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Voir la version complète : Le recours à la répression susceptible d’entraîner le pays dans le chaos, avertit ICG


Aloha
26/04/2019, 18h28
Alors que des millions d’Algériens manifestent pacifiquement en masse dans les rues du pays pour réclamer un changement de système, l’International Crisis Group a mis en garde, ce vendredi 26 avril, contre toute tentation répressive de la part du régime qui déboucherait sur le chaos.
Dans une note, le centre de réflexion, qui évoque un « tournant répressif », estime que les nouveaux tenants du pouvoir doivent donner des signaux de changement et engager un dialogue avec le mouvement de protestation qui ne faiblit pas malgré les mesures répressives et les dernières annonces faites par le régime, notamment les limogeages de certains responsables et les poursuites judiciaires contre des hommes d’affaires.


« Malgré des contre-mesures répressives, les protestataires n’ont montré aucun signe de faiblesse » et « les protestations ne cessent de s’amplifier », constate ICG qui souligne que le mouvement de protestation ne fait que s’amplifier.
Tout montre que les Algériens « n’arrêteront pas de protester, même si la répression s’intensifie, tant que les autorités n’auront pas adressé des signaux clairs indiquant qu’elles sont prêtes à rompre avec le passé », ajoute le centre de réflexion.
« En l’absence de signaux clairs indiquant que le régime est en train de démanteler son propre appareil, le dangereux cycle de protestations de masse entrainant des réponses répressives suscitant à leur tour des mobilisations plus importantes va probablement se poursuivre », écrit ICG.
Parmi les « signaux » suggérés par ICG, la dissolution du Parlement et le report de l’élection présidentielle, fixée au 4 juillet. Le régime devrait « surtout engager immédiatement un dialogue avec des dirigeants de la société civile acceptés par les manifestants » pour « parvenir à un accord sur les grandes lignes d’une transition politique qui permettrait de rétablir la confiance et de prévenir l’entrée dans un cycle de violence incontrôlée », estime le centre.
Selon ICG, le régime a tenté de tirer profit de l’absence de leadership pour essayer de le contrôler et de le diviser à travers notamment « une campagne anti-corruption ».
« Au lieu de rassurer les manifestants sur la disposition des autorités à combattre le fléau de la corruption, que ce soit dans le camp des partisans de Bouteflika ou dans celui de ses opposants, beaucoup pensent que cette campagne anti-corruption est un prétexte pour que le régime reprenne pied, se lance dans une purge interne ou quelque chose de similaire, sans pour autant faire quoi que ce soit de concret afin d’éradiquer la corruption en son sein même », souligne le centre de réflexion.
« Face au risque d’un affrontement sanglant et déstabilisant, la meilleure voie à suivre devrait comporter les trois éléments suivants : un engagement mutuel en faveur de la non-violence ; un dialogue régime-citoyen qui englobe les principaux secteurs de la société ; et, à travers cette discussion, l’avancement vers la satisfaction des principales demandes des protestataires, tels que décrites plus haut, tout en garantissant au régime qu’il ne sera pas la cible de représailles l’acculant à une impasse », poursuit-il.
« L’Algérie de l’après-Bouteflika se trouve à une étape charnière », estime le centre qui met en garde contre la répression.
« L’Algérie de l’après-Bouteflika se trouve à une étape charnière. Elle pourrait s’engager sur la voie de réformes substantielles et de mesures originelles capables de changer le système. Sans quoi, le régime pourrait renouer avec ses tendances autocratiques et répressives. Ce dernier scénario finirait par entraîner l’effondrement du régime, mais le coût humain n’en serait que trop élevé », avertit ICG.
« L’option la plus sûre et la plus raisonnable serait l’établissement d’un dialogue ouvert entre le régime et des représentants du mouvement sur les conditions d’une transition globalement acceptable. Celle-ci prendrait en considération les préoccupations les plus immédiates des manifestants tout en garantissant au régime que des représailles ne le viseraient pas. Élaborer et mettre en œuvre une telle transition tient de l’impossible, mais maintenant que l’Algérie s’est lancée dans l’après-Bouteflika, il ne semble pas y avoir de meilleure alternative », conclut-il.



Source TSA

prenpalatete
26/04/2019, 18h32
Il n'y a pas de volonté réelle du pouvoir de trouver 1 solution qui réponde aux aspirations du peuple car trop de dirigeants traînent des casseroles dont ils devront rendre des comptes

prenpalatete
26/04/2019, 18h33
donc la repression est 1 option malheureusement envisageable...

Pomaria
26/04/2019, 18h34
Comme disait BACHI dans un autre post,
- 10 semaines de la manifestations dans tous le pays,
- des millions d'algériens dans les rues

et on est toujours presque au point zéro :

les mêmes hommes du régime de la GABEGIE et de la FRAUDE sont toujours en place : IMPOSSIBLE de construire une VRAIE transition avec eux

BACHI:
10 semaines après e c'est encore l'essentiel du vieux système qui est aux commandes et qui risque même de contrôler la phase de transition.

