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ALILOU.ALG
30/11/2018, 21h35
CAN 2019: l’Algérie prête à remplacer le Cameroun



Réuni ce vendredi à Accra au Ghana, le comité exécutif de la confédération Africaine de football (CAF), a retiré l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun.
Après plusieurs mois de suspens, la CAF a enfin tranché. La Coupe d’Afrique des nations 2019 (du 15 juin au 13 juillet), la première à 24 équipes de l’histoire, n’aura pas lieu au Cameroun. Lors de sa dernière visite sur les lieux, la commission d’inspection de la Confédération africaine de football a enregistré plusieurs dysfonctionnements qui ont entaché la marche des travaux de construction des infrastructures, d’où la décision de retirer l’organisation au Cameroun.




L’Algérie prête à remplacer le Cameroun ?

Ainsi, la confédération va relancer une procédure d’appel à candidatures afin de désigner un autre pays hôte pour ce tournoi, qui doit se tenir en juin 2019. Candidate malheureuse à l’organisation de la même compétition, l’Algérie n’a pas encore baissé les bras. La délocalisation de la plus prestigieuse joute footballistique africaine pourrait permettre à l’Algérie de se positionner pour éventuellement remplacer le Cameroun.
«Nous sommes en train de suivre le dossier d’une éventuelle délocalisation avec attention. Si une opportunité venait à se présenter, l’Algérie sera candidate à l’organisation de cette CAN 2019» avait assuré le président de la Fédération algérienne (FAF) Kheireddine Zetchi en marge du 67e Congrès de la FIFA qui s’est tenu il y a quelques mois à Manama au Bahreïn.
Selon de nombreux observateurs, l’Algérie qui devra prochainement réceptionner des stades de qualité (ceux d’Oran, de Tizi Ouzou et de Baraki (https://observ************/actualite-algerie/sport/kabylie-la-date-de-livraison-du-nouveau-stade-de-tizi-ouzou-fixee-ministre/)) a de fortes chances d’abriter la prochaine CAN malgré la concurrence du Maroc qui est le principal favori pour prendre le relais, vu l’infrastructure sportive déjà disponible dans ce pays.


observalgerie

ACAPULCO
30/11/2018, 22h20
je ne pense pas que l'Algérie accepte de "jouer remplaçant" et faire le bouche-trou, elle préfère être choisie en bonne et due forme sur un vote, par conséquent impossible je pense pour 2019 , pour 2021 c'est fort possible si on vote pour elle

hakimcasa
02/12/2018, 10h06
je ne pense pas que l'Algérie accepte de "jouer remplaçant" et faire le bouche-trou

Si l'Algérie ne remplace pas le Cameroun, ce ne sera certainement pas pour cette raison. La CAN 2019 se jouera à 24 équipes et l'Algérie n'a pas les infrastructures nécessaires pour accueillir une compétition de ce calibre. Ce n'est pas moi qui le dit (donc on se calme) mais la presse algérienne.

INFRASTRUCTURES SPORTIVES EN ALGÉRIE
On avance à reculons
Par Mohamed BENHAMLA - Dimanche 02 Decembre 2018

Il est vrai que depuis des années, les autorités algériennes ont lancé des projets de réalisation de plusieurs stades olympiques, comme ceux de Douéra et Baraki à Alger, ainsi qu'à Tizi Ouzou et Oran.

La Confédération africaine de football vient de retirer l'organisation de la CAN-2019 au Cameroun. Le président de l'instance africaine, le Malgache Ahmad Ahmad, a annoncé après cette décision que la CAF va recruter un cabinet pour lancer un appel d'offres et déterminer un nouveau pays d'accueil pour ce tournoi avant le 31 décembre prochain. A l'heure actuelle, deux pays ont manifesté leur voeu d'accueillir cet événement: le Maroc et l'Afrique du Sud, alors que d'autres sources évoquent un éventuel dossier de l'Egypte. Et l'Algérie dans tout cela? Peut-elle vraiment rivaliser avec les autres pays pour l'organisation d'une CAN? Un petit tour d'horizon concernant la disponibilité d'infrastructures adéquats et l'état de ceux déjà existantes fait ressortir un bilan et constat amers: l'Algérie a encore des années devant elle pour aspirer à abriter un événement pareil.

