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Voir la version complète : Mohamed Benchicou ▬ Le spectre libyen et les menaces sur le hirak


nacer-eddine06
06/01/2020, 19h17
C'est une question d'heures. La Turquie va intervenir en Libye, c'est à dire dans un pays avec lequel l'Algérie compte près de 1000 kilomètres de frontières. Tout est prêt : le Parlement turc a voté en faveur de l’intervention militaire ; les troupes
sont en route... La guerre se prépare. Elle nous concerne aussi, ne serait-ce que par cette mise en garde turque pas du tout innocente, sortie de la bouche du ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu « Si aujourd’hui la Libye devient comme la Syrie; les autres pays de la région ne tarderont pas à suivre » Façon de justifier l'intervention militaire : Ankara prétend vouloir empêcher l'écroulement du Gouvernement d'union nationale (GNA) de "Fayez al-Sarraj, confronté à une offensive des forces de Khalifa Haftar, le rival de Benghazi, qui ambitionne de prendre Tripoli. Mais pas c'est aussi une façon de signifier le peu de poids que représentent les dits-pays de la région. L’événement libyen surprend une Algérie affaiblie par vingt ans de règne ubuesque de Bouteflika : diplomatie en jachère ; population dans la rue ; gouvernement illégitime ; les caisses vides ...Le coup de force de Gaïd Salah a aggravé le chaos de sorte que si, à Dieu ne plaise, le pire devrait se produire, il est difficile d'imaginer le peuple faire bloc autour d'un régime si peu accepté. D'un autre côté, une détérioration de la situation mettrait le pays sous une législation d'exception, avec suspension des manifestations et rétrécissement des libertés. Le hirak est dans l'obligation d'anticiper les événements et de se doter d'une stratégie apte à préserver le mouvement contestataire tout en tenant compte des intérêts de l'Algérie. Quelle voix pour parler au nom des millions de citoyens qui revendiquent le changement ? Le moudjahid Lakhdar Bouregaa, a critiqué "l’interventionnisme du président turc Recep Tayyip Erdogan" qu’il voit " aux portes de l’Algérie", ajoutant que le chef d'Etat turc à ses yeux, serait "un allié d’Israël". Cette position n'est pas tout à fait celle du régime algérien qui ne penche pour aucun des deux rivaux libyen et qui craint l'internationalisation de la crise. Fayez al-Sarraj est, en effet, soutenu par la Turquie, le Qatar et l'Italie, Khalifa Haftar, lui, bénéficie des faveurs de l'Egypte et des Emirats arabes unis et d'un appui politique des Etats-Unis et de la Russie. Appui qui pourrait très vite se muer en militaire si on ajoute cette mise en garde de Trump à Erdogan le menaçant d'une riposte au cas où il envahirait la Libye. Une mini-guerre mondiale à nos portes ? La diplomatie algérienne a eu la force d'affirmer qu'elle n'accepterait "aucune présence étrangère sur le sol du pays voisin et cela quel que soit le pays qui veut intervenir". Elle préconise un "dialogue sérieux entre les belligérants avec l’aide des pays voisins, notamment l’Algérie". Mais sera-t-elle écoutée, elle si affaiblie et mise devant le fait accompli ?
Le hirak qui s'est imposé comme acteur de la vie politique dans le pays est peut-être, plus tôt que prévu, appelé à assumer son statut. ✍ Mohamed Benchicou / 06-01-2020

nacer-eddine06
06/01/2020, 19h28
Arrivée du ministre turc des Affaires étrangères à Alger

Les entretiens qu'a eus, lundi à Alger, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune avec le Président du Conseil présidentiel du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen, Fayez El-Serraj ont été élargies aux délégations des deux pays.

ACAPULCO
06/01/2020, 19h33
population dans la rue ; gouvernement illégitime ; les caisses vides ...Le coup de force de Gaïd Salah a aggravé le chaos de sorte que si, à Dieu ne plaise, le pire devrait se produire, il est difficile d'imaginer le peuple faire bloc autour d'un régime si peu accepté. Si par malheur le pays se retrouve en difficulté d'une quelconque provocation étrangère , soyez-en certain que le peuple se souderait avec le régime pour faire bloc même s'il n'est pas ou peu accepté, la sécurité du pays et de son peuple passe avant .

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