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Bachi
15/02/2020, 13h47
Par Ahmed Oul 15 février 2020


L’Algérie compte relancer le gigantesque projet Desertec qui entend faire du désert algérien, une énorme ressource d’énergie solaire. Mohamed Arkab, ministre de l’Energie a annoncé la signature en avril prochain d’un mémorandum d’entente entre le Groupe Sonelgaz et l’initiative DII Desert Energy (Desertec), indique l’agence de presse officielle.



En marge de la Conférence nationale de la Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières (FNTIEG) qui se tient actuellement à Alger, Mohamed Arkab a indiqué que le mémorandum d’entente qui sera signé entre le Groupe public Sonelgaz et le groupe DII Desert Energy (Desertec), englobera les domaines techniques et de formation. Il a précisé que la priorité sera accordée aux énergies renouvelables à travers l’élaboration d’un programme pour la production de 15.000 mégawatts d’électricité à l’horizon 2030.

Le ministre de l’Energie a réaffirmé la volonté de l’Algérie d’intégrer de nouveau, l’initiative du consortium international DII Desert Energie afin de renforcer les capacités de production d’énergie d’origine renouvelables et mieux les intégrer dans le système électrique algérien.

Les détracteurs et les lobbys anti-Desertec bloquent le projet
Pour rappel, en 2011, Sonelgaz et le groupe DII Desert Energy (Desertec) avaient signé un accord de coopération et une étude de faisabilité a même été menée portant sur ce projet de référence. Mais quelques années plus tard, les autorités algériennes ont renoncé à participer au projet Desertec, auquel le groupe Cevital de Issad Rebrab était associé.

A l’origine, le méga-projet Desertec était lancé pour l’exploitation du potentiel énergétique des déserts de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) afin d’exporter de l’électricité verte vers l’Europe. Cependant, les détracteurs du projet et les lobbys anti-Desertec, notamment la France ont fini par avoir raison de l’engagement de l’Algérie pour la réalisation de ce projet ambitieux. Contrairement à ses voisins, le Maroc et la Tunisie qui ont commencé à se lancer dans la réalisation de centrales solaires.




...

scipio
15/02/2020, 14h07
Cependant, les détracteurs du projet et les lobbys anti-Desertec, notamment la France.

Ce projet semble une bonne idée.
Pourquoi la France s'y opposerait-elle ?

Source : Libération


Est-il vrai que le ministre de l’Energie allemand, Peter Altmaier, a accusé la France d’avoir saboté le développement d’un projet géant de production d’énergie solaire en Algérie pour l’empêcher de développer son économie et sortir de sa dépendance aux hydrocarbures?»

Votre question fait suite à un article publié le 18 avril par le site algérien Algérie patriotique et fortement relayé sur les réseaux sociaux. Intitulé «Un ministre allemand accuse la France d’avoir saboté un projet géant en Algérie», il a été partagé plus de 8200 fois depuis leur page Facebook*et plus de 10000 fois selon l’outil de veille des réseaux sociaux CrowdTangle.

Dans ce texte,*Algérie patriotique*écrit*:*«L’association des oulémas a fait état de révélations graves attribuées au ministre allemand de l’Energie, Peter Altmaier, cité, selon cette organisation, par la chaîne de télévision allemande ZDF, au sujet du projet d’énergie solaire prévu dans le désert algérien, Desertec, qui devait regrouper onze partenaires, dont le groupe énergétique algérien Sonelgaz.»*Les dites*«révélations graves»*correspondent aux propos suivants, prêtés au ministre de l’Economie et de l’Energie, Peter Altmaier*:*«L’Algérie pourrait alimenter l’Europe en électricité et gagner des milliards de dollars, mais le gouvernement de Bouteflika n’était pas de cet avis, car la France s’opposait fermement à l’idée que l’Algérie puisse se développer, diversifier son économie et sortir de sa dépendance aux hydrocarbures. L’Algérie aurait pu devenir l’un des plus gros exportateurs d’électricité au monde, mais la France a bloqué le projet, l’un des projets les plus importants et les plus lucratifs pour l’Algérie.»

Une «fake news» démentie par l’ambassade d’Allemagne à Alger

CheckNews a cherché de telles déclarations sur la chaîne de télévision publique allemande ZDF ou dans la presse allemande*: aucun résultat.

