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Voir la version complète : Tunisie - Présidentielle : le combat des ex


sako
26/08/2019, 23h33
L'instance électorale a recalé 71 dossiers de candidatures à la présidentielle anticipée. Ils seront 26 à s'affronter le 15 septembre. La plupart d'entre eux ont exercé ou exercent des responsabilités politiques.

Parmi les vingt-six prétendants au palais de Carthage, pêle-mêle, un ex-président de la République, deux ex-chefs du gouvernement, l'actuel patron de la Kasbah, onze ex-ministres, une poignée d'ex-députés. De nombreux chefs de partis sont sur la ligne de départ, pas moins de huit. On ne dénombre que deux candidates : l'ex-ministre du Tourisme Selma Elloumi et Abir Moussa, ancienne avocate de Ben Ali.

La présidentielle en chiffres
L'Isie, l'instance électorale, a rendu publique le 14 août la liste des candidats s'étant acquittés des deux conditions requises : parrainages (soutien de 10 députés ou 10 000 signatures de Tunisiens) et dépôt d'une caution de 10 000 dinars (3 150 euros). Cinquante-cinq n'ont pas apporté une caution et soixante-cinq n'avaient pas les parrainages nécessaires. Le défilé de ces candidats à l'Isie était un simple coup d'éclat. Désormais « la campagne peut commencer », confie un haut cadre d'un parti, ajoutant dans un sourire : « Elle a en fait commencé depuis deux ans pour quelques-uns... » Une allusion non voilée à Nabil Karoui, l'homme de médias, accusé par ses adversaires d'utiliser ses actions caritatives et télévisuelles à des fins politiques depuis deux ans et demi. Les vingt-six prétendants s'affronteront officiellement à partir du 2 septembre, date du début de la campagne officielle. Dans les faits, elle a commencé sur les réseaux sociaux. Durant les trois jours fériés de l'Aïd, les messages Facebook ont donné le ton. Les coupures d'eau constatées sur une partie du territoire, provoquant la colère des populations concernées, ont permis à quelques candidats de fustiger le président du gouvernement. Hafedh Caïd Essebsi, leader d'un des deux Nidaa Tounes, a réitéré ses demandes : il exige la démission du chef du gouvernement (ce qui provoquerait un vide politique) et de sept de ses ministres, tous candidats aux législatives



Focus sur les ex en lice pour Carthage

L'ancien président de la République (2011-2015) Moncef Marzouki se présente pour la deuxième fois au suffrage universel direct. En 2011, il avait été élu par les membres de l'Assemblée constituante. Il avait perdu au second tour de la présidentielle de 2014 face à BCE. Trois chefs du gouvernement, deux ex et l'actuel, seront en campagne : Hamadi Jebali, Youssef Chahed (en poste depuis trois ans) et Mehdi Jomâa qui dirigea une équipe de technocrates en 2014. On compte onze anciens ou actuels ministres. Des chefs de partis : Abir Moussi (présidente du PDL), Mohamed Abbou (président du Courant démocratique), Hamma Hammami (porte-parole du Front populaire, la coalition des gauches), Slim Riahi (fondateur de l'UPL), Lotfi M'raihi (fondateur de l'UPR), Saïd Aïdi, Mehdi Jomâa (Al-Badil)…

Le point

hmida
27/08/2019, 11h09
Instance électorale = etat profond.

sako
27/08/2019, 17h30
Cinquante-cinq n'ont pas apporté une caution et soixante-cinq n'avaient pas les parrainages nécessaires. Le défilé de ces candidats à l'Isie était un simple coup d'éclat.

Des candidats à la candidature incapables de deposer une caution de 10.000 dinars et veulent devenir RAIS ..:D

Les 71 recalés méritent tous une amende pour avoir fait perdre du temps à l'instance électorale

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