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Méduse
10/03/2007, 16h02
Petit poeme pour l'Algérie

Méduse
10/03/2007, 16h06
Les repères, les détails, la douceur de les revivre
En des moments d’extrême solitude, de tristesse infinie
Je les revis
C’est incomparable
Indescriptible
Irremplaçable
Ce sont des trésors que nous offre le temps et qui,
Sont comme le temps, éphémères
Car les causes qui les font naître
Les font mourir aussitôt
N’en survit que le souvenir de leur parfum unique
Et nous y croyons quelle folie !
Un moment de lucidité subite les efface
Un instant d’idiote rêverie les réclame
Et nous y revoilà
Faut –il pleurer ?
Faut-il en rire ?
Faut-il jamais espérer y être encore ?
Alger
Cette fleur fanée par des airs de constante rébellion
Alger
Cette terre d’infinis combats et d’innombrables victoires
Où des milliers de pas las
Passent et repassent
A longueur de journées perdues…..
Alger
Cette brise marine emportée par des vents nouveaux
Etouffée par sa propre arrogance
Et ce sentiment d’incurable lassitude
Alger
Ville où mon cœur bat encore du cœur du malheur
Et mon désespoir
Alger
Ville d’où ma jeunesse s’est envolée vers des horizons lointains et flous
Alger
Ville où meurent les rêves et ou échoue la vie
Tu es à présent mon unique port de survie
Algérie
Pays où se conjuguent côte à côte
Les verbes vivre et mourir à tous les temps du temps
Et aux tons de l’incertitude
Je respire au rythme de ton souffle étouffé
Algérie
Terre, mer, ciel
Unie ou désunie
Partout et nulle part
Un peu, beaucoup
Passionnément
Pour le meilleur et pour le pire
Pour la vie et contre la mort
Je t’aime encore

Et ce Mohamed conçu pour être synonyme
De l’amour en Algérien
Et le sentiment de n’être femme que dans ses bras
Et le rêve de m’y retrouver
Et je lui dis : « Souviens-toi de moi »
Est-il possible
Serons-nous jamais ensemble sur notre terre ??
Y a t il encore des gens prés de chez moi ??
Reverrai-je jamais les miens ??
Algérie
L’espoir de te revoir réchauffe mes froides journées
Et la peur de ne plus te revoir peint mes rêves bleus
D’un noir incertain
Et le chagrin n’a soudain plus de couleur
Algérie
Mes journées sont glaciales et mes nuits sont trop longues
Mais ton amour va au-delà du temps
Algérie
Mon âme gît là où tu m’as donnée naissance
Et des endroits de mes pires souffrances
Je me souviens de tes nuits d’été
Et d’insouciance et je pleure
Algérie
Comment vivre te sachant morte et mourir
Te voyant essayer de vivre ?
Réel dilemme ou pure illusion ?
Qu’en sait-on ??
Algérie
Mère synonyme de mort et de remords
Pour quelle raison dois-tu mourir?
Et quand finiras-tu de mourir ??
Algérie
Refuge de tyrans, Victime du temps
Que de mots !!!
Et à quoi bon ô mon beau pays, dis-moi, vit-on ??
(MEDUSE :mrgreen: )

Absent
10/03/2007, 16h27
:5: :5: joliment dit ;)

il manque juste blida :mrgreen:

lyonnais69
11/03/2007, 08h54
et bien méduse tu nous avait caché ça ;)
je crois que toi et moi.....:p :mrgreen:

Méduse
11/03/2007, 09h23
Lyonnais, tu veux dire que j'avais caché mon TALENT,? :mrgreen:

wang kai
11/03/2007, 09h36
Bonjour Meduse
Ce sont des trésors que nous offre le temps et qui,
Sont comme le temps, éphémères
Car les causes qui les font naître
Les font mourir aussitôt
N’en survit que le souvenir de leur parfum unique
Et nous y croyons quelle folie !
Un moment de lucidité subite les efface
Un instant d’idiote rêverie les réclame
Et nous y revoilà
Faut –il pleurer ?
Faut-il en rire ?


