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Voir la version complète : El Moudjahid évoque la possibilité de se passer de Bensalah tout en restant dans le 102


shadok
07/04/2019, 14h20
L’armée cherche une solution au rejet des 3 B (Bedoui, Belaïz, Bensalah) par les manifestants tout en restant dans le cadre défini par la constitution notamment son article 102.

Cette quête de solution transparait dans l’Editorial du quotidien étatique El Moudjahid de ce 7 avril 2019.

“Un tel programme précis n’est ni déraisonnable ni forcément difficile à réaliser. Dans un premier temps, et si l’on tient à le prendre en charge et à ne pas s’éloigner de la légalité et du processus constitutionnel, il faudrait trouver le plus tôt possible une solution à la question de la présidence du Conseil de la nation, du moment que l’actuel figure ne semble pas être tolérée par le mouvement citoyen.” Une claire allusion à la possible démission ou contestation qui contraindrait l’actuel président du Conseil de la Nation Abdelkader Benshalah de renoncer à l’intérim du Chef d l’Etat comme le stipule l’article 102 du texte fondamental.

Pour El Moudjahid, il est possible de “trouver un homme consensuel qui ait l’étoffe et le sens de l’État, pour conduire cette courte transition, l’essentiel étant de surmonter les divisions et ne pas tourner en rond. L’Armée nationale populaire, grâce à laquelle l’article 102 a été réactivé à la demande populaire, a été invitée à passer à l’application des articles 7 et 8, et donc à entamer la transition ou ce que certains ont qualifié de “basculement”, c’est-à-dire le passage d’un régime à un autre.”

Dan cette même édition du journal El Moudjahid, la constitutionaliste Fatiha Benabbou explique que “la solution réside dans la démission de Bensalah avant la réunion du parlement”.

La spécialiste en droit constitutionnel a estimé qu’il fallait “réfléchir à une personnalité neutre pour diriger la transition dès la démission du Chef de l’Etat”. La même juriste propose “la démission de Abdelkader Bensalah conformément à l’article 5 du règlement intérieur de la chambre haute du Parlement promulgué en 2017″. A partir de cela, elle explique qu’il convient de choisir “un autre membre qui fait consensus pour lui succéder afin de mener la transition dans une période ne dépassant pas les 90 jours durant laquelle, des élections présidentielles seront organisées.”

Concernant le gouvernement de gestion des affaires courantes, également contestés par le mouvement populaire, Benabou a expliqué que conformément à l’article 104 de la Constitution, le gouvernement nouvellement installé, doit rester afin d’assurer le fonctionnement des services et institutions de l’Etat. “Les intérêts des citoyens ne pouvant rester en suspend dans tous les secteurs, en particulier celui de la santé, qui doit approuver les programmes d’importation des médicaments, ou celui du commerce à quelques semaines du mois de Ramadan”, a-t-elle soutenu.

Cette obstination à vouloir chercher une solution dans le cadre du 102 souligne un empressement à aller vers une élection présidentielle dans les mêmes conditions contestées c’est une autre manière de faire perdurer le système sans Bouteflika.

Huffington Post Algérie
07/04/2019

amicalement
07/04/2019, 14h21
ca sera salah goudjil ! :mrgreen:

rago
07/04/2019, 14h50
" Les intérêts des citoyens ne pouvant rester en suspend dans tous les secteurs, en particulier celui de la santé, qui doit approuver les programmes d’importation des médicaments, ou celui du commerce à quelques semaines du mois de Ramadan”, a-t-elle soutenu. "


N'importe quoi! En quoi le ramadan requiert l'urgence d'une solution.:22:

shadok
07/04/2019, 14h56
Je pense qu'il faut s'attendre dans les prochains jours á la démission de Bensalah. Qui prendra son poste ?

rago
07/04/2019, 15h06
" Je pense qu'il faut s'attendre dans les prochains jours á la démission de Bensalah. Qui prendra son poste ?"


C'est fortement vraisemblable. Reste la question essentielle que vous soulevée: qui prendra son poste?

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