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rago
01/08/2019, 22h59
Les Pays-Bas comptent la grande majorité de Maghrébines en tant musulmans. Cet accoutrement n'est pas familier aux Maghrébines et ce faisant, il s'agit d'une mesure futile.

- Le port du voile intégral est interdit aux Pays-Bas à partir de jeudi dans les écoles, les hôpitaux, les bâtiments publics et les transports en commun.
Le port du voile intégral, tel que la burqa ou le niqab, est interdit aux Pays-Bas à partir de jeudi dans les écoles, les hôpitaux, les bâtiments publics et les transports en commun, conformément à une nouvelle loi dont l'application faisait débat.

Selon les estimations, entre 200 et 400 femmes portent la burqa ou le nikab aux Pays-Bas, pays de 17 millions d'habitants.

Cette loi a été votée en juin 2018 après une quinzaine d'années de débat politique sur le sujet. Le député anti-islam Geert Wilders avait proposé en 2005 le vote d'une législation sur le voile intégral.

"Tout le monde doit se reconnaître et se regarder"

Sous peine d'une amende de 150 euros, «il est désormais interdit de porter des vêtements qui couvrent le visage dans les établissements d'enseignement, les institutions et les bâtiments publics, dans les hôpitaux et dans les transports en commun», a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

«Dans ces endroits, il est important pour la sécurité publique et pour le bon fonctionnement des services publics que tout le monde puisse se reconnaître et se regarder», estime-t-il. Il est donc interdit de porter des vêtements rendant le visage méconnaissable, comme un casque intégral, une cagoule ou une burqa, a-t-il précisé.

Interdits en France depuis 2010

Selon le ministère de l'Intérieur, il incombe aux employés des écoles, des hôpitaux et des institutions et aux chauffeurs de refuser l'accès à une femme portant un voile intégral ou d'appeler la police.

Le secteur des transports en commun a toutefois annoncé que les chauffeurs n'arrêteront pas leur bus, tram, train ou métro pour faire descendre une femme en infraction car cela entraînerait des retards.

Plusieurs hôpitaux du pays ont également déclaré qu'ils «ne refuseraient pas de prodiguer des soins à qui que ce soit, peu importe les vêtements portés».

Le port de la burqa reste autorisé dans la rue, contrairement à la législation en vigueur depuis 2010 en France, où la burqa et le nikab sont interdits dans l'espace public. La Belgique, le Danemark et l'Autriche ont adopté une législation similaire.-.

rago
02/08/2019, 17h05
Pourtant la loi hollandaise sur la burqa est soft et pourquoi ces salafistes s'y opposent et par-là font de la publicité pour les fascistes hollandais?

- L’interdiction de la burqa dans les espaces publics fait réagir des Marocains des Pays-Bas

Les Pays-Bas interdisent, depuis hier, le port de la burqa et du niqab dans les espaces publics en vertu d’une loi entrée en vigueur le 1er août. Des Marocains établis aux Pays-Bas réagissent, auprès de Ya..bi, sur un texte jugé contraire aux droits de l’Homme, discriminatoire à l’égard des femmes et visant l’islam.

Depuis hier, le port du voile intégral, tel que la burqa ou le niqab, est interdit dans les espaces de services publics aux Pays-Bas, conformément à une nouvelle loi votée en juin 2018. Porter des vêtements qui couvrent le visage dans les établissements d’enseignement, les institutions et les bâtiments publics, dans les hôpitaux et dans les transports en commun devient ainsi passible d’une amende de 150 euros.

La loi, ayant suscité la réticence auprès de plusieurs services publics, est dénoncée par plusieurs membres de la communauté musulmane des Pays-Bas. Le parti communautaire Nida, «d’inspiration islamique», a même annoncé qu’il règlerait lui-même le montant des éventuelles amendes reçues par ces femmes.

La décision, sous les feux des projecteurs de la presse néerlandaise et internationale, ne manque pas de faire réagir les Marocains établis aux Pays-Bas. L’associatif néerlando-maorcain Ahmed Larouz, contacté par Ya...bi ce vendredi, pense qu’il s’agit d’une «décision illogique, discriminatoire et qui ne respecte pas les droits de l’Homme». Il reconnait toutefois que «la démocratie joue un rôle» dans cette affaire, expliquant que «les citoyens, même ceux qui sont contre, restent silencieux». «Nous laissons aux extrémistes de droite la voie pour présenter des textes de ce genre», regrette-t-il.

" Il y a des musulmans qui affirment être contre la burqa, mais cette loi n’a rien à voir avec l’opinion personnelle. Nous vivons dans un pays démocratique où les droits des personnes doivent être respectés. Comme nous respectons les femmes qui ne portent pas le voile, nous devons respecter celles qui portent la burqa, d’autant plus que cela est un choix pris par ces femmes. La vraie oppression est de dicter aux femmes ce qu’elles doivent porter.»
Ahmed Larouz

Si le journaliste néerlandais d’origine marocaine Natij Benseddik nous rappelle que «très peu de Marocaines établies aux Pays-Bas portent la burqa», le militant associatif Neérlando-marocain Abdou Menebhi reconnaît que la communauté musulmane reste divisée sur cette question. «Certains considèrent la burqa comme un devoir religieux, d’autres pensent que cela fait partie d'une campagne menée par l'extrême droite qui cible et provoque les musulmans», nous déclare-t-il. «D’un point de vue des droits de l’Homme, les femmes ont le droit de porter ce qu'elles veulent. Pour nous, la solution n'est pas d’interdire mais d’ouvrir un débat et de chercher des solutions, car la question de la burqa crée une polémique non seulement aux Pays-Bas, mais dans le monde entier», ajoute-t-il.

«Les positions sont différentes et il existe une sorte d'extrémisme de tous les côtés. Mais nous, en tant qu’associatifs, nous insistons sur le droit de chacun à porter ce qu’il veut et nous sommes contre l’instrumentalisation de cette question par les extrémistes de la droite et certains islamistes radicaux.»
Abdou Menebhi


Ya..bi (extraits)

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