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Voir la version complète : LE FLN ET LE RND S'ENTRE-DÉCHIRENT ET LÂCHENT BOUTEFLIKA le naufrage!


chegevara
21/03/2019, 07h18
Après les démissions opportunistes, enregistrées dans les rangs des partis au pouvoir, voici venu le temps des «grandes manoeuvres» d'évitement et de repositionnement, défiant la logique de l'Histoire.

Les deux piliers partisans qui tenaient la façade politique du système, que sont le FLN et le RND, perdent totalement pied et semblent prendre l'eau de toutes parts. Discrédités par la vague contestataire qui balaye tout sur son passage, les appareils qui faisaient le «job» au sein des institutions élues de la République, donnent la nette impression d'avoir cassé leur boussole. Après avoir perdu tout espoir de voir un quelconque retournement de situation en leur faveur, les dirigeants de ces formations fuient «le bateau en flammes» et s'empressent de s'accuser mutuellement d'y avoir mis le feu. Bouchareb, président de l'instance présidentielle du FLN, d'un côté, et Seddik Chiheb, porte-parole du RND, de l'autre, ont à quelques heures d'intervalle, détruit toute l'oeuvre présidentielle. Les deux hommes, dont tout le monde connaît les déclarations à propos de l'intention du président de la République de se succéder à lui-même, évoquent ce passé récent avec un sens de l'opportunisme sidérant. Même si Seddik Chiheb a dit à haute voix ce qui se murmure dans les bureaux fermés de son parti, il reste que l'attitude de l'un et de l'autre et, au-delà, celle de l'appareil qu'ils représentent, illustre un état d'affolement au sein du pouvoir et une «guerre de clans» qui n'est qu'à ces premières escarmouches. L'on peut effectivement s'attendre à des échanges violents entre les officiels des deux partis qui se jetteront à la figure les «forces anticonstitutionnelles» qui régneraient sur les institutions du pays. C'est en tout cas, en ces termes, que les cadres des deux formations politiques dépeignent l'atmosphère qui sévirait au plus haut niveau de l'Etat. Bouchareb, comme Chiheb reflètent un état d'esprit, illustrant assez bien le «sauve-qui-peut», qui s'est emparé des hommes et des femmes ayant participé pleinement à l'exercice du pouvoir. Sous prétexte d'écouter «la voix du peuple», le FLN et le RND sont entrés dans une logique de reniement de tout ce qui a été réalisé sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika. Quand bien même, le chef de l'Etat aurait failli dans l'organisation de sa succession, sa présidence n'aura pas été totalement négative. Mais il est très difficile de trouver un responsable de l'Alliance présidentielle susceptible de défendre son bilan. Exit la Réconciliation nationale, les millions de logements, la résilience de l'économie en pleine chute des recettes et bien d'autres réalisations que l'on oublie trop facilement au RND et au FLN, pour se concentrer sur les «forces anticonstitutionnelles» que personne n'identifie. Cela donne un air complotiste aux déclarations des chefs, d'ailleurs accompagnées de menaces à peine voilées à l'endroit des frères ennemis. Cette attitude qui participe d'une guerre de positions, avec pourquoi pas, une «paix des clans» à la sortie de la crise, ne s'élève pas à la hauteur de la situation exceptionnelle que vit le pays. Tous les responsables de ces partis qui disent avoir entendu la voix du peuple sont censés rendre le tablier et laisser leurs partis à la nouvelle génération. Plus de deux décennies aux manettes du pays, ça use. Mais il semble que tout ce beau monde ne veuille pas traduire dans les faits les appels du peuple. Pourtant, leur démission volontaire apporterait une grande bouffée d'oxygène à la scène nationale. Ils garderont d'ailleurs toute leur dignité en assumant leur soutien au chef de l'Etat. Les Algériens verront que leur combat pacifique a porté ses fruits et les nouveaux cadres du FLN et du RND sauront le poids de la «voix du peuple». Mais il semble que cela ne soit pas dans le logiciel des dirigeants politiques actuels. Belkacem Mellah, cadre du RND, qui se démarque de l'attitude de ses collègues, est l'exception qui confirme la règle de l'opportunisme ambiant. Sa décision de rester fidèle au chef de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, tranche avec la posture de fuyards qu'adoptent les uns et les autres. En fait, après les démissions enregistrées dans les rangs des partis au pouvoir, voici venu le temps des «grandes manoeuvres» d'évitement et de repositionnement, défiant toute logique historique. Il devient clair que le personnel politique national n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu historique de l'heure.

l,expression

leftissi
21/03/2019, 07h25
Le tyran va tomber ce week-end. s'en suivra un énorme et fantastique déballage du fin fond du sérail. beaucoup de langues se délieront et des révélations à glacer le sang dans les veines. la réussite du 7irak dépendra de la poursuite de l'union et la cohésion des forces nationalistes.


- pas de divisions et de clivages idéologiques, tribaux et régionaux.


- pas d'ingérence étrangère d'où qu'elle vienne.

Risk
21/03/2019, 07h28
pour moi, l'Expression fait partie de la presse poubelle et l'équivalent en presse écrite, de la chaine médiocre et manipulatrice d'En nahar

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