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Voir la version complète : La seconde mort de Boumediène


rago
28/12/2018, 18h12
Benjamin Stora ne connaît quasiment rien à l'histoire algérienne. Il ne fait que de la rhétorique sans plus.

En 2015, je l'avais convié à participer au 50eme anniversaire du putsch d'Alger du 19 juin 1965 et il s'était désisté au titre que: je connaît mieux l'histoire de l'Algérie que lui et par conséquent sa présence n'apporterait rien au débat. Avouons que son argument ne convainc guère.

- Quarantième anniversaire de son décès et pas une biographie. Est-ce étonnant ? Non. Et pourtant, quand Benjamin Stora écrit sur l’histoire de notre pays, un certain nombre d’historiens et d’universitaires lèvent les boucliers en l’accusant de tous les maux, comme s’il leur enlevait de la bouche le beau morceau de viande qui leur était destiné.

Ils ont le champ libre, ils ne font rien, voici un historien étranger qui pointe le bout du nez et les voilà qui lancent des cris d’orfraie pour faire oublier cette sorte de paresse intellectuelle qu’on ne peut comprendre qu’on nous inscrivant dans le contexte d’une sorte d’atrophie de toutes les couches sociales.

Tout est figé, rien ne bouge à part la littérature. Mais là c’est de la fiction. On n’a besoin que d’une plume et d’une feuille de papier sinon d’un PC, mais pour ce qui est d’une biographie c’est tout autre chose. Il faut bouger, faire de fastidieuses recherches dans les archives, les bibliothèques et les ouvrages qui parlent de lui, et ils sont abondants, et puis, interviewer ceux qui l’ont connu dans les trois phases de sa vie : la jeunesse, la guerre et la présidence.

Gigantesque travail qui n’est pas à la portée de n’importe qui. Il faut avoir les outils méthodologiques de l’historien et le style du biographe. N’est pas Jean Lacouture qui veut. Pourtant, on aurait aimé savoir comment un enfant pauvre d’un hameau près de Guelma est-il arrivé au pouvoir en dominant camarades et adversaires.

Regardons-le : avec ses yeux jaunes et ses traits osseux, il ressemblait à un loup famélique. En 1955, étudiant à Al Azhar, il était inconnu au bataillon. En 1956, Ben Bella le jette dans les bras de la révolution. Quelques années plus tard, il rejette, lui-même au nom du socialisme scientifique, beaucoup de grands politiques et de grands combattants.

La question qui se pose et qui reste une énigme : comment cet homme, un arabophone au milieu de francophones pour la plupart (Ben Bella lui-même, avouera plus tard qu’il avait du mal à dialoguer avec Nasser qui s’exprimait en arabe, langue que ne possédait pas très bien le premier président de la République ) avait-il émergé pour imposer sa loi ?

La question fut posée au grand historien Mohamed Harbi qui répondit par une boutade : Boumediène avait le bon sens paysan. Et c’est ce bon sens qui est la principale qualité d’un chef, selon un autre grand chef. Napoléon, pour ne pas le nommer. Il avait aussi, et plus efficacement, la force des troupes derrière lui. Et, élément déterminant, comme l’ont précisé beaucoup de politiques, « La fraicheur de celui qui n’avait pas tiré un coup de feu ! »

Le désert éditorial

Vivant, il intéressait les scribes, mort il n’intéresse plus personne. Comme si ceux qui avaient écrit sur lui l’ont fait plus par courtisanerie que par intérêt à son œuvre. Ainsi, il a eu droit à plusieurs publications : « Un algérien nommé Boumediène » d’Ania Francos et J.P. Séréni. Notons au passage qu’Ania Francos a été l’épouse d’un ancien ministre et DGSN. Avant de mourir d’un cancer, elle avait écrit un superbe roman à l’autofiction avérée : « Sauve-toi Lola ». La biographie de Boumediène est une hagiographie qu’on pourrait lire comme une sorte de témoignage bienveillant sur le deuxième président algérien.

Khalfa Mammeri, ancien ambassadeur, a fait mieux : « Les citations du président Boumediène » publié chez la SNED en 1975. On ne saurait trop vous conseiller ce recueil qui a pris beaucoup de rides. Mais qui a valu certainement à son auteur beaucoup de félicitations à l’époque. Ne boudons pas notre plaisir : Khalfa Mammeri a eu au moins le mérite de produire, à sa manière, un ouvrage.

Depuis un certain temps, on retrouve les traces du défunt président dans les mémoires d’un certain nombre de ses proches ou compagnons. Ainsi en est-il des mémoires de Taleb Ibrahimi qui présente Boumediène, et c’est tant mieux, comme un être humain, avec ses faiblesses et ses forces. On le voit épris de culture, et plus encore de censure. Taleb Ibrahimi raconte qu’il lui avait demandé de rappeler à l’ordre Tahar Ouettar dont il n’a pas goûté la nouvelle « La négresse et l’officier ».

Un peu plus tard, il lui fera part de son étonnement devant le bruit fait autour d’un livre de Bessaieh. Il est clair que le Prince ne conçoit la culture que sous l’angle de la propagande et de la promotion de l’image sinon la sienne à tout le moins celle du système.

