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Voir la version complète : 31 villes concernées : Grande opération de rapatriement de Subsahariens aujourd’hui


nacer-eddine06
14/01/2020, 11h45
Par Ghellab Chahinez -14 janvier 2020
Plusieurs centaines de Subsahariens devaient être rapatriés, lundi 13 janvier 2020 à minuit, vers leurs pays d’origine, suite à une instruction ministérielle relative à l’organisation d’une « opération de rapatriement massif » de clandestins. Elle touche surtout les personnes exerçant la mendicité et les résidents illégaux sur le territoire algérien. Les 31 contingents seront convoyés, la même soirée, vers le centre de transit de Ghardaïa.

L’instruction est donnée aux walis des 31 villes concernées, El-Tarf, Annaba, Skikda, Jijel, Béjaïa, Souk Ahras, Guelma, Mila, Constantine, Tébessa, Oum El Bouaghi, Khenchela, Batna, Sétif, Bordj Bou-Arréridj, Bouira, M’sila, Alger, Blida, Boumerdès, Tizi Ouzou, Tipaza, Tlemcen, Oran, Tiaret, Laghouat, Ghardaia, Biskra, El-Oued et Ouargla. Les autorités sont appelées à prendre les mesures nécessaires, chacune dans sa propre juridiction, pour accompagner les contingents et les convois des Subsahariens des wilayas citées ci-dessus.
Selon le programme, les convois provenant d’Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou et Tipasa arriveront dans la soirée du lundi 13 janvier 2020 à Blida (point de rassemblement) avant de se diriger vers la wilaya de Laghouat. Pour ceux provenant d’Oran et Tlemcen, le point de rassemblement est prévu dans la wilaya de Tiaret avant de rejoindre les autres convois vers Laghouat. Venant des autres wilayas du Nord, le rassemblement aura lieu, le même jour dans la wilaya de M’Sila avant d’aller vers Laghouat également. Les convois du Sud, notamment ceux de Biskra et d’El-Oued, se dirigeront d’abord vers la wilaya de Ouargla avant de se rendre à Ghardaïa. A rappeler que des centaines de migrants clandestins ont été rapatriés ces trois dernières années d’Algérie vers leurs pays d’origine. L’Algérie à fait face, en 2017 et 2018, à de sévères critiques de la part des organisations locales et internationales en raison des « expulsions» de Subsahariens. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, à travers un communiqué daté de juin 2017, a appelé la communauté internationale et les organismes internationaux à assumer leurs responsabilités envers les migrants en Algérie, en particulier ceux des pays du Sahara. L’organisation a condamné, à cette époque, la politique adoptée par les autorités politiques algériennes.
L’ancien ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, avait annoncé, en avril 2018, au Parlement, que le gouvernement avait expulsé environ 27 000 migrants africains vers leurs pays, en accord avec leurs gouvernements. La majorité vient du Mali et du Niger, niant que les réfugiés avaient été soumis à des mauvais traitements, comme l’ont rapporté des organisations de défense des droits humains, locales et internationales, dans leurs rapports.
Durant la période s’étalant du 1er août au 21 décembre 2017, l’Algérie a rapatrié près de 8 605 migrants dans des bus confortables, en plus de 41 camions pour transporter leurs biens, avait déclaré la présidente du Croissant-Rouge Algérien, Saïda Benhabilès. Ces opérations, se sont déroulées, selon elle, dans de bonnes conditions et dans le respect total de leur dignité. Rapatriés vers leurs pays en vue de les protéger contre la mendicité et leur exploitation par des groupes criminels, avait-elle précisé. Le rapatriement des réfugiés qui se trouvent en situation irrégulière en Algérie a été effectué conformément à notre «tradition», avait-elle assuré. Elle a également précisé que l’Algérie a déboursé près de 120 000 000 DA pour réussir les opérations de rapatriement des migrants vers leurs pays.
Environ 100 000 migrants sont arrivés en Algérie, ces dernières années, provenant de 16 pays africains, à travers les villes frontalières de Bordj Al-Hawas, Bordj Badji Mokhtar, Aïn Guezam, Tinzouatine et Tamanrasset. Ils se sont déplacés ensuite vers les villes du Nord pour y vivre et travailler surtout dans les champs agricoles et les chantiers de construction. Ces migrants ont installé des camps anarchiques sous les ponts, des espaces publics et habitations abandonnées dans les périphéries des villes.
reporters.dz

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