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nassim
07/04/2007, 00h47
Envieux du succès planétaire de l'iPod de son concurrent Apple, Microsoft a lancé mardi dernier aux Etats-Unis son baladeur Zune. Cette riposte du géant américain défraye la chronique.

Le Zune gratuit

Les rumeurs vont bon train pour le petit nouveau de chez Microsoft. Ainsi, certains internautes affirment que la firme de Redmond offrirait tout simplement son lecteur mp3 aux personnes souscrivant, pour une période déterminée, au service de téléchargement du groupe, le "Zune Marketplace".

Une nouvelle version du Zune serait en chantier actuellement. Le modèle utilisant de la mémoire Flash tout comme l'iPod Nano pourrait donc voir le jour d'ici la fin de l'année. Le coût de production de ces appareils étant sensiblement réduit, la société de Bill Gates offrirait alors son lecteur pour six mois d'abonnement minimum, au prix de 15 dollars par mois.

Microsoft s'inspirerait donc du modèle utilisé par les opérateurs de téléphonie mobile, qui bradent le téléphone en contrepartie d'un engagement de durée. Un système qui a déjà fait ses preuves.

Des fichiers non-protégés contre la copie

Mercredi, le directeur marketing du produit Zune, Jason Reindorp, déclarait que Microsoft allait certainement commercialiser de la musique débarrassée de la fameuse protection numérique contre la copie, le DRM. Ces titres de la maison de disque EMI seraient disponibles sur le "Zune Marketplace".

Microsoft suit cette fois encore l'exemple de son rival Apple. Ce dernier annonçait le 2 avril dernier le lancement de son offre de téléchargement "premium", sans protection DRM, et disponible en exclusivité sur la plateforme iTunes.

Jason Reindorp avait déclaré : "Nous disons depuis un moment que nous sommes attentifs à la volonté des clients d'avoir du contenu non protégé", il a ajouté que la suppression des DRM pourrait bien "axer plus la concurrence sur les périphériques et les services", cela "forcera les différents services à vraiment innover".

Les responsables d'EMI ont confirmé être en négociation avec le géant américain mais indiquent qu'aucun accord n'a été passé pour le moment. Ils précisent d'ailleurs qu'ils sont actuellement en négociation avec d'autres plateformes de téléchargement comme celle du Zune, et que tous ces services sont concernés par cette révolution dans le monde de la musique en ligne.

Toutes les maisons de disques ne sont pas emballées par ces bouleversements. Edgar Bronfman, à la tête de Warner Music, persiste à dire que l'idée de supprimer les DRM est "totalement sans logique ni mérite".

source : le figaro

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