Mohamed Lemkami, ancien du MALG a été témoin, lui, de la gifle qu’a donné Boussouf à son poulain Boumediène. Kissinger, le grand diplomate américain, évoque Boumediène dans ses mémoires. Il parle d’un homme fier et orgueilleux avec lequel il était possible de dialoguer. Il avait de la hauteur Boumediène. Incontestablement…

Mais celui qui a le plus parlé de lui est finalement son ex-conseiller en information le Dr Amimour, ex-ministre de la Communication, un personnage truculent et haut en couleur. Son livre qui tient de celui de Salinger « Avec Kennedy », conseiller en communication du défunt président américain, est surtout un exercice d’admiration où aucune critique n’est de mise. Que de l’encens…

Plus le temps passe, moins il restera de compagnons de l’ex-président. Et moins il restera de compagnons moins on saura la vérité de l’homme-.

TSA

aurassien
28/12/2018, 20h48
Article poubelle de tout sauf l'Algérie

Chif
28/12/2018, 23h43
Article poubelle de tout sauf l'Algérie
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Ils avaient une page à remplir....

On n'apprend rien.

Si : boumedienne était un paysan rustique et violent. Il faisait peur pour ça de son vivant. Une fois mort, il n'existe plus.

Triste réalité pour celles et ceux qui le vénèrent encore aujourd'hui comme son copain meurtrier hassassin 2, roi du maroc.

Et encore, ce dernier avait au moins une certaine éloquence.

Mister Sceptique
29/12/2018, 01h24
Boumediene a été l'architecte de la destruction de l'Algérie. Direction la poubelle de l'histoire.

Gengis Khan
29/12/2018, 16h45
Vive Boumédiene.

Chif
29/12/2018, 17h08
"Vive Boumédiene"
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Euhhh, il est mort....

RIP oeilfermé

Gengis Khan
29/12/2018, 17h28
Oui je sais, allah yerahmou.

Chif
29/12/2018, 18h52
Oui allah yerahmou.

Je te taquine. Une personne très proche (allah yerahmou) a été garde du corps d'un personnage important assassiné en Allemagne.

Il a côtoyé un certain nombre de personnes avant de partir à l'étranger dans les années dégouté par la tournure des événements.

Même à cet époque, beaucoup de nos compatriotes savaient que bourourou menait l'Algérie à sa perte.

Et ils ne l'ont pas découvert aujourd'hui mais à la même période.

Ils l'ont payé de leur vie ou se sont exilé après s'être sacrifié pour ce pays.

Rien que le fait que des lions comme Amirouche et Si Houas aient été enterrés en cachette dans une caserne de gendarmerie me font voir bourourou comme un.... rien.

Désolé, il a laissé un vide.

À part son tombeau de petit pharaon manipulé par le chef des services de renseignements de nasser, le culte de la personnalité et du sang derrière lui, il n'a rien laissé.

Je lui décerne également la gloire de la décennie noire : grâce à lui, l'Algérie a accueilli des milliers d'instituteurs égyptiens frères musulmans qui ont semé la graine de la violence.

Ce "proche" simple garde du corp avec d'autres avaient deviné que ça allait finir mal.

Mais bon que pouvaient ils faire face à un mec rustique qui ne comprenait rien à la géopolitique ?

La population criait 7,5 ans ça suffit et le pays sortait exsangue grâce aux légionnaires (majoritairement allemands d'ailleurs avec des SS qui voulaient échapper à Nuremberg)

mmis_ttaq-vaylit
29/12/2018, 21h59
Bonjour,
De qui parles tu la stp? Le seul allemand a ma connaissance c est le colonel Mohammedi Said anobli par les islamistes.

La population criait 7,5 ans ça suffit et le pays sortait exsangue grâce aux légionnaires (majoritairement allemands d'ailleurs avec des SS qui voulaient échapper à Nuremberg)
Remarque que je ne fais aucun commentaire sur boumboum. C est le nouvel an... commencer l annee sur une bonne note et non des erreurs de l HISTOIRE.


M.

Chif
03/01/2019, 06h28
Bonjour je faisais allusion aux nombreux SS qui se sont engagé dans la légion étrangère pour échapper à la justice après 39-45.

Ils se sont retrouvé en Algérie où certains avaient besoin de leur expérience.

J'en parlais sur un autre fil.

Petite précision sur les instituteurs égyptiens frères musulmans : ils étaient instituteurs en Algérie mais cordonniers ou autre en Égypte. Ceci expliquant cela sans doute.

Pomaria
03/01/2019, 23h27
إختلاف الآراء حول هواري بومدين إذ هناك من يقدسه و البعض الآخر يدنسه ..
فمن منهما على صواب ؟



Différence d’opinions sur Houari Boumedienne, entre ceux qui le sanctifient et ceux qui le profanent.
Lequel d’entre eux a raison?

Quelles sont les réalisations de Boumedienne ?

Quels sont ses péchés originels qui nous ont amené à la situation de crise politique, économique et sociale actuelle
ainsi que la paralysie et le flou total du système actuel ?

LKnx6NxQGzs

Pomaria
04/01/2019, 21h18
Houari Boumédiène comme vous ne l'aviez jamais vu

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