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Voir la version complète : Révélation. Tayeb Louh : comment un homme atteint d’une affection psychiatrique est devenu l’un des piliers du régime Bo


mohoo
08/04/2019, 18h36
Après des études inachevées au lycée de Tlemcen, Tayeb Louh enseignera dans des écoles au village de Souani (frontalier avec le Maroc) et au village d’el Mallah (Ain Temouchent).
Étant non titulaire du baccalauréat pour pouvoir s’inscrire à l’université, il suivra des cours de capacité en droit à l’issue desquels il s’inscrira, dans un premier temps, à la faculté d’Alger, mais il procédera au transfert de son dossier à l’université d’Oran.
Bien avant cette période et alors qu’il était enseignant, il avait déposé un dossier de demande de réforme aux autorités militaires qui lui avaient envoyé un ordre d’appel sous les drapeaux. Dans le dossier, il avait joint un certificat médical attestant qu’il était atteint d’une affection psychiatrique. Le certificat médical remis à la gendarmerie est signé du professeur Négadi.
Il se laissera même pousser de longs cheveux, déambulera dans la rue pour obtenir sa dispense. Mais en vain. La gendarmerie nationale de Maghnia ouvrit une enquête à la suite de laquelle il menacera de se suicider le jour de son enrôlement forcé.
En 1981-1982, il commença sa carrière de juge à Mecheria et Zaama, de petits tribunaux. En 2015, devenu alors ministre et dans ce qui s’apparente a une revanche sur son passé, le tribunal de Naama sera promu au rang de cour. Il rêve encore de faire de même pour Maghnia, mais cette ville n’est pas une wilaya.
Et pour cause, en 1985, l’ancien moniteur retourne au bercail, mais cette fois-ci comme juge d’instruction et président du tribunal. Voilà pour sa deuxième revanche! En 1989, il prendra le train en marche et se projeta dans la cour des grands en rejoignant les fondateurs du premier syndicat des magistrats.
Dés l’agrément de l’organisation, il s’attellera à fomenter des cabales contre Elhadi Berim, authentique fondateur du syndicat et premier président. Louh était à l’époque responsable de l’information. En 1992, il réussira à le liquider et prendre sa place par des successions de pétitions et d’écrits anonymes qu’ils faisait expédier de l’Est du pays pour ne pas être démasqué.
Après cela il entrera en conflit avec Adami, alors ministre de la justice, lequel reprochait à Louh notamment l’utilisation des moyens des tribunaux à des fins personnelles et syndicales. Il sera muté à Sidi Bel Abbes et délégué à Ain Temouchent.
Pour des absences injustifiées, il sera muté à la cour de Mascara où il refusera d’exercer. Suspendu de ce fait, il sera déféré devant le conseil de discipline. Enfin, grâce à l’intervention d’un haut fonctionnaire du ministère de la défense, il sera muté à Oran.
C’est à cette période qu’il se rapprochera d’Ali Benflis, patron du FLN, qui l’imposera comme tête de liste à Tlemcen avant de le propulser comme ministre du travail.
Tout le monde savait pourtant à cette époque qu’il n’avait jamais milité au FLN.
LOUH est connu pour sa folle ambition, dans son entourage. Il ne cache pas son hostilité envers Djamel Ould Abbes, et déclare ne pas comprendre pourquoi le choix de diriger le parti ne s’est pas porté sur lui. D’où la cabale qu’il a engagée à travers la presse contre le secrétaire général du parti avec la complicité du général-Major Nouba Menad.
Machiavélique, Tayeb louh se voit au firmament : d’abord secrétaire général du parti et ensuite candidat au fauteuil présidentiel.
Il y a lieu aujourd’hui, à la veille de la nouvelle législature, de s’interroger sur le bilan du travail effectué par le département de la justice, par rapport aux objectifs du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Si l’on passe en revue l’exécution du programme des réformes, tant sur le plan de l’amendement de certains textes, plus précisément en ce qui concerne le pénal (car le civil, le commercial, l’administratif n’ont pas fait l’objet de trop d’attention) que sur le plan de la gestion des ressources humaines, des relations avec les auxiliaires de la justice, ou avec l’environnement, on peut relever :


