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Voir la version complète : Royal et Sarkozy: leur programme pour les NTIC


morjane
07/05/2007, 14h38
Réduction de la fracture numérique

Ségolène Royal a repris dans son programme un des objectifs majeurs fixés par Michel Rocard, dans son rapport «République 2.0 bêta»: porter à 75% le nombre de foyers français connectés à internet. Pour développer les accès à internet, elle mise sur une coopération entre les collectivités locales, les opérateurs et l'État. Mais surtout, elle veut mettre en place un tarif social pour internet, de l'ordre de 5 euros par mois, pour aider les familles les plus démunies.

Pour permettre l'équipement informatique des foyers, la candidate s'appuie sur les recommandations publiées par le collectif Renaissance Numérique, qui rassemble une vingtaine de patrons de l'internet français: dons d'ordinateurs aux salariés par les entreprises, mise à disposition d'ordinateurs recyclés à bas prix; ou encore aide aux foyers en situation difficile.

Nicolas Sarkozy reprend l'objectif fixé par le gouvernement actuel: 4 à 5 millions d'abonnés en très haut débit d'ici à 2012. Et mise lui aussi sur un rôle accru des collectivités territoriales pour y parvenir. Pas de tarif social de l'internet dans son programme, en revanche.

Côté équipement informatique des foyers, le candidat UMP peut se prévaloir de l'action gouvernementale, qui a lancé avec succès l'opération Micro-portable à un euro par jour pour les étudiants. Le candidat entend donc pérenniser cette mesure et avoir recours aux solutions alternatives par Renaissance Numérique pour toucher d'autres segments de la population.

Développement économique de la filière des TIC

Nicolas Sarkozy applique ici aussi le coeur de son programme: réhabiliter le travail. Il propose de créer un écosystème favorable à l'innovation, notamment en permettant l'émergence de business angels. Il entend ainsi défiscaliser les investissements faits dans les PME, et permettre à certaines universités de devenir des incubateurs d'entreprises.

Ségolène Royal mise aussi sur les business angels pour augmenter les capacités d'investissement. Elle compte adapter son dispositif de "Small Business Act" aux contraintes des entreprises numériques, et développer une politique de coordination entre les budgets de la recherche et de l'innovation, les instruments de pilotage industriels et les agences de soutien aux PME.

Utilisation des logiciels libres

Ségolène Royal estime que les logiciels libres doivent être une composante clé pour la modernisation de l'administration publique, tout en basant le choix sur des critères d'efficacité avant tout.

Nicolas Sarkozy pense que l'administration doit étudier la possibilité d'utiliser les logiciels libres au cas par cas, à chaque fois que celui-ci présente des avantages en termes de coûts ou de sécurité. En revanche, il semble plutôt favorable aux brevets logiciels: dans sa réponse tardive au questionnaire du site candidats.fr, il se prononce en faveur de «solutions pragmatiques permettant de corriger les abus qui pourraient être faits du système actuel et de préserver la liberté de choix de l'inventeur». Le candidat de l'UMP n'a toutefois pas encore de position complètement tranchée sur ce point.

Droit d'auteur sur internet

Nicolas Sarkozy s'est déjà résolument prononcé contre le concept de licence globale pour légaliser les échanges sur internet. Il entend réaliser, d'ici à la fin 2007 un bilan de l'application de la loi Dadvsi, notamment pour «évaluer les conséquences de la suppression par le Conseil constitutionnel du dispositif de riposte graduée». Ce dispositif qui permettait d'infliger des sanctions proportionnées et graduées aux internautes pris en flagrant délit de téléchargement illégal.

Ségolène Royal s'est prononcée pour un dispositif qui ressemble beaucoup à la licence globale, mais son programme n'en fait pas mention. La candidate du PS affirme que la loi Dadvsi sera remodelée si elle est élue.

Par Zdnet

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