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Voir la version complète : Hirak ou revolution?


danube
06/06/2019, 16h21
Un papier de M Hammouche - liberté
Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, un manifestant anonyme explique, dans un langage remarquable de clarté, pourquoi ce qui se passe en Algérie depuis le 22 février n’est pas un “hirak”, mais une révolution.
L’orateur explique qu’un “hirak”, un mouvement, est une action collective qui porte des revendications à l’attention d’un pouvoir reconnu dans sa légitimité et qui fonctionne dans un système lui-même validé comme légitime par la masse qui revendique. La révolution a, en revanche, des objectifs d’amendement politique qu’elle a décidé de réaliser. Dans un cas, il est question de doléances dont la nature et les moyens d’expression sont variés ; dans l’autre, il s’agit d’une action de modification qualitative d’un ordre politique.
Les manifestants algériens ont probablement pris l’option sémantique a minima de “hirak” par commodité : c’est le premier concept qui leur est tombé sous la main, les manifestants du Rif marocain l’ayant récemment éprouvé et validé. Ils ont aussi hésité à adopter le terme de révolution par crainte de devoir assumer un sacrilège envers “la” Révolution de Novembre.
Ce n’est pas un hasard si les forces contre-révolutionnaires actuelles appellent, avec une insistance perfide, à une transition parrainée par un leader “novembriste”, histoire de dire que celle de 1954 était une révolution, pas celle de 2019, qu’on peut faire confiance aux insurgés de 1954, mais pas à ceux de 2019. Or, justement, l’Algérie est en train de vivre un soulèvement national, pacifique certes, mais clairement engagé dans un projet de renouvellement du système politique. Le premier depuis son indépendance. Exactement comme pour la révolution d’indépendance, il est question de remplacer un ordre politique oppresseur et prédateur par un autre, bâtisseur et égalitaire. La première révolution a atteint son objectif de libération du territoire, mais a échoué dans la libération du citoyen dont les droits ont été confisqués par les castes qui se disputent le pouvoir tout en s’entendant sur la nature du système. Il fallait donc qu’un jour survienne une seconde révolution qui prescrirait un système politique voué au développement du pays et à l’égalité en droits et devoirs des individus.
En un sens, la révolution du 22 février vise au parachèvement de la révolution du 1er Novembre.
Et d’un autre point de vue, c’est une même révolution qui se réapproprie la partie de ses objectifs dont elle a été amputée par les clans putschistes. L’hésitation populaire à user du terme révolution est, de plus, soutenue par la connotation violente des révolutions anticoloniales. S’agissant d’une entreprise résolument pacifique, “silmiya”, le propos est justement de conjurer tout malentendu sur son caractère apaisé.
On voit bien que la concession sémantique est une concession politique : elle définit la nature même du problème. Et, partant, elle dicte la manière de le résoudre. On n’approche pas pareillement les questions posées par un hirak, un mouvement, et les exigences d’une révolution.
Qu’il s’agisse d’interprétation de la volonté populaire ou d’exégèses constitutionnelles, c’est en jouant sur les mots et en prenant des libertés dans leur interprétation que le pouvoir meuble le temps qu’il gagne sur la révolution.

Bachi
06/06/2019, 16h34
Je ne fais aucun lien entre les 2 révolutions.
Nous vivons en Algérie bel et bien une révolution dont l'ultime objectif est d'édifier une nouvelle république et de déboulonner une médiocrépublique dirigée depuis 57 ans par les plus retors et plus fourbes de ses enfants.
Nos despotes et les troupeaux de leurs larbins ont faussement pris leur légitimité sur la révolution de novembre.
Je fais le voeu que les prochains dirigeants de la nouvelle Algérie prendront toute leur légitimité des faveurs du peuple et seulement du peuple.

Chif
06/06/2019, 18h34
Revolution

Je ne dis jamais hirak pour ma part surtout que c'est l'anagramme de harki.

sekrouf
06/06/2019, 19h09
En tous cas moi, ce terme "hirak" je le vomis comme pas possible !

nedjmala
06/06/2019, 20h41
...

C'est tout simplement une légitimation des valeurs humaines et démocratiques due à l'hétérogénie des courants* culturels et citoyens et au sentiment qu'aucuns* n'évoluent dans sa toute et libre unité, ce qui équivaut, pour une très grande et modeste partie, au renoncement revendicatif, à savoir ne pas vouloir vivre ou survivre entre ou parmi les échéances inégales et incohérentes mais cruciales et inhérentes à tout peuple abandonné...

Bien à Vous...

merci...

danube
06/06/2019, 21h20
C'est une revolution pour preuve le lien social retisse que ce systeme a meticuleusement casser depuis 62, l'est contre l'ouest le kabyle contre le reste de l'algerie le "musulman" contre le laic, le nord contre le sud etc .................. la liste est si grande a la hauteur de leurs haine de l'autre et du mepris de celui qui ne fait pas partie de leurs entourage ou au plus de son douar:mrgreen:

shadok
07/06/2019, 14h22
Différence entre Révolution et Hirak par un citoyen d'Adrar

vEUw6jZwUNg

Saladin7757
07/06/2019, 16h38
C'est bel et bien une Révolution ! :rolleyes:

danube
07/06/2019, 16h48
revolution du :lol: SVP

xenon
07/06/2019, 18h20
Révolution pour ma part,ça sied plus à la mentalité et à l'histoire de notre peuple.
ce qui change,c'est son pacifisme et ça,c'est l'idée la plus géniale qui ne soit jamais sorti des caboches algériennes..c'est même contre nature !

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