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Voir la version complète : Pièces archéologiques : pillage à grande échelle


Mha
02/05/2007, 15h25
Le patrimoine matériel et immatériel d'un pays est la mémoire de son peuple, son histoire, son passé sans lequel aucun présent ni avenir ne peuvent être construits. Tel un arbre dont les branches ne peuvent s'élever vers le ciel s'il n'est pas profondément enraciné dans la terre, une société ne peut avancer si elle ne s'appuie pas sur son héritage, legs de ses ancêtres, témoin de ce qu'elle était et de tout ce qu'elle peut prétendre être. C'est pourquoi toute tentative de s'attaquer à un peuple, dans son cœur et son essence, commence par la destruction de son patrimoine culturel dans ses différentes dimensions. Et c'est exactement ce qu'entreprit le colonialisme français dans sa volonté d'annihiler l'histoire séculaire et tellement riche et fabuleuse de l'Algérie. Malheureusement, cette œuvre destructrice est aujourd'hui perpétuée par des sans-foi-ni-loi, algériens et autres, qui n'ont d'autre valeur, d'autre idéal, que l'argent. Peu importe son odeur.

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Mha
02/05/2007, 15h29
Un trafic juteux

Tout le monde se souvient de l’affaire des touristes allemands qui avaient disparu dans le désert algérien en 2004. Redoutant une prise d’otages par les groupes terroristes, les services de sécurité algériens se sont immédiatement mobilisés à la recherche des 5 touristes, et les médias nationaux et internationaux en quête du sensationnel ont immédiatement fait écho de l’affaire.
Mais en réalité, l’affaire était tout autre, puisque l’appréhension de ces pseudos-touristes par les forces de sécurité a permis de découvrir plus de 133 pièces archéologiques de grande valeur (5,2 millions de dinars), dont des grandes meules et des météorites (le coût d’un gramme de ces météorites varie de 10 000 à 20 000 dollars). Jugés par le tribunal de Djanet en novembre 2004, les pilleurs écoperont de 3 mois de prison ferme. Au début des années 1980, trois Espagnols ont été arrêtés entre le Tassili et le Hoggar en possession de plus de 8 000 pièces archéologiques.
Janvier 2004, à Annaba, plusieurs dizaines de pièces mosaïques, poteries, statuettes de déesses et monarques numides, puniques, romaines ont disparu. En 1996, à Guelma, 9 têtes ont été volées au théâtre romain. En 2002, le trésor de M’Daourouch (Souk-Ahras) a été pillé, et 50 000 pièces de monnaies romaines volées. Découverte en mars 2006 d’une statue d’offrande à la divinité romaine de l’agriculture et de la fécondité «Saturne» par la 5e brigade de gendarmerie dans la maison d’un trafiquant de stupéfiants. Statue dérobée en novembre 2003 au musée de Djemila.
En septembre 2006, les services de la police des frontières de l’Aéroport d’Alger ont arrêté un Chinois, ingénieur travaillant dans une entreprise chinoise établie en Algérie, en possession de 3 pièces archéologiques enfermant des fossiles de 1 million d’années subtilisées à Adrar. En avril 2006, ont été saisies à Souk-Ahras lors d’un contrôle routinier à la frontière tunisienne, 11 pièces romaines remontant à 242 après notre ère et de pièces de l’empereur romain Gordianus ( 238-244 avant notre ère) dissimulées dans une voiture.
Plus récemment, en janvier 2007, il y eut le démantèlement d’un réseau constitué de 3 individus ayant volé du musée Djibrine au parc national de Tassili, 98 pièces archéologiques dont des sculptures classées patrimoine mondial par l’Unesco.
Toujours en janvier 2007, on a signalé la disparition de 64 pièces archéologique (bifaces, hachereaux, nucléus, pédoncules, lames, pointes de flèches – qui peuvent être vendues à 45 000 euros pièce -, foliacées) volées dans le même musée.
Et les histoires de ce genre ne manquent pas. C’est un pillage en règle que subit notre patrimoine culturel depuis de longues années. Selon le bureau d’information de la police, en 2005 ses services ont saisi pas moins de 444 artefacts archéologiques et 111 pièces de monnaies. Dans son bilan 2006, la gendarmerie nationale fait état de la récupération de 1 127 pièces archéologiques dont 1 031 pièces antiques et 96 anciennes monnaies. De son côté, la brigade régionale de la préservation du patrimoine affiliée aux services des douanes a récupéré, en janvier 2007 à l’aéroport Aguenar de Tamenrasset, 250 pièces archéologiques et présenté le bilan selon lequel 3 200 pièces archéologiques ont été récupérées en 2006.
Le problème du pillage du patrimoine culturel n’est pas propre à l’Algérie puisque chaque année entre 6 et 8 milliards d’euros d’œuvres d’art sont volés dans le monde.
Plus de 5 620 pièces archéologiques ont été saisies par les douanes françaises en 2004-2005 et rendues au musée de Niamey au Niger. En Egypte, plus de 1 500 affaires de vol, de fouilles illicites et de trafic de pièces archéologiques sont traitées par an.

