misére
C'est juste que cela te fais regretter les quolibets que tu sortais lorsqu'on grattait le vernis de l'image subliminale que servait le Makhzen.

Cell
09/11/2018, 15h52
C'est juste que cela te fais regretter les quolibets que tu sortais lorsqu'on grattait le vernis de l'image subliminale que servait le Makhzen.


Alors ........





RECHERCHE



RECHERCHE AVANCEE


et puis bonne chance


je patienterais autant que j'ai patienté pour le chiffre d'affaire de COndor en france . oeilfermé

houari16
09/11/2018, 17h52
Le Maroc va mal, mais que faire

De continuer dans l impasse et danser dans le cracra hassanien et du Makhzen ...

Infinit9
09/11/2018, 18h05
Le Maroc va mal, mais que faire .....

Ben ca fait 30 ans que ca va mal, et pourtant il tient encore ....
ca me rappelle un algerien ici fel ghorba on a eu une discussion sur nos regimes respectifs, il etait tellement etonne (voir decu) que ca n'a pas encore explose au MAroc. Il m'a dit je me rappelle : " Je ne comprends pas ya kho, Nrmalement ca devrait peter chez vous, vraiment je ne comprend pas". C le genre de personnage pathetique qui aimerait que ca se realise juste pour qu'il dise sa phrase : " Eh bien, vous voyez maintenant ce qu'on a vecu pendant la decennie noire" iwa souffriw 7ta ntouma. Bref 9elb k7el al3iyadou billah...
j'en vois qlq individus du meme phenotype dans ce forum...l3foo

rago
09/11/2018, 18h13
La dictature marocaine ne s'est jamais vraiment bien portée. La misère est endémique comme les voleurs de son gouvernement.

- Derrière lui, son père, las, tente de rassembler ses moutons avec un bâton. « Je ne veux pas passer ma vie à survivre comme lui, lâche Aïssam. Je veux bien travailler comme agriculteur mais pas dans ces conditions. » Le jeune homme et son père appartiennent à la tribu berbère Aït Mouli, qui vit dans les montagnes de la région d’Azrou. La terre sur laquelle viennent paître leurs dizaines de bêtes ne leur appartient pas vraiment. C’est une parcelle collective : tous les membres de la tribu en jouissent. Difficile d’investir seul. Impossible de conclure une quelconque transaction. « La dernière fois sur Facebook, j’ai vu une vidéo sur la pauvreté dans le monde. Eh bien, je peux vous dire qu’on est plus pauvres que les pauvres ici ! » lance le jeune chômeur, amer-.

Jeune Afrique

Cookies