Thirga.ounevdhou
27/03/2007, 14h05
En mesurant la teneur en strontium des plumes, des chercheurs britanniques sont parvenus à déterminer le régime alimentaire des oiseaux. Comme celui-ci varie en fonction des haltes lors de la migration, cette méthode d’analyse pourrait permettre de retracer les routes des oiseaux migrateurs et de mieux connaître les risques de propagation de la grippe aviaire à travers le monde.
Certains oiseaux sauvages migrateurs, comme les canards, peuvent être porteurs du virus H5N1 sans être malades. Pour autant, leur rôle dans la dissémination de la grippe aviaire n’a pas été clairement démontré. L’analyse des oiseaux retrouvés morts ne suffit pas pour suivre la propagation de la maladie. Encore faut-il bien connaître leurs voies de migration. Savoir quels animaux -malades ou non- les oiseaux ont côtoyés durant leur périple. Le strontium des plumes contiendrait un ‘’enregistrement’’ précieux de ces péripéties, expliquent des chercheurs.
Il est possible d’estimer le site des haltes en effectuant l’analyse isotopique des tissus. En effet, chaque être vivant conserve plus ou moins longtemps dans son organisme des molécules radioactives absorbées dans l’alimentation. D’autre part, la quantité de variants d’un élément radioactif diffère selon la région du globe. En reconstituant cette empreinte isotopique, les ornithologistes déterminent les escales.
Le strontium est généralement l’élément le plus étudié car il se concentre en grande quantité dans le squelette par substitution avec le calcium. Logiquement, l’examen des os oblige à tuer les oiseaux. Les chercheurs de l’Université de Durham (GB) viennent de développer une nouvelle méthode pour mesurer la teneur en strontium dans les plumes. Jusqu'à présent, la mesure de concentrations aussi basses était impossible: leur axe et les vaisseaux contiennent l'élément seulement sous forme de traces. Le dosage est désormais possible grâce à une nouvelle analyse chimique (chimie d'échange ionique sous forme d’ultra-traces combinée avec la spectrométrie de masse à thermo-ionisation).
Les résultats obtenus sont plus instructifs qu’avec l’ancienne méthode de spectrométrie. Alors que les os se renouvellent tout au long de la vie, les oiseaux migrateurs muent au moment du départ des zones de reproduction, abandonnant pennes et duvet. Ces plumes reflètent ainsi la signature isotopique de la région où elles ont été développées. Les scientifiques espèrent fournir pour la première fois les plans de vol précis des migrations sur le globe.
- NVLOBS
Cette étude a été publiée dans la dernière édition du Journal of Analytical Spectrometry.
Certains oiseaux sauvages migrateurs, comme les canards, peuvent être porteurs du virus H5N1 sans être malades. Pour autant, leur rôle dans la dissémination de la grippe aviaire n’a pas été clairement démontré. L’analyse des oiseaux retrouvés morts ne suffit pas pour suivre la propagation de la maladie. Encore faut-il bien connaître leurs voies de migration. Savoir quels animaux -malades ou non- les oiseaux ont côtoyés durant leur périple. Le strontium des plumes contiendrait un ‘’enregistrement’’ précieux de ces péripéties, expliquent des chercheurs.
Il est possible d’estimer le site des haltes en effectuant l’analyse isotopique des tissus. En effet, chaque être vivant conserve plus ou moins longtemps dans son organisme des molécules radioactives absorbées dans l’alimentation. D’autre part, la quantité de variants d’un élément radioactif diffère selon la région du globe. En reconstituant cette empreinte isotopique, les ornithologistes déterminent les escales.
Le strontium est généralement l’élément le plus étudié car il se concentre en grande quantité dans le squelette par substitution avec le calcium. Logiquement, l’examen des os oblige à tuer les oiseaux. Les chercheurs de l’Université de Durham (GB) viennent de développer une nouvelle méthode pour mesurer la teneur en strontium dans les plumes. Jusqu'à présent, la mesure de concentrations aussi basses était impossible: leur axe et les vaisseaux contiennent l'élément seulement sous forme de traces. Le dosage est désormais possible grâce à une nouvelle analyse chimique (chimie d'échange ionique sous forme d’ultra-traces combinée avec la spectrométrie de masse à thermo-ionisation).
Les résultats obtenus sont plus instructifs qu’avec l’ancienne méthode de spectrométrie. Alors que les os se renouvellent tout au long de la vie, les oiseaux migrateurs muent au moment du départ des zones de reproduction, abandonnant pennes et duvet. Ces plumes reflètent ainsi la signature isotopique de la région où elles ont été développées. Les scientifiques espèrent fournir pour la première fois les plans de vol précis des migrations sur le globe.
- NVLOBS
Cette étude a été publiée dans la dernière édition du Journal of Analytical Spectrometry.