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mendz
29/05/2007, 23h53
La Russie effectue un tir d'essai de missile destiné à contrer le projet de bouclier américain

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.05.07 | 20h34 • Mis à jour le 29.05.07 | 21h07

Dans la crise qui oppose Moscou à Washington sur le projet américain de bouclier antimissile en Europe, un nouveau palier a été franchi, mardi 29 mai, avec, côté russe, le tir d'essai d'un nouveau type de missile, explicitement destiné à contrer la menace que représenterait le bouclier pour la Russie.

A 14 h 20 (12 h 20, heure de Paris), un missile intercontinental à tête multiple RS-24 a été tiré d'une base mobile de lancement sur le cosmodrome de Plesetsk, à environ 800 km au nord de Moscou. Moins d'une heure plus tard, le commandement des forces stratégiques de missiles annonçait que le projectile avait atteint sa cible sur le site de Koura, sur la péninsule de Kamtchaka, dans l'Extrême-Orient russe.

D'après des experts militaires russes, le test effectué s'inscrit dans le cadre de la "réaction hautement efficace" promise par Vladimir Poutine au projet américain. Ce qu'a confirmé officiellement le premier vice-premier ministre russe, Sergueï Ivanov, prévenant que ce missile pouvait briser n'importe quel bouclier. Interrogé par l'agence Interfax, M. Ivanov a déclaré que les "nouveaux systèmes tactiques et stratégiques [russes] peuvent surpasser tout système de défense antimissile existant ou à venir". "Donc du point de vue de la défense et de la sécurité, les Russes peuvent être tranquilles", a-t-il ajouté.

"IL EST NOCIF ET DANGEREUX DE TRANSFORMER L'EUROPE EN POUDRIÈRE"

De son côté, Vladimir Poutine a répété son opposition au projet américain. "Nous considérons qu'il est nocif et dangereux de transformer l'Europe en poudrière et d'y accumuler de nouvelles armes", a-t-il affirmé à l'occasion de la réception au Kremlin du premier ministre portugais, José Socrates. "Cela crée des risques nouveaux et inutiles pour l'ensemble du système des relations internationales et européennes", a-t-il ajouté en prenant à témoin son hôte, dont le pays assurera à compter du 1er juillet la présidence tournante de l'Union européenne.

Les Etats-Unis présentent leur projet de bouclier antimissile comme une nécessité pour se protéger des tirs éventuels d'"Etats voyous", Iran ou Corée du Nord. Le projet prévoit l'installation d'une dizaine de rampes de fusées interceptrices en Pologne et d'une station radar en République tchèque.

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