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Voir la version complète : Louisa Hanoune à Aïn Defla


Mha
03/05/2007, 16h49
J'ai choisi de parler de ce sujet pour deux raisons:
Primo,Ain Defla est ma wilaya et Secondo,Louiza Hanoun est selon moi, la personalité politique algérienne la plus intègre,honnête et c'est ma candidate préférée pour succéder au président Bouteflika.
Je ne peux pas parler de sa compétence,car elle n'a jamais exercé le pouvoir,mais ce qui est sur,c'est qu'elle est une opposante politique efficace,elle a été à l'origine du retrait de la loi controversée sur les hydrocarbures alors que tous les "beni oui oui" de la coalition au pouvoir ont voté pour....
PS:La tete de liste du PT pour Ain Defla est une femme:5:

L'article de M. N. (Le Quotidien d'Oran):
La présidente du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune a animé mardi à 17 heures un important meeting dans la salle du cinéma «Douï» à Aïn Defla dans le cadre de la campagne des législatives du 17 mai prochain.

Saisissant l'occasion de la fête des travailleurs qui dit-elle «doit être aussi l'occasion de dresser un bilan sur la situation du monde du travail» un bilan peu reluisant» selon elle :»avec 20.000 travailleurs qui n'ont pas touché leur salaire. La précarité de l'emploi avec des dispositifs qui ont démontré leur échec... ANSEJ - ANGEM ... CNAC... des milliers d'entreprises fermées et 1,200 million d'emplois supprimés, des retraités qui vivent dans le besoin...».

Une grande partie de son allocution a été aussi consacrée «aux grandes actions» de son parti «contre les multinationales dont le but unique est de nous déposséder de nos richesses». Pour la présidente du P.T., «ces multinationales sont aidées et soutenues par ceux qui ne cessent de clamer sur tous les toits que la privatisation est incontournable».

Pour Louisa Hanoune, «nous avons les moyens de sauvegarder notre patrimoine, nos richesses à l'exemple des victoires remportées par certains pays comme le Vénezuela, victoires contre les appétits voraces des grandes multinationales américaines et européennes».

Elle dénonce le ministère de la Participation en affirmant que «son responsable continue à oeuvrer et manoeuvrer pour plus de privatisations qu'elle qualifie de bradage de l'économie nationale» citant à titre d'exemple l'unité de jus de fruits «N'gaous mise à prix à 195 milliards et qui a été cédée à 72 milliards à quelqu'un qui devait à cette entreprise quelques 5 milliards. Dans la foulée, elle désigne la source des problèmes que rencontre l'Algérie «Ce sont les Américains... parce que l'Algérie leur a refusé l'installation de bases militaires dans le sud , parce que la loi «scélérate» sur les hydrocarbures a été retirée...».

Hanoune se dit convaincue que «notre survie, nous la devons à notre unité nationale, et à la sauvegarde de nos richesses par la réappropriation de ce qui a été déjà cédé, il en va de notre service, de notre indépendance...» Un discours souvent ovationné et ponctué de youyous...

Revenant au rendez-vous du 17 mai elle présente, à Aïn Defla, une tête de liste d'Alger, syndicaliste, fonctionnaire du ministère des Travaux publics, le S/G de wilaya du P.T. «lui a cédé sa place selon Louisa Hanoune... préférant continuer l'action syndicale...».

Faisant allusion au député sortant, élu au nom du P.T., elle affirme qu'il a dévié en démissionnant 3 mois après «refusant» selon ses dires de reverser de l'argent au parti». Pour prévenir ce cas de figure, la responsable du P.T dit avoir pris les mesures nécessaires à savoir un engagement signé et légalisé joint à une démission dûment légalisée et non datée... pour les postulants au poste de député».

nassim
03/05/2007, 23h59
N'abusez pas de majuscules dans les titres/messages, SVP : http://www.algerie-dz.com/forums/faq.php?faq=vb_read_and_post#faq_redaction_topic

kaiser sosi
04/05/2007, 00h30
mais ces des nom propres?il faut les mettres au magiscule au debut de chaque mot propre,

Mha
10/05/2007, 18h58
Louiza Hanoune se plaint des médias qui pénalisent son parti sur le plan des comptes-rendus,alors,je me permets d'evoquer ses activités sur FA ;)