Mha
02/05/2007, 15h31
Les plaques tournantes




Malgré la convention internationale sur la sauvegarde et la protection du patrimoine culturel, il reste que certains pays se distinguent par le manque de coopération et l’absence de contrôle (volontaire ou non) pour ne pas dire une certaine complaisance et permissivité quand il s’agit du trafic de biens culturels. Véritables plaques tournantes de ce trafic, ces pays font la joie des receleurs et autres réseaux de malfaiteurs ayant investi le domaine, ce qui induit inéluctablement le blanchiment d’argent.
«La Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et Israël sont de véritables plaques tournantes du trafic des pièces archéologiques et culturelles», atteste le commissaire Moulaï avant d’ajouter : «la plupart des pièces volées à travers le monde transitent par ces pays pour se voir délivrer des certificats d’authenticité et de conformité, ainsi, elles peuvent être exportées en toute légalité.»
Le même responsable nous informe du cas des saoudiens qui se sont spécialisés dans le trafic de manuscrits anciens à partir de l’Algérie qu’ils acheminent via Adrar et le Maroc pour ensuite les rapatrier chez eux.

Mha
02/05/2007, 15h33
Pièces récupérées


Grâce à la coopération internationale, des pièces archéologiques et culturelles ont pu être récupérées.
c’est ainsi qu’en 1999, la coopération avec les autorités tunisiennes a permis la récupération de 11 objets archéologiques dont 2 volés au musée de Guelma durant la même année que les 9 autres volés d’un site archéologique situé à Tébessa (dont le vol n’a pas été signalé).
En 2002, les services de police français ont récupéré 2 toiles de peinture «la biche morte» et «la bique» respectivement œuvres de Gustave Courbet et Jean-François Millet, volées au musée d’Oran. Ces toiles sont en phase de récupération par l’Algérie.
En 2004, les services de police américains ont retrouvé la tête de Marcus Orélius au niveau d’une maison de vente aux enchères aux Etats-Unis. Celle-ci fait l’objet de négociation pour sa récupération.