Aloha
26/04/2019, 18h46
Certains voudraient que je mette ma tête à l'instar de l'autruche, dans le sable du Sahara pour laisser passer le danger :D
Maalich je ne vais plus participer à ces débats ... j'ai au moins cette humilité de dire que dwa le pays est aand rabi maintenant comme je n'arrive plus à comprendre
khaltouha yrouhou yfekouha nazlou au niveau du peuple pour le manipuler
nous sommes en 2019
Mais sont ils si bêtes ! on peut pas manipuler même en offrant des puis de pétrole aux manipulés
l'Algérie n'est pas sur une planète imaginaire dont la manipulation est la règle !

prenpalatete
26/04/2019, 18h53
s'cuses moi Aloha, je n'ai pas bien compris ta réaction :lol:

algerien2014
26/04/2019, 18h57
Au fond, rien n'a changé. La bande mafieuse tient toujours les reines de toutes les institutions, administrations, banques, grandes sociétés nationales.
Ce qu'ils font avec leurs mises en scènes d’arrestations et emprisonnement n'est que poudre aux yeux.
Pourquoi ils n'arrêtent pas la tête de la bande SAID BOUTEFLIKA, et TLIBA.
Ils ne sacrifient personne et tout ceux qui sont arrêtés vont sortir innocents et ils vont peut être toucher des indemnités pour arrestations abusives.


Le sergent Garcia est le protecteur de cette bande de voleurs malgré qu'il fait semblant d'être du côté du peuple.
C'est exactement le loup qui pleure avec le berger et partage le festin avec les loups!

Pomaria
26/04/2019, 19h03
algerien2014 Ce qu'ils font avec leurs mises en scènes d’arrestations et emprisonnement n'est que poudre aux yeux.
Le pouvoir militaire en EGYPTE a appliqué exactement la même astuce pour les oligarques. Puis sont sortis indemnes.

ENCORE PIRE, tous les principaux criminels du régime sont sortis blanchis.

Et beaucoup d'algériens ont gobés ces Parodies de Justice. :22:

prenpalatete
26/04/2019, 19h04
Algerien
Ce qu'ils font avec leurs mises en scènes d’arrestations et emprisonnement n'est que poudre aux yeux.
Pourquoi ils n'arrêtent pas la tête de la bande SAID BOUTEFLIKA, et TLIBA.
c'est pire que de la poudre au yeux car ils se servent d'une institution,en l'occurrence judiciaire que tous les algeriens connaissent pour faire semblant zaâma qu'ils mènent la transition
le pouvoir ressemble à 1 serpent sans tête qui continue à bouger...

Aloha
26/04/2019, 19h05
Bonsoir prenpalate, ne te prend pas la tête :)
ils ont envoyé plein de personnes pour faire la promotion de l'Armée et c'est gros comme la lune dans le ciel dégagé du Sahara
tu peux le voir avec les affiches de certains manifestants
ces manifestants sont proches du 1/3 qui possède les armes et ce sont du peuple donc
une manière comme une autre que d'autres ont utilisé (ailleurs c'était des balgia qui taper les autres pour que ça dégénère comme en Egypte) ici ils ont essayé à la s6 s7 s8 et même la s9 de faire dégénérer ... là ils se sont mélangé au peuple avec des affiches sublimes louant l'armée
je considère que c'est grave c'est de la manipulation qui va dégénérer

Aloha
26/04/2019, 19h09
bonne discussion

Pomaria
26/04/2019, 19h10
DES EXEMPLES DE PARODIES DE JUSTICE EN EGYPTE lors de la révolution contre le DICTATEUR MOUBARAK


L'arrestation humiliante du Ministre égyptien de l'intérieur Habib Adli (en 2011)
du Gouvernement du déchu MOUBARAK qui a spolié au minimum 70 milliards de dollars :

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Le moment de la déclaration de la sentence requise par le procureur et les pleures de sa famille

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Pomaria
26/04/2019, 19h12
Puis, ACQUITEMENT ET BLANCHIMENT TOTAL DU CRIMINEL
par le POUVOIR Militaire de SISSI

quelques mois plus tard, par une Parodie de Justice :evil::evil::evil:

Q5-xduvCCuI

sako
26/04/2019, 19h18
Mais sont ils si bêtes ! on peut pas manipuler même en offrant des puis de pétrole aux manipulés
l'Algérie n'est pas sur une planète imaginaire dont la manipulation est la règle !

Aloha, le pire est à venir,

Ne pas sous-estimer les cachiristes qui font la promotion de la dictature en marche, ils sont capables d’applaudir leur nouvelle idole si par malheur il venait à sortir ses chars et tirer dans la foule…

citoyen
26/04/2019, 20h01
Il y a une chose sûre l'armée ne le suivra toute entière, et c'est la le danger, personne n'est dupe.

Personne ne pourra dire que Gaid n'a pas été tenté par la répression, son entourage direct (staff) est composé de personnages dont la, le métier, la vertu, l'idéologie, l'esprit sont la répression donc qu'on ne vienne pas nous raconter que ce sont des agneaux inoffensifs.

Il se retient car il connait les risques.

Iska
26/04/2019, 20h31
Il se retient car il connait les risques.

Personnellement , je pense qu'il a surtout peur de la réaction des jeunes officiers supérieurs, qui n'ont pas encore sucer leurs doigts, en les plongeant dans le miel.

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