C’est une Louisa Hanoune résolument offensive, voire agressive avec la voix un peu plus éraillée qu’habituellement qui a pris la parole devant près de 800 personnes à la maison de la culture Mohamed Laïd El Khalifa. «Des militants […] des vrais […] pas de la grossière importation par convoi de bus comme le font les autres», sont les premiers propos de la pasionaria algérienne. De l’agressivité parce que la première responsable du PT a énormément payé de sa personne en animant hier à Constantine son 27ème meeting après avoir traversé le pays d’est en ouest et du nord au sud. De l’agressivité aussi à l’endroit des médias qui pénalisent le Parti des travailleurs sur le plan des comptes-rendus : «Non pas vous les correspondants, je sais que vous faites votre travail […] Je sais que les blocages s’opèrent ailleurs.» Louisa Hanoune venait littéralement de mettre tout le monde dans son camp. Elle se chargera ensuite de faire une radioscopie de l’Algérie de l’avènement du multipartisme à la période post-réconciliation nationale, s’arrêtant sur les pages sombres qu’a vécues l’Algérie en tenant à souligner qu’à aucun moment le discours général, les mises en garde, les renoncements au nom de la cohésion nationale du Parti des travailleurs n’ont été feints ou empreints de politique politicienne : «Oui nous avons été partie prenante du contrat de Rome […] Oui nous avons adhéré au projet de loi sur la réconciliation nationale […] Oui nous avons souscrit et applaudi aux résultats du référendum […] Le temps nous a donné raison.»
En assumant encore et toujours ses positions controversées et dénoncées par ceux qu’elle considère comme prétendument démocrates, elle martèlera, visiblement à l’intention de Chawki Salhi et Amara Benyounes : «Le PT ne répondra pas aux provocations d’un parti qui n’a pas de programme politique et encore moins à un autre conçu dans des laboratoires américains.» En évoquant les Américains, la pasionaria s’est immédiatement trouvée dans cet exercice de prédilection qu’on lui connaît et qui consiste à redonner à l’impérialisme américain la dimension que le peuple algérien lui a connue naguère sauf que conjoncturellement l’heure est aujourd’hui plus grave avec le concept de mondialisation d’une stratégie socioéconomique sans visage humain et dont les conséquences sont payées par les peuples.
Louisa Hanoune fera cas dans cet ordre d’idées du fameux GMO, «cette conception de la démocratie élaborée par les Américains à l’intention des pays du Moyen-Orient et dont l’objectif réel est de parcelliser des nations dont le seul tort est d’être riches parce qu’elles possèdent des gisements de pétrole, de minerai, de diamants […]». Or, dira-t-elle, «l’Algérie fait partie de ces pays très riches comme peut en témoigner la découverte d’un gisement de diamant, deuxième dans le monde par son importance. Et comme par hasard il y a un phénomène concomitant qui surgit juste après ça : la naissance d’une annexe d’Al Qaïda, celle-ci pour le Maghreb». Et l’oratrice de donner ses explications sur la nature de certains événements déstabilisateurs au sein de l’Algérie en citant notamment le rejet de la loi sur les hydrocarbures ou encore le refus de l’installation d’une base aérienne à Tamanrasset et les conséquences qui en ont suivi, autrement dit des actions terroristes qu’elle impute à l’impérialisme américain et au capital international. La première secrétaire du PT socialisera à l’extrême ses propos en citant de nombreux exemples pour imager son discours évoquant ainsi «le processus de cession définitive, concession ou participation des sociétés étrangères dans de nombreux pans stratégiques de l’économie nationale, le démantèlement de l’appareil de production nationale» auxquels elle opposera l’inertie des parlementaires qui «ne sont là, à l’exception des nôtres, que pour valider des mesures qui portent atteinte à la souveraineté nationale». Louisa Hanoune dira la tragédie que vit la jeunesse à travers le chômage en ironisant sur «des statistiques allègrement balancées et dont on se demande avec quel aplomb ceux qui les concoctent ont le courage d’affirmer que celui-ci [le chômage] a diminué et est passé successivement de 18 à 13, voire à 9%. Le plus dramatique est que les concepteurs de ces aberrations les confirment en soulignant qu’un jeune à une table de cigarettes est un emploi créé, ou encore qu’un contrat de six mois absout son bénéficiaire de la question du chômage».
«Nous avons fait une campagne sérieuse, nous avons rempli les salles, nous avons convaincu les populations en allant vers elles non parce qu’il s’agit d’élections car nous n’avons pas cessé de le faire durant toute l’année, nous avons été sincères et nous le resterons», dira l’oratrice au millier de personnes présentes pour laisser retentir des applaudissement nourris et des youyous.
A. L. (La Tribune)

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