Mha
02/05/2007, 15h34
Une brigade : des missions




Structure n La brigade centrale de lutte contre le trafic illicite de biens culturels et vols d’objets d’art, affiliée à la direction de la police judiciaire (le noyau s’est constitué en 1997), fut créée fin 1996.
«C’est suite, aux 3 grands vols d’importance et de la valeur inestimable des objets ciblés qui se sont déroulés en 1996 en l’occurrence celui perpétré au musée de Guelma où 9 têtes d’une famille impériale romaine (dont celles de Karakala et de Julien Thomas) et de divinité romaine au musée de Skikda (9 têtes en marbre blanc dont la tête de Marcus Orélius empereur romain) et le musée du site archéologique d’Hippone «Annaba» où une fontaine en forme de tête dite le «masque Gorgone» a été dérobée, que la police a décidé à l’instar des autorités concernées de créer «la brigade», explique le commissaire de police Moulaï Achour chef de la brigade et spécialiste dans le domaine des Antiquités.
Cette brigade a pour missions : la lutte contre toutes formes d’atteinte au patrimoine culturel (en incluant atteinte à la propriété littéraire et artistique : droits d’auteur) sur tout le territoire national, l’enquête opérationnelle, l’élaboration de stratégie de lutte contre toute forme d’atteinte au patrimoine, vol ou trafic illicite des objets considérés comme biens culturels ainsi que la dégradation et le pillage des sites archéologiques. Elle assure l’orientation et la coordination des enquêtes menées par les services de la police judiciaire au niveau des wilayas et l’élaboration des statistiques et analyses des données.
Autre mission inhérente à la brigade et qui du reste est d’une importance primordiale, est celle relative à la sensibilisation, en particulier, des services de police locaux, responsables des musées et tous les acteurs du domaine pour qu’ils arrivent à assimiler l’importance et la valeur pécuniaire, historique et identitaire des objets.
D’ailleurs, et dans ce sens, les gens de la brigade (personnel spécialisé en archéologie et objets culturels) ont suivi un stage en France au niveau de l’office central de lutte contre le trafic illicite des biens culturels. En 2006, une vingtaine de cadres ont été formés dont deux cadres de la gendarmerie nationale sur les techniques d’enquête en matière de trafic en plus des séminaires et des conférences.
Consciente de l’importance et surtout de la sensibilité de la tâche, la brigade travaille en relation étroite avec plusieurs organismes nationaux et internationaux. C’est le cas avec le ministère de la culture pour l’échange d’informations sur la situation, les conservateurs des musées, les archéologues et les experts de l’agence nationale d’archéologie et protection des sites et monuments historiques (pour expertises) ainsi que les antiquaires au niveau national. Elle travaille en collaboration avec l’organisation internationale de police criminelle (Interpol) pour l’échange de renseignements sur les réseaux criminels et leurs modes opératoires, la recherche au niveau national des œuvres d’art et d’objets d’antiquité, signalés être volés et destinés à l’étranger. Cependant,«la protection du patrimoine n’est pas l’affaire de la police uniquement. C’est la responsabilité de tout le monde et du citoyen avant tous», conclue le commissaire.

Mha
02/05/2007, 15h36
103 personnes impliquées




l Depuis 1996, plus de 47 affaires ont été traitées par La brigade dont 35 ont été résolues, le reste est en cours avec des dossiers formalisés.
Le nombre d’œuvres et objets d’art antique volés : ( depuis 1996 au 1er trimestre 2007)
- 478 œuvres et objets archéologiques et anciens en bronze, marbre, terre cuite des périodes romaine et byzantine pour la plupart.
- 52 900 pièces de monnaies en argent, bronze et or (les plus importantes contrairement à ce qu’on pourrait croire sont les pièces en bronze, qui datent de l’ère punique).
Nombre d’objets récupérés :
- 408 œuvres et objets d’art antiques.
- 5 572 pièces de monnaies dont 1930 ont fait l’objet de tentative d’exportation (périodes romaine et turque).
Nombre de personnes impliquées :
- 103 dont 31 sous contrôle judiciaire.