Et pour cause, selon l’ambassade d’Allemagne en Algérie, ces propos n’ont jamais été tenus. Sur sa page Facebook, l’ambassade a publié un démenti en arabe et en français dans lequel elle fait savoir: «Les propos attribués à notre ministre de l’Economie et de l’Energie, M.*Peter Altmaier, relatifs au projet "Desertec" tels que publiés par certaines pages Facebook et la presse électronique sont faux. Il s’agit donc de "fake news".»

Bachi
15/02/2020, 14h20
«L’Algérie pourrait alimenter l’Europe en électricité et gagner des milliards de dollars,

c'est de la fumisterie.
Comment l'Algérie pourrait-elle alimenter l'Europe ? L'Énergie électrique, ca voyage pas par bateau.

scipio
15/02/2020, 14h26
la France s’opposait fermement à l’idée que l’Algérie puisse se développer, diversifier son économie et sortir de sa dépendance aux hydrocarbures

Ils sont vraiment méchants ces Français.
Heureusement que l'association des oulémas est là.

zek
15/02/2020, 17h56
Projet Désertec, les pays qui n'ont pas rater le train.


https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/15/200215070133833502.png

AMOKRANE15100
15/02/2020, 20h40
Projet Désertec, les pays qui n'ont pas rater le train. Qui sont-ils ?

A ce jour aucun pays n'a mis en oeuvre un projet solaire lié au projet Desertec

Bachi
15/02/2020, 20h46
Tout le projet Desertec s'est fait capoter.
Alger l'a rejeté dans le temps.
Je ne sais pour quels motifs et je ne suis pas sûr que ce sot un bon projet.
En tout cas, on n'a jamais prouvé ni la faisabilité, ni la rentabilité surtout.

En Algérie, pour le moment, l'énergie fossile est toujours la source la moins chère.

khayamm
15/02/2020, 20h52
Enfin chacun a ses opinions sur cette question , mais de mon coté j ai su dans cette affaire du Desertec , que les grandes banques qui allaient financer ce projet avaient montré une attitude un peu froide . Dont la banque d affaire allemande Deutsche bank .
Mais qu il ya des raison politiques derriere l abandon de ce projet , cest possible

AMOKRANE15100
15/02/2020, 20h56
Décembre 2011 : Sonelgaz a signé ce vendredi 9 décembre à Bruxelles un premier accord avec le consortium Dii (Desertec Industrial Initiative) sur leur collaboration future.

Le DG de Dii se félicite de l’engagement déterminé des autorités algériennes pour les énergies renouvelables. Un accord qui "s’inscrit dans la durée", selon le PDG de Sonelgaz. L'accord a été signé par le PDG de Sonelgaz, Noureddine Boutarfa et le directeur général de Dii i Paul Van Son en présence du Commissaire européen chargé de l'Energie, Gunter Oettinger, et du ministre de l'Energie et des mines, Youcef Yousfi. C’est un premier pas dans l’engagement, lent, de l’Algérie dans le projet Desertec.

L’accord signé porte sur le "renforcement des échanges d’expertise technique, l’examen des voies et moyens pour l’accès aux marchés extérieurs et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international sont au cœur de ce partenariat stratégique".

L’accord paraît répondre au souci, exprimé par l’Algérie, de favoriser un transfert de technologie et de création d’une industrie en Algérie. Il prévoit en effet que les deux parties encourageront les "coopérations industrielles en matière de R&D dans les domaines de la fabrication, de l’installation et de l’exploitation des énergies renouvelables".

Pour rappel, l’Algérie s’est donné comme objectif de produire 40% de son énergie à partir des énergies renouvelables en 2030. Elle escompte produire 22 gigawatts d’électricité issue d’énergies renouvelables d’ici à 2030, dont 10 gigawatts seront destinés à l’exportation.

Fondé à Munich en octobre 2009, le consortium international Dii comprend aujourd’hui plus de 56 entreprises et institutions, dont la fondation Desertec et les instituts de recherche Fraunhofer et Max-Planck. Le groupe Cevital fait partie des initiateurs du projets et son patron, Issad Rebrab, le défend avec vigueur. Dii escompte qu’à la fin de l’année 2012, les principales conditions politiques, juridiques, réglementaires, économiques et technologiques nécessaires à la mise en œuvre de la vision Desertec auront été créées.

