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Pomaria
31/01/2020, 21h15
Pneumatiques: La législation fiscale favorise l’importation, au détriment du producteur national.

Par Bourse-dz, 27 janvier 2020

Drôle de législation fiscale en matière de pneumatiques où l’Etat voit défiler quelque 460 millions de dollars par an.

Une bonne partie de cet agent transféré à l’étranger, alimente les mystérieux comptes qui abritent l’agent surfacturé. :evil:

Depuis l’ouverture de l’Etat sur le commerce extérieur, en 1989, les pneumatiques sont restés au stade de l’importation. Les différents projets de Naftal pour lancer l’industrie des pneus ont échoué. Le projet de Rebrab pour l’acquisition de Michelin a été également bloqué par décision politique et le groupe le plus puissant du pays a été contraint d’abandonner cette option.

Au stade actuel de la fiscalité qui gère cette activité, l’Etat perd beaucoup d’argent. D’abord, les taxes douanières pour les pneumatiques sont instaurées autour de 15% pour les pays situés en dehors de l’union européenne. En revanche, les pneus importés à partir des pays de la communauté européenne ne sont soumis à aucune taxe douanière.

Rien qu’un simple coup d’œil sur les bilans d’une société étrangère comme GLOBAL AXIS laisse perplexe plus d’un. Cette société réalise un chiffre d’affaires qui dépasse les 4 milliards de dinars, rien qu’en important les pneumatiques et en les commercialisant sur son réseau national.

En face, le groupe IRIS, qui a construit une usine en Algérie pour la production des pneumatiques, se trouve pénalisé par la législation fiscale.
Les matières premières qu’il importe de l’étranger sont taxés à 5 et 15 %. Ces coûts empêchent son produit d’être concurrentiel autant sur le marché national qu’à l’étranger.

Au final l’Etat favorise l’importation, au détriment du producteur national.

L’autre aspect est celui lié à la préférence nationale qui est évoquée depuis 2010, sans jamais voir le jour en terme d’application.
Dans les appels d’offres lancés par les entreprises publiques, le produit d’origine algérienne est soumis aux mêmes conditions que ceux importés. Et la qualité du produit algérien se retrouve pénalisée par le piètre prix des produits importés.

Les taxes douanières et l’instauration de la préférence nationale constituent les outils principaux de la protection de la production locale et l’Etat est appelé à la mettre en oeuvre pour protéger l’industrie nationale.

Source : Bourse-dz

Pomaria
31/01/2020, 21h18
L'importation des produits finis : Non taxée.

L'importation des matières premières : Taxé (5 à 15%) !

Décidément, nos décideurs continuent à mener le pays vers le ravin. :evil:

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