Mha
02/05/2007, 15h39
Les affaires les plus importantes traitées par la brigade




1996 :
- Tentative d’exportation d’un lot de 1 116 pièces archéologiques des ères romaine et byzantine au niveau du port d’Oran mise en échec.
1999 :
- Disparition de la baigneuse du grand lac exotique d’El-Hamma (de l’artiste Jean- Louis Beguet) signalée volée en 1996.
- Disparition de 7 objets (berbères et turcs) au niveau du musée le Bardot (volé entre 1995 et 1998).
2000 :
- Les services de police d’Oran en collaboration avec la brigade ont récupéré 69 objets préhistoriques et de la période romaine volés au musée de Zabana (Oran). Durant la même période, 29 objets antiques et 480 pièces de monnaie datant de différentes époques ont été récupérées.
2001 :
- Musée de Timgad, vol de la tête d’Adrian (empereur romain) une pièce très importante et rare, l’enquête est en cours.
2002 :
- La police d’Alger en collaboration avec la brigade récupère la statue de la beigneuse.
- Alger, récupération du buste de Marie-Anne en bronze, objet d’un trafic illicite.
2003 :
- Récupération de 6 objets anciens, volés à la résidence de la wilaya de Souk-Ahras.
- Récupération d’une toile de peinture de l’artiste algérien Zodmi «Portrait de femme» volée en 2000.
2004 :
- Vol de pièces de monnaies, 4 en or et 1 en bronze à Tipaza, d’une valeur historique importante.
2005 :
- Khenchela, vol de plus de 130 objets archéologiques produits de fouilles (dont une dizaine de pointes de flèches préhistoriques.
- Vol de 4 manuscrits au niveau d’un particulier.
- Vol et détention illicite de 2 fioles en céramique et d’un plat exceptionnel en verre multichrome datant de l’époque antique dit «Assiette de Juba II» du XIIe siècle.
- Non déclaration de 19 objets des époques romaine, byzantine et turque dans la résidence d’un collectionneur.
- Détention et tentative d’exportation de 376 pièces archéologiques via le port d’Alger.
2006 :
- 7 objets récupérés après une enquête sur Internet. (Il s’agit de l’affaire de Khenchela).
- Les services de police de Sétif en collaboration avec la brigade ont récupéré 30 objets archéologiques dont des pièces imitées et contrefaites. (Utilisation de marbre ancien, sur lequel les faussaires sculptent des figurines ou autres afin d’induire en erreur en cas de datation).
- Les services de police de Tébessa en collaboration avec la brigade ont récupéré 1 statue et 91 pièces de monnaies anciennes de l’époque romaine.
2007 :
- L’affaire du musée de Djibrine : 98 objets préhistoriques récupérés par les services de police d’Alger.
- Vol de 2 manuscrits d’El- Mouaâtassim et d’un autre sur l’imam Ali, datant des VIIIe et XIIe siècles, de chez un collectionneur à Alger.

Mha
02/05/2007, 15h42
L’Histoire se construit pièce par pièce
Par Samir Azzoug



Valeur n Le patrimoine culturel d’un pays reflète la personnalité du peuple qui l’habite. Un objet archéologique est une histoire. Il a une âme. Qui d’entre nous serait prêt à sacrifier une parcelle de l’histoire de sa famille ?
Chacun de nous a gardé des traces de son passé récent. Chacun a une petite boîte ou un coffre conservé, jalousement, dans un placard ou sur une armoire dans lequel, il a conservé des photos d’enfance, une poupée avec une jambe manquante, des bulletins de notes avec deux ou trois zéro et différents objets fétiches. Le tout pour garder ne serait-ce qu’une trace de son vécu, des bribes de joie surtout, pour les raconter plus tard, preuve à l’appui, à sa descendance.
Comme un testament à l’allure d’un livre à feuilleter, à chaque fois, que l’on a envie de remonter le temps. Comment peut-on être si pointilleux quand il s’agit de sa vie personnelle et complètement irresponsable lorsqu’il en va de la vie communautaire ?
La méconnaissance de l’importance des pièces archéologiques de la part des citoyens, additionnée à la cupidité de certains énergumènes spécialisés dans la vente et le recel de ces objets de valeur font beaucoup de mal à nôtre patrimoine archéologique et culturel. Comme pour toute créature organique, ces pièces archéologiques sont de véritables éléments entrant dans la constitution de l’ «Adn» d’une nation. C’est à partir de ces repères qu’une reconstitution historique de l’identité nationale est établie et l’âme d’une société sondée. Malheureusement, dans notre pays, le désir de possession et la frénésie du gain facile n’ont aucune limite. C’est ainsi que dans plusieurs régions du pays, lors de constructions licites et illicites les traces du vécu de nos aïeux sont mises à jour, mais de peur de se voir réquisitionner le terrain où de subir du retard dans les chantiers, ces vestiges sont tus et enterrés pour plusieurs décennies pour ne pas dire des siècles. Alors que la loi est très claire là-dessus, puisque toute découverte d’objet culturel doit être immédiatement signalée aux autorités locales compétentes, sous peine d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et une amande allant de 10 000 à 100 000 dinars. ? ce sujet, Mme Dahmani-Younsi Nawel, sous-directrice de la sécurisation des biens culturels, nous dira que la loi 98-04 protège le patrimoine en général. «En cas de découverte de pièces ou de traces archéologiques lors d’un déblayage de terrain, les travaux sont immédiatement arrêtés. Une fouille de sauvetage est effectuée afin d’arrêter la datation des objets trouvés. Et selon l’importance de la découverte, le chantier subit un nouvel aménagement, en prenant en considération la préservation de la parcelle sur laquelle, les objets ont été trouvés.» Concernant les archéologues algériens, notre interlocutrice atteste qu’«ils sont disponibles et compétents, mais un manque est ressenti dans la restauration des vestiges. D’ailleurs, c’est pour cela qu’une école de restauration de biens culturels sera lancée cette année. En plus, l’agence d’archéologie créée, en 1987, sera restructurée en centre de recherche archéologique, qui sera mis en place cette année et en office de gestion et d’exploitation des biens culturels». parallèlement, une journée d’information sur les textes régissant le métier d’antiquaire aura lieu en ce mois de mai.
Parcs algériens classés
n En outre l’Algérie compte six sites naturels inscrits comme réserves de biosphère par l’unesco, il s’agit des parcs de Tassili (Tamanrasset) en 1986, El Kala (El Taref) en 1990, Djurdjura (Tizi Ouzou) en 1997, Chréa (Blida) en 2002, de Taza (Jijel) en 2004 et de la Valée du M’Zab.