L'exemple de 2007
En 2017, la Libye avait renoncé à accueillir le tournoi africain des nations, pour des raisons de sécurité. Le Gabon a alors été désigné pays hôte à l'issue d'un vote aux dépens de l'Algérie. Avant cette désignation, des responsables algériens du secteur des sports annonçaient en grandes pompes une victoire certaine de l'Algérie, avant de recevoir une gifle en plein visage: l'organisation a été attribuée, au bout du compte, au Gabon. La commission de la CAF, dépêchée pour inspecter les infrastructures dans les deux pays, a visité des infrastructures prêtes au Gabon et des... maquettes en Algérie. Plusieurs projets n'étaient pas encore lancés en Algérie alors que d'autres avançaient à reculons. Logique était le choix de la CAF, alors, en optant pour «le pays le plus prêt».

Passé glorieux et avenir incertain
Le problème des infrastructures en Algérie se pose avec acuité depuis plusieurs années. Pas plus loin que la saison dernière, plusieurs stades algériens n'ont pas été homologués par la CAF pour abriter des matchs de compétitions africaines interclubs, à l'image du stade du 20-Août d'Alger ou encore celui de Omar-Hamadi de Bologhine. Parmi tous les stades que renferme l'Algérie, une dizaine seulement a été homologuée. Il est vrai que depuis des années, les autorités algériennes ont lancé des projets de réalisation de plusieurs stades olympiques, comme ceux de Douéra et Braki à Alger, ainsi qu'à Tizi Ouzou et Oran - ce dernier est destinés aux Jeux méditerranéens de 2021 -. Mais force est de constater que les délais de réalisation n'ont pas été respectés par les entreprises engagées, et les menaces à répétition des ministres de la Jeunesse et des Sports qui se sont succédé n'ont rien apporté de nouveau. Les travaux continuent d'avancer à un rythme qui n'augure pas de beaux horizons. Chaque fois, on annonce des dates de livraison de ces stades, mais aucun d'entre eux ne l'a été depuis. A titre d'exemple, les travaux de réalisation du stade de Baraki ont été lancés il y a... 14 ans, sans que cette infrastructure soit encore livrée.

En Algérie, donc, il est déplorable de constater que même pour organiser une compétition continentale, nous sommes encore loin. Pas plus loin de chez nous, chez nos voisins, l'on se présente candidat même pour l'organisation de la Coupe du monde, comme cela est le cas avec le Maroc. Ce dernier avait présenté un dossier solide pour organiser le Mondial 2026, et ce dossier a même été retenu malgré le nouveau système de notation instauré par la FIFA. Le dossier marocain a tenu tête à la candidature commune USA - Mexique - Canada, même s'il y aurait une défaite au bout du compte. La saison écoulée, le stade de Tanger a abrité la finale de la supercoupe d'Espagne entre le FC Barcelone et le FC Séville, avec une mention spéciale que lui a attribuée la Fédération espagnole de football.

«Quelques années auparavant au Maroc, nous prenions l'Algérie comme exemple en matière d'infrastructures. Des années après, plusieurs installations ont été réalisées au Maroc alors qu'en Algérie, c'est la dégradation. C'est une triste réalité que j'ai constatée pendant que je suis ici en Algérie», nous avait déclaré l'ancien entraîneur marocain du CR Belouizdad et de l'ES Sétif, Rachid Taoussi.

L'Afrique du Sud, autre candidat à l'organisation de la CAN-2019, a déjà fait ses preuves en accueillant la Coupe du monde dans son édition de 2010, pour une première au continent noir. Entre-temps, en Algérie, on a créé toute une polémique pour la domiciliation des rencontres des quarts de finale de la coupe d'Algérie, où il est exigé qu'elles se tiennent dans des enceintes dont la capacité dépasse les 20.000 places.

lexpressiondz

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