Le projet ambitionne d’assurer un approvisionnement énergétique durable grâce à l’exploitation du potentiel énergétique des déserts. Il s’agit de créer les conditions favorables à l’exploitation, à grande échelle, de l’énergie solaire et éolienne dans les déserts.

L’Algérie, un endroit parfait pour le solaire

Le PDG de Sonelgaz, Noureddine Boutarfa, a souligné que le développement des énergies renouvelables est un axe stratégique pour l’Algérie. "Nous sommes convaincus que la tenue de ces engagements nécessite des partenariats et des investissements dans l’industrialisation de la filière et le développement du génie local. L’accord que nous signons aujourd’hui avec Dii s’inscrit dans la durée, dans l’intérêt des deux parties et à travers une collaboration gagnant-gagnant". Même ton optimiste, chez Paul van Son, Directeur Général de Dii qui a souligné que "l’Algérie est le parfait endroit pour l’électricité d’origine solaire". Il s’est dit "heureux" de voir les autorités algériennes «déterminées à développer les énergies renouvelables à grande échelle et de créer des industries locales génératrices d’emplois ».

Sonelgaz et Dii, a-t-il dit, vont unir leur forces "afin d’accélérer le développement des énergies renouvelables et les renforcements du réseau pour l’amélioration du mix énergétique en Algérie et en Europe". "Nous ne pouvons relever les défis de l’avenir qu’ensemble, en étroite collaboration avec les pays des deux rives de la Méditerranée. Je suis enchanté que nous puissions compter sur le soutien d’un partenaire solide et prestigieux tel que Sonelgaz", a-t-il conclut,

Myst
15/02/2020, 23h03
Pourquoi le projet Desertec qui pouvait être implanté ailleurs qu'en Algérie, ne l'a pas été ? Pourtant énergétiquement parlant, ça aurait plus bénéficié à d'autres pays moins riches que nous en ressources naturels

nassim
16/02/2020, 00h14
Cependant, les détracteurs du projet et les lobbys anti-Desertec, notamment la France ont fini par avoir raison de l’engagement de l’Algérie pour la réalisation de ce projet ambitieux.
Il y a souvent une bonne dose de complotisme et de main étrangère dans les torchons des faux journalistes et vrais khobzistes pro-régime mafieux. Il n'y a pas de "lobby anti-desertec". Les mafieux du clan Bouteflika n'étaient pas intéressé par Desertec car le régime mafieux ne jure que par les hydrocarbures. C'est le régime algérien qui n'a pas voulu s'investir dans Desertec d'autant plus que l'ambition d'exporter l'électricité vers l'Europe a été abandonné en raison des coûts élevés.

La Tunisie et le Maroc étaient plus intéressés par Desertec car contrairement à l'Algérie, ces 2 pays ne sont pas riches en hydrocarbures et ont un interêt économique évident à s'investir dans le solaire.

AMOKRANE15100
16/02/2020, 02h31
Huit ans après son lancement, le programme Desertec de production d'énergies renouvelables (https://www.batiactu.com/theme/theme-energies-renouvelabl.php) au Sahara semblait s'être enlisé dans les sables du désert. Il n'en est rien selon Charles Ifrah, le président de Desertec Alliance, qui explique à Batiactu l'évolution du projet désormais centré sur l'électrification de l'Afrique (https://www.batiactu.com/theme/theme-afrique.php) sub-saharienne. Entretien.

Initialement né comme un vaste programme de construction de centrales solaires et de fermes éoliennes dans les déserts du pourtour méditerranéen, le programme Desertec s'est perdu en route (https://www.batiactu.com/edito/desertec-vit-une-traversee-du-desert-35619.php). Des dissensions internes entre les partenaires industriels et la fondation responsable du projet, avaient mené, en 2013, à une scission et à la création de DII, initiative dissidente rassemblant des entreprises principalement allemandes. Depuis, Desertec s'est relancé en se choisissant un nouveau président pour son Alliance, en la personne de Charles Ifrah.

Il nous raconte : "Nous ne sommes plus MedGrid (vaste réseau électrique transméditerranéen, ndlr). Cette vision de production photovoltaïque exportée vers l'Europe est dépassée. Desertec un réseau de travail centré sur l'Afrique sub-saharienne, avec deux volets : le renforcement des infrastructures réseaux et le développement de solutions autonomes, hors réseau, couplées à des stations agricoles pour augmenter les ressources".

Selon le président, la problématique ne serait plus technique mais purement financière : "Le maillon manquant est la viabilité économique. Les banques n'y allaient pas". D'où la création d'un cluster avec la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque africaine de développement (BAD) et des fonds d'investissements. "Nous travaillons sur un modèle à petite échelle, rentable rapidement", nous confie Charles Ifrah.

"Le développement de projets de moyenne capacité est limité par les réseaux qu'il faut donc renforcer. Sur l'autoconsommation (https://www.batiactu.com/tag/autoconsommation), il faut remplacer les groupes électrogènes par de l'hybride avec du photovoltaïque, où le solaire peut représenter jusqu'à 80 % de la production, ce qui est plus écologique et plus économique", poursuit-il. Le marché serait colossal : le Nigeria, première puissance du continent, représenterait à lui-seul un potentiel de 70 millions de groupes à remplacer ! "L'autre révolution sera le stockage de l'électricité, qui permettra la généralisation, la démocratisation, de l'énergie solaire", prévoit le président.

Le premier projet concret de Desertec repose sur l'utilisation de containers maritimes réhabilités et munis de panneaux photovoltaïques (https://www.batiactu.com/tag/photovoltaique). Déployés dans les villages africains, ils permettent d'y produire de l'énergie utilisée à transformer les productions agricoles ou à mettre en place des projets de pisciculture, d'artisanat, de services ou d'industrie. De quoi développer des activités locales et créer des coopératives d'exploitation. "Les pilotes ont été testés au Kenya (https://www.batiactu.com/theme/theme-afrique-noire.php), au Mali, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. La première phase portait sur six pays et 30 unités", nous assure-t-il. L'objectif serait de multiplier par 100 ce nombre dans les 3 ou 4 ans…

Interrogé sur la possible synergie avec l'initiative de Jean-Louis Borloo pour électrifier l'Afrique, Charles Ifrah répond : "Il a mobilisé des personnalités politiques africaines et françaises de tous bords, et formé un conglomérat de soutiens divers. Mais il n'y a pas eu de concrétisation, aucun fond n'a été levé et le relai a été passé aux Africains eux-mêmes. Il s'agissait de diplomatie économique". Le dirigeant de Desertec Alliance évoque un autre plan, l'Africa Power Vision, "un vrai moteur, avec un programme, des plans d'actions et des capacités concrètes", où l'initiative de Barack Obama "Power Africa".

L'instauration d'une taxe de 0,1 % sur les transactions financières mondiales permettrait, selon lui, de lever 200 milliards de dollars chaque année, autorisant le financement de tous les projets d'énergie, de traitement de l'eau, d'éducation, de soins et d'alimentation en Afrique.
Il signale : "Pour les stations solaires autonomes destinées aux zones rurales hors réseau, qui coûtent 30.000 euros, 10.000 euros sont apportés par des fonds d'investissement et 5.000 euros par du microcrédit. Desertec intervient en soutien".

Le président de l'Alliance estime que ce modèle collaboratif, avec cofinancement local, est économiquement viable et qu'il faut travailler sur la médiation et les collaborations sud-sud. Pour lui, le prochain grand défi, après l'électrification du continent, sera la question de la gestion des déchets, dont des millions de tonnes sont produites chaque année, sans solution de traitement.

rachid75
16/02/2020, 08h43
c'est de la fumisterie.
Comment l'Algérie pourrait-elle alimenter l'Europe ? L'Énergie électrique, ca voyage pas par bateau.

De nos jours c'est faisable , le Canada est en train de realiser un cable sous marin entre la Gaspésie et les îles Madeleines
Les Tunisiens et les Italiens vont achevé dans deux ans le cable sous marin entre la Sicile et la Tunisie , l'électricité produite en Algérie pourra utiliser ce cable , cest vrai ce projet a l'air d'un filmé tiré des oeuvres de Jules Verne , mais peut être qu'un jour il deviendra réalité.

hakimcasa
16/02/2020, 10h07
La Sonelgaz a déjà par le passé (2016) exporté de l’électricité vers l'Espagne et compte encore le faire grâce à l’interconnexion électrique sous-marine qui existe entre le Maroc et l'Espagne et l’interconnexion électrique entre le Maroc et l'Algerie.

Bachi
16/02/2020, 14h10
De nos jours c'est faisable , le Canada est en train de realiser un cable sous marin entre la Gaspésie et les îles Madeleines

oui mais ca coûte énormément cher.

ca ne vaut pas la peine.

Le faire passer par le Maroc et puis Gibraltar, c'est idem.

ecalir
16/02/2020, 14h54
le projet est viable mais à une échelle plus petite, c'est un complément de production d'électricité verte, renouvelable, dans le cadre d'une transformation énergétique.

Bachi
16/02/2020, 15h03
Écalir

On parle de 15 Gw...
Quasiment la moitié de la puissance installée alors qu'il s'agit d'une puissance d'appoint car intermittente.

Je ne crois pas que ce sera rentable, l'énergie solaire, pour le moment. La produire sera trop coûteux.

Bachi
16/02/2020, 15h06
La Tunisie et le Maroc étaient plus intéressés par Desertec car contrairement à l'Algérie, ces 2 pays ne sont pas riches en hydrocarbures et ont un interêt économique évident à s'investir dans le solaire.

Surtout le Maroc, il est favorisé géographiquement. Produire du renouvelable en grosse quantité peut être rentable car l'interconnexion avec l'Espagne permet de transporter les surplus.

ecalir
16/02/2020, 15h13
il faut analyser le projet sur ces deux aspects: technique et financier, mais ca reste une alternative, des centrales solaires pour chaque villes et villages notamment dans le désert, c'est une source d'énergie inépuisable, disponible quasiment toute l'année, et l'export n'est qu'une option.
ce projet doit s'insérer dans un cadre plus globale de développement.

Bachi
16/02/2020, 15h16
disponible quasiment toute l'année

non

...

LIXUS
16/02/2020, 15h34
@Bachi,

Il est possible de produire toute l'année. Au Maroc, il y a plusieurs phases dans le projet Noor avec des solutions différentes (photovoltaïques, miroirs, batteries pour stocker la chaleur et produire pendant 8 h de nuit, thermo-solaires avec tour...).

Le gros avantage qu'on a, c'est aussi le potentiel avec l'éolien grâce aux côtes très ventées. Mais la production n'est pas prévue pour l'exportation, juste couvrir pour l'instant une partie des besoins.

Bachi
16/02/2020, 15h37
Lixus

Oui, je sais...mais ca coûte très cher.
J'ai demandé le prix de revient du kwh Noor produit, tu le connais-tu ?

LIXUS
16/02/2020, 15h54
J'ai lu récemment que l'attribution du contrat Noor Midelt (centrale hybride CSP-PV) au consortium dirigé par EDF Renouvelables a été négocié à un tarif moyen de 6 centimes USD/kWh.

Nouveau record au Maroc avec une centrale hybride CSP-PV de 800 MW, fournissant une énergie solaire pilotable à un tarif moyen de 6
centimes USD / kWh


Cerro Dominador – Centrale PV-CSP – Chili
L’agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) a annoncé le 21 mai l’attribution du contrat de construction et d’exploitation du projet solaire Noor Midelt I à un consortium dirigé par EDF Renouvelables et comprenant Masdar et Green of Africa, un producteur marocain indépendant. Le projet solaire Noor Midelt I est une installation hybride CSP-PV d’une capacité totale de 800 MW et d’une capacité de stockage thermique minimale de cinq heures. Cette centrale, dont la conception technique est en cours de finalisation, produira de l’électricité pour MASEN dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (PPA) d’une durée de 25 ans. Elle constitue une étape importante dans la réalisation de l’objectif du Maroc de générer 52% de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelables d’ici 2030.

Article complet : https://cmi****.org/menacspkip/fr/noor-midelt-i/

Remplace les *** par marseille

Sinon, dans un autre registre, pour l'éolien, il est prévu un coût autour de 3 centimes USD/kWh.

Energie: Le Maroc produira le kWh le moins cher au monde!
Par Nadia DREF | Edition N°:5259 Le 25/04/2018 | Partager
3 cents de dollars est le coût moyen évalué au niveau de 5 sites éoliens
Opter pour les technologies flexibles pour pallier les intermittences
Step marines, Power to X, interconnexion, amendement de la loi… Les chantiers en cours
tranformation_energitique_059.jpg
Le Maroc vise à produire 52% de l’électricité à partir des énergies renouvelables. Des objectifs qui seront largement dépassés

Gaz, éolien, hydraulique, solaire, énergie marine, Power to X, efficacité énergétique… Le Maroc peaufine son modèle pour mieux manœuvrer la transition énergétique grâce à la contribution des énergies renouvelables (EnR). L’enjeu est stratégique: faire face à une demande en croissance annuelle de 5% attendue durant les prochaines années et réduire la dépendance énergétique quasi totale (93%) de l’extérieur, vu la prédominance des produits pétroliers dans la balance énergétique.

«En dépit d’être dominé par les fossiles, le modèle marocain est basé sur la montée en puissance des EnR. Actuellement, le coût de production du kWh à partir des EnR devient le plus compétitif au niveau mondial», confie à L’Economiste Abderrahim El Hafidi, en sa qualité de secrétaire général du ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable, juste avant sa nomination officielle à la tête de l’ONEE, un poste dont il assurait l’intérim.

Et d’ajouter: «Le Maroc s’apprête à produire le kWh le moins cher au monde à partir de l’éolien grâce aux projets faisant partie du programme de 850 MW en phase de lancement. La moyenne sur cinq sites ne dépasse pas 3 cents de dollars/kWh. Le meilleur site le produit à 2,6 cents de dollars, ce qui augure d’un changement radical au niveau du paysage énergétique».

Plusieurs projets sont en cours pour accélérer ce processus et atteindre les objectifs fixés d’ici 2030 pour produire 52% de l’électricité à partir du renouvelable. «Des objectifs qui seront largement dépassés. Nous tablons sur un taux entre 60 et 70%», affirme un responsable marocain, en marge de la 4e édition du dialogue sur la transition énergétique (BETD 2018) qui s’est tenue à Berlin les 17 et 18 avril.

Un événement de taille dont la finalité est de repenser l’énergie et d’accélérer les mises en œuvre au niveau mondial. Personne n’a droit à l’erreur. Les participants à ce forum étaient tous unanimes quant à l’urgence de la mise en place de mesures nécessaires pour prendre le train qui est déjà en marche. Le Maroc n’est pas en reste. Il est tenu d’accélérer le pas s’il ne veut pas rester à la traîne.

Le défi est grand sachant que, jusqu’à présent, le Royaume a une longueur d’avance sur les pays de la région et du continent africain, qu’il doit conserver. Pour atteindre cet objectif, le Maroc développera une capacité additionnelle de production d’électricité, entre 2016 et 2030, de plus de 10 GW de sources renouvelables dont 4.560 MW solaire, 4.200 MW éolienne et 1.330 MW hydro-électrique.

In fine, l’investissement global pour les projets d’électricité de sources renouvelables sera de 32 milliards de DH. Ce qui représente de réelles opportunités d’investissement pour le secteur privé.

Plusieurs chantiers sont en cours. «Le Maroc avance. Le gaz constituera une composante majeure du mix énergétique», souligne El Hafidi. Et d’ajouter: «Les programmes d’énergies renouvelables en cours de réalisation enregistrent un intérêt grandissant de la part des investisseurs nationaux et internationaux et progressent conformément à leur planification initiale».

Pour accélérer la transition énergétique, le Maroc recourt aux technologies flexibles (CCGT, Step…) ciblant surtout les secteurs de l’électricité et de l’industrie.

Y figure un programme de centrales à gaz naturel cumulant une capacité de 4.800 MW entre 2020 et 2030. Centrales CCGT, jetée maritime, terminal GNL, gazoduc de transport, stockage… Autant de moyens retenus pour pallier les intermittences des EnR. Le projet «Gas to power» vise, d’ailleurs, la réalisation d’un terminal gazier pour contribuer à l’importation des besoins du Maroc en gaz naturel.

Ces derniers sont estimés à environ 5 milliards de m3 par an en 2025. Les dernières découvertes de gaz à Tendrara et au Gharb confortent d’ailleurs le Maroc dans ses choix (Cf. L’Economiste du 3 avril 2018).

Article complet : https://www.***.com/article/1027386-energie-le-maroc-produira-le-kwh-le-moins-cher-au-monde
Remplace les *** par leconomiste

Si ces chiffres sont atteints, ça sera alors très rentable.

Cell
16/02/2020, 18h34
L’Algérie veut relancer le Mega-projet « Desertec » (http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?p=6550386#post6550386)





wooooaaaaawwww , rien que ca ........... ils confieront l'etude à une filiale de tahkout .....


un peu de serieux voyons ........ si ce projet voit le jour , et c'est un grand SI , ca sera à l'initiative et sousla houlette de pays maitrisant les différentes technologies qui seraient utilisées ( CSP , PV , Eolien , etc etc etc .....), les pays du sud mettrons à disposition les etendues désertiques et quelques techniciens sur place pour la maintenance ......et bien sur ceux qui investirront leur billes auront besoin de garantie sur le trés long terme ,de pays qui ne sont pas connus pour leur stabilité

Bachi
16/02/2020, 18h47
J'ai lu récemment que l'attribution du contrat Noor Midelt (centrale hybride CSP-PV) au consortium dirigé par EDF Renouvelables a été négocié à un tarif moyen de 6 centimes USD/kWh.

Environ 8 DA donc , le kwh...ca reste un bon coût si avéré.


L'électricité de source énergie fossile coûte à la production en Algérie, autour de 12 DA/KWh, et le prix à la consommation qui est 4 DA.

Peut-être que des mini centrales en Algérie pour appoint local a du sens. Mais en faire une industrie à exporter en Europe, ca n'a aucune rentabilité en plus des difficultés immenses du transport et du coût de ce dernier.

Pihman
16/02/2020, 22h31
Leolien de taraya coute moins que le charbon
Mais il est intermittant

m1111
16/02/2020, 22h44
ATTENTION /:mrgreen:


Maintenant les panneaux solaires sont dépassés car parait il ne donnent qu un rendement de 30% ET NE SONT UTILISABLES QUE DANS CERTAINS CAS

Maintenant il ya DES TUBES GENERATEURS D ELECTRICITé qui donnent un RENDEMENT DE 70 % ( allemand procédé )

:redface:

LockDown
17/02/2020, 07h28
wooooaaaaawwww , rien que ca ........... ils confieront l'etude à une filiale de tahkout .....


Cette histoire de desertec est saisonnière elle refleurit régulièrement dans la presse algérienne durant une semaine ou deux puis disparaît pour quelques mois. C'est une manière d'avoir un truc à raconter.

galaxy
17/02/2020, 12h30
Cela va dépendre des négociations en avril de sonelgaz et de leurs homologues allemand qui ont créé ce projet pour le faire aboutir

Mtim
17/02/2020, 13h15
Cette histoire de desertec est saisonnière elle refleurit régulièrement dans la presse algérienne durant une semaine ou deux puis disparaît pour quelques mois. C'est une manière d'avoir un truc à raconter.

c'est pour faire oublier aux gens le fameux programme 2030 qui a été annoncé en 2015.


Le programme national de développement des énergies renouvelables et fossiles, prévoit une économie de prés de 300 milliards de m3 de gaz à l’horizon 2030, destinées à l’exportation. Une manne financière à ne pas négliger selon les spécialistes. D’autre part, ce programme prévoit pour la même échéance une production d’électricité de source renouvelable d’une importance de 22 GW destiné au marché local et 10 GW pour l’exportation. Dans le même sillage, les énergies renouvelables représenteront 27% de la production globale, et le double de la production actuelle. D’un autre coté, ce programme permettra de réduire l’utilisation des énergies fossiles à hauteur de 9% d’ici 2030.Il est cependant nécessaire pour réaliser ce programme qui dégagera 300 000 postes directs d’emploi, de procéder à des investissements à hauteur de 120 milliards de dollars.

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