Mha
02/05/2007, 15h44
Convention internationale




Le 24 juin 1974 l’Algérie a été le 6e pays après les Etas-Unis, l’Egypte, l’Irak, la Bulgarie et le Soudan à ratifier la convention internationale pour la protection du patrimoine culturel mondial. Cette convention a vu le jour lors de la tenue de la conférence générale de l’organisation mondiale des nations unies pour l’éducation, la science et la culture en 1972 à Paris. Dans ses articles, la convention stipule qu’afin d’assurer une protection et une conservation du patrimoine culturel, les Etats signataires s’efforceront d’assigner une fonction au patrimoine dans la vie culturelle et intégrer la protection de ce dernier dans les programmes de planification générale ; d’instituer un ou plusieurs services de protection ; de développer les études et recherches de protection, de présentation et de mise en valeur du patrimoine ainsi que de prendre les mesures juridiques, scientifiques, administratives et financières pour la protection de son patrimoine.
Par ailleurs, l’article 27 de la convention stipule que les Etats signataires s’efforcent par tous les moyens appropriés, notamment par des programmes d’éducation et d’information, de renforcer le respect et l’attachement de leurs peuples au patrimoine et s’engagent à informer largement le public sur ce patrimoine. La convention a été ratifiée par 172 pays sur les 188 membres de l’Unesco.
Rappelons qu’en 2002, au cours des travaux qui se sont tenus en Hongrie, le comité du patrimoine mondial avait classé le site archéologique de Tipaza sur la liste «en péril» après avoir constaté, selon le comité, la détérioration des vestiges causée par l’absence d’un instrument de gestion efficace, le manque d’entretien, les actes de vandalisme, et surtout par une urbanisation accrue et incontrôlée à l’intérieur du périmètre du site. Ceci a fait réagir les autorités algériennes avec force dénonçant une décision arbitraire mue par des arrières -pensées politiques. Ce qui a conduit en 2006 au retrait du site de Tipaza de la fameuse liste «en péril».

Faïrouze
02/05/2007, 15h46
Et si on devait prendre en compte les toiles d'Etienne Dinet qui ont été pillé pour se retrouver dans les salons de certains arrivistes ne comprenant rien à l'art... Ah Mes ailleux...

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