Thirga.ounevdhou
02/06/2007, 13h51
La Journée mondiale sans tabac a été célébrée cette année à Blida au cours d’une manifestation scientifique organisée par la Société algérienne d’oncologie thoracique (SAOT).
Le thème retenu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est le tabagisme passif et la fumée secondaire.
Le tabac est la deuxième plus grande cause de mortalité dans le monde, dès lors que près de 650 millions de personnes fument dans le monde.
«Si les tendances actuelles de la consommation de tabac se maintiennent d’ici à 2020, le nombre de décès dû au tabagisme atteindrait 10 millions par an dont 70% de ces décès surviendraient dans les pays en développement», nous dira le Pr Dekkar, représentant de l’OMS en Algérie.
Il est alarmant de constater que des centaines de milliers de personnes qui n’ont jamais fumé meurent chaque année de maladies dues à l’inhalation de la fumée de cigarettes.
Selon les estimations de l’OMS, au moins 200 000 travailleurs meurent chaque année du fait d’une exposition à la fumée secondaire au lieu de travail. Plusieurs études scientifiques ont prouvé que l’exposition à la fumée du tabac provoque les maladies graves et que la fumée secondaire contient plus de 4 000 produits chimiques connus dont plus de 50 sont cancérigènes.
Quatorze communications ont été présentées au cours de cette manifestation scientifique qui a eu lieu à la salle de conférences à la cité universitaire Benboulaïd de la ville des Roses. Un panel d’experts était présent à la rencontre de Blida, entre autres, les professeurs Rachida et Kamel Merad, Hafiz, Brouri (Alger), Bachir Ridouh (Blida), Moumeni (Sétif) Taleb (Sidi Bel Abbès), Rezkallah (Oran), Djebbar (Batna) et Lamara (CPMC).
Il ressort des débats que notre pays dispose d’une législation interdisant de fumer dans les lieux publics qui n’a jamais été appliquée.
De même que l’industrie du tabac a constamment induit le public en erreur et l’a désinformé sur les risques sanitaires et les dangers du tabagisme passif.
Notons que cette manifestation scientifique était placée sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Le Dr Ameur Soltane, président de la SAOT dira à ce sujet : «Il s’agit pour nous d’un signal fort des pouvoirs publics quant à leur implication dans la lutte contre les fléaux que sont le cancer et le tabac» et d’ajouter que «l’Algérie a ratifié la convention cadre de l’OMS relative à la lutte anti-tabac qui augure d’une meilleure prise en charge à l’avenir».
Les participants ont adopté, à l’issue de cette rencontre, des recommandations qu’ils ont dénommées la charte de Blida.
Dans cette charte de onze points, les experts algériens demandent l’application effective de la réglementation qui interdit de fumer dans les écoles, universités, hôpitaux, institutions et entreprises, ainsi que l’aménagement d’espaces non fumeurs et de consacrer 1% du produit des taxes sur la vente de tabac pour financer les activités scientifiques de lutte anti-tabac et celles inhérentes aux cancer.
Il convient de signaler que les autorités locales n’ont pas apprécié à sa juste valeur cette manifestation scientifique, et ce, malgré l’engagement verbal du wali de Blida. La Wilaya s’est contentée uniquement «de dégager une cité universitaire» pour de grands experts. Ce qui n’est pas le cas de la direction de la santé qui a affiché toute sa bonne volonté.
- La Nouvelle Republique
Le thème retenu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est le tabagisme passif et la fumée secondaire.
Le tabac est la deuxième plus grande cause de mortalité dans le monde, dès lors que près de 650 millions de personnes fument dans le monde.
«Si les tendances actuelles de la consommation de tabac se maintiennent d’ici à 2020, le nombre de décès dû au tabagisme atteindrait 10 millions par an dont 70% de ces décès surviendraient dans les pays en développement», nous dira le Pr Dekkar, représentant de l’OMS en Algérie.
Il est alarmant de constater que des centaines de milliers de personnes qui n’ont jamais fumé meurent chaque année de maladies dues à l’inhalation de la fumée de cigarettes.
Selon les estimations de l’OMS, au moins 200 000 travailleurs meurent chaque année du fait d’une exposition à la fumée secondaire au lieu de travail. Plusieurs études scientifiques ont prouvé que l’exposition à la fumée du tabac provoque les maladies graves et que la fumée secondaire contