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Voir la version complète : La BCE ne modifie pas ses taux directeurs


morjane
12/04/2007, 13h16
La Banque centrale européenne n'a pas modifié ses taux directeurs, comme prévu, laissant son taux de refinancement à 3,75%.

Le taux de facilité de dépôt reste de 2,75% et le taux de prêt marginal de 4,75%. Ces trois taux ont été modifiés pour la dernière fois le 8 mars dernier, lorsque la BCE les a relevés d'un quart de point.

Les marchés attendent surtout du président de la BCE Jean-Claude Trichet, lorsqu'il donnera sa traditionnelle conférence de presse à 12h30 GMT, qu'il leur confirme qu'il y aura bien une nouvelle hausse des taux en juin au vu des solides statistiques parues durant le mois écoulé.

Les commandes à l'industrie restent fortes, les ventes au détail s'améliorent progressivement, le sentiment économique est à son niveau le plus haut depuis 2000 et le taux de chômage a touché un plus bas sans précédent de 7,3%. Et malgré tout, il n'y a aucun signe de pressions inflationnistes naissantes.

Mais il n'empêche que les économistes s'attendent à ce que la BCE muscle un peu sa rhétorique anti-inflationniste, de peur que la santé florissante de l'économie de la zone euro ne porte en germe des tensions inflationnistes, surtout si les négociations salariales débouchent sur des hausses jugées trop généreuses.

On peut penser que la BCE confirmera qu'elle "suivra très attentivement" les risques sur les prix et il se pourrait qu'elle dise que ces risques se sont un peu aggravés, compte tenu d'un environnement de croissance favorable et de la nouvelle hausse des prix pétroliers, font valoir des économistes.

La plupart des économistes interrogés par Reuters la semaine passée prévoyaient une hausse d'un quart de point du taux refi de la BCE d'ici juin, sans préciser le mois. Une minorité, mais qui va croissant, prévoit que le taux refi ait dépassé les 4% d'ici la fin de l'année.

Les économistes doutent que la BCE laisse présager une hausse des taux pour le mois de mai, compte tenu de la vigueur de l'euro, de la crise du crédit immobilier subprime aux Etats-Unis et des incertitudes toujours présentes sur le potentiel de croissance réel de la zone euro.

Par Reuters

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