Bravo pour cette image poetique.

Méduse
11/03/2007, 09h42
Contente que ça t'ait plu, MEDIT:redface:

absente
11/03/2007, 10h06
Et ce Mohamed conçu pour être synonyme
De l’amour en Algérien
Et le sentiment de n’être femme que dans ses bras
Et le rêve de m’y retrouver
Et je lui dis : « Souviens-toi de moi »
Est-il possible
Serons-nous jamais ensemble sur notre terre ??
C'est si bien imagé !
Qui n'a pas de Mohamed dans sa famille ?
ET des "Mohamed"... nous en avons eus dans nos vies !

algerois16
11/03/2007, 11h59
tssss, je m'appelle pas Mohamed.

absente
11/03/2007, 12h02
Bonjour oulid houmti: wach rak ???
puisque tu ne t'appelles pas ainsi, pourquoi avoir répondu ?

algerois16
11/03/2007, 12h16
Par regret. J'aurai bien aimé m'appelé ainsi. Bent houmti

Méduse
11/03/2007, 13h24
Algerois16, tu t'appelles peut-être Omar, comme Gatlatou:mrgreen:
Tin, s'il y a un Mohamed dans chaque famille Algérienne, Les machos genre Omar Gatlatou ne manquent pas dans nos quartiers

Méduse
13/03/2007, 15h58
Je n’ai de patrie
Qu’une immense Algérie
Dont le souffle et l’odeur bercent mes sens
En frisson
C’est alors que je sais
Qu’où que j’aille
Je n’irai jamais plus loin
Qu’aux endroits où me conduira
Mon amour pour toi..

Châma
14/03/2007, 02h30
Merci Méduse...et BRAVO!

Je me permet d'ajouter ici ce texte de "La rumeur".
Je ne sais pas si quelqu'un connait ce groupe...
A mon sens un très bon groupe!



A bout de bras vous avez déterré les braises
Et au creux de vos mains, traversé de longs sillages.
Les semences du feu ont accouché l'antithèse
De 130 obscures années d'esclavage.

Du haut des massifs jusqu'aux plaines pillées,
Des cités suppliciées aux villages craquelés,
Voilà l'histoire prise au cou par vos visages couleur d'ambre
Quand enfin retentit ce premier matin de novembre.

Vous avez arpenté la bouche ouverte d'une guerre
Comme les fils de la terre et du fer.
Vous n'y avez pas seulement jeté la mitraille et l'acier,
Mais chaque pulsation de vos cœurs écartelés.
Des grenades dans le ventre sous des jours couleurs de boue.
Vous avanciez!
Etreignant le maquis pour expulser le crime.
Vous avanciez!
Agrippés à chaque arbre des racines à la cime.

Sur vos têtes grondait un ciel de napalm, de parachutes et d'obus,
Votre sang en crue hurlait,
Vos entrailles ouvertes brûlaient.

Dans ce trop plein d'électrodes et de chiens,
L'Algérie c'était vous!
Quand l'Afrique répond aux coups,
Quand le fellah se voit debout.
Quand furieux, inaltérables et tendres
Vos rêves inondaient ce premier matin de novembre.

Plus d'un million d'âmes laminées par les flammes subjuguent le silence et parlent d'une seule voix.
N'oubliez pas ces morts sans sépulture,
Sans gerbe ni dorure,
Ces morts aux yeux ouverts dans les chambres de torture.

Faut-il que leur gloire soit insultée,
Faut-il qu'elle soit dilapidée par de mauvais bergers
Qui ont accordé leur violon au diapason du colon,
Et partagent avec lui la même peur au ventre,
Que partout, refleurissent des premiers matins de novembre.

irama
14/03/2007, 15h10
bonjour la meduse
je viens de lire ton poeme , j'ai beaucoup aimé ta façon de pleurer et de chérir notre algerie , je te felicite et merci pour ces mots sublimes et profonds
comme toi meduse

l'algerie vivra graçe ses vrais amoureux

irama

Méduse
14/03/2007, 15h13
IRAMA
trés flattée;)

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