Sur le plan de la continuité des réformes: Il y a un manque de visibilité globale à cours et à long terme : les changements, réaménagements techniques décidés par le ministre sont opérés au compte-goutte par feuilleton comme s’il y avait une volonté de retarder, de retarder les échéances.
Ces changements sont annoncés par visioconférences organisées par la chancellerie pour un ministre beaucoup plus soucieux de son image et le culte de sa personne, que par le souci de la bonne administration de la justice. Sans oublier, qu’a l’occasion de chaque vidéo conférence les magistrats sont mobilisés au niveau des sièges des cours pour suivre des discours remâchés sur des questions connues de tous les débutants en droit.
Bien entendu, ces réaménagements au compte-goutte, retardent les réformes. Il est donc impératif que les amendements s’exécutent de manière globale pour la promotion d’une justice empreinte d’humanité et d’efficacité.
C’est ainsi qu’aujourd’hui on met en place le bracelet électronique, deux mois après on amende le code de procédure pénale s’agissant de l’instauration du double degré de juridiction pour le traitement des affaires criminelles, six mois avant on avait mis en place le système de comparution immédiate, la médiation pénale etc….
Tout cela pouvait se faire en un seul temps. Pourquoi ce système de ralenti ? De mi-temps? Sans oublier, et c’est très important de le souligner, que rien de rien n’a été inventé, rien n’est nouveau, le système français est continuellement plagié oui plagié, copié et sans adéquation avec les réalités socio-juridiques et culturelles de notre pays.
C’est pour cela que Louh n’a, à aucun moment associé les acteurs de la chaîne judiciaire : juges, procureurs, avocats….
Aucune étude d’impact : un ministre qui se respecte, prépare avant tout changement de texte de fond ou de procédure, une réflexion sur les motivations de ce changement, un véritable exposé des motifs, et une étude d’impact.
L’aspect humain est totalement mis à l’écart : le ministère est dirigé par un inspecteur général qui se substitue au directeur des ressources humaines et au conseil supérieur de la magistrature pour ce qui a trait aux promotions, nominations et mutations.
La médiocrité est mise en avant : scandale de corruption, affaires de harcèlement sexuel dans certains tribunaux…..promotions sans aucun mérite.
L’inspecteur général de son ministère est un spécialiste de la charia. Il se trouve propulsé au poste de chambellan de la justice : alors il dégomme, couvre, protège qui il veut, met à la retraite propulse, pardonne, punit comme bon lui semble. Le ministre obnubilé par sa personne, rêvant d’un destin national, se voyant prochainement à la tête du FLN, a délégué ses prérogatives à son vizir aux idées intégristes. Mais le passé nous rattrape tôt ou tard. Et Tayeb Louh le sait bel et bien…
ALGERIE PART

Vanilla
08/04/2019, 18h40
C'est vrai qu'il a l'air arriéré.

khayamm
08/04/2019, 18h46
Cette histoire du desequilibre mental de l ancien ministre de la justice Taib Louh
peut s averait juste comme elle etre une intox car l auteur de cet article n est autre que Abdou Semmar , un mercenaire de la plume notoir .

danube
08/04/2019, 18h50
Et pourtant on met sur le dos des services que toute promotion passe par ses filtres, cet opportuniste planqué de premiere demontre le contraire:mrgreen:

prenpalatete
08/04/2019, 19h38
Pour qui connait ce pays et ce régime sait que pour ne pas faire son service militaire tous les prétextes étaient bons, y compris fournir 1 certificat médical "prouvant" une affection psychiatrique.

Anzoul
08/04/2019, 22h13
un certificat médical
Apparemment cette histoire de certificat médical à un statut étatique, même le président en fait référence.

rouge et or
08/04/2019, 22h31
Intox ou pas, la seule chose que je retiens de cet enegumen est sa réponse au cri de coeur de feu Ministre du commerce Bakhti Belaid : Li aandou dossier ijibou (celui qui a un dossier qu'il le ramene).

Ce fut la réaction d'un ministre de la justice à un collegue ministre, membre du même gouvernement.

houari16
08/04/2019, 22h50
Apparemment cette histoire de certificat médical ......

Chez le voisin , celui qui s obstine pour avoir une dispense , malgré un certificat médical ... , on lui colle une amande lourde ??

déclaration " OFFICIELLE "" de ce soir ???

delci
09/04/2019, 06h24
C’est à cette période qu’il se rapprochera d’Ali Benflis, patron du FLN, qui l’imposera comme tête de liste à Tlemcen avant de le propulser comme ministre du travail.

Inexacte. Sous l’ère Bouteflika, le choix des ministres est du ressort exclusif du monarque absolu qu'il fut. Les 2 tayeb du gouvernement de l'époque, à savoir Louh et Belaiz sont apparentés à Ben Bella et c'est lui qui a susurré leurs noms à Bouteflika.

Pomaria
09/04/2019, 09h25
delci à Ben Bella et c'est lui qui a susurré leurs noms à Bouteflika


et biensur, tu étais exctament entre ces 2 personnages, pour entendre leur chuchotement.oeilfermé...:razz:


khayamm
comme elle etre une intox car l auteur de cet article n est autre que Abdou Semmar , un mercenaire de la plume notoir .

Non ! je ne pense pas.

Même si on sait tou(te)s que SEMMAR a une dent contre ce Louhoeilfermé. Et qu'il n'est pas à son premier article contre lui. :lol:


Mais, avec un titre pareil, je suis sûre que l'info disant que Louh avait un certificat médicale est plus que vraie. Même si on sait que c'est un faux document, qu'il a concocté juste pour être déclaré inapte.

delci
10/04/2019, 06h02
et biensur, tu étais exctament entre ces 2 personnages, pour entendre leur chuchotement....

J'ai tutoyé, durant ma carrière, des gens que tu ne pourrais jamais soupçonné.

ACAPULCO
10/04/2019, 12h06
Dans le dossier, il avait joint un certificat médical attestant qu’il était atteint d’une affection psychiatrique.Je pense qu'il ne serait pas le seul du système à être atteint, si celui qui a enquêté sur ce louh enquêtera sur les autres , il découvrira , j'en suis persuadé , que beaucoup d'autres souffrent de maladie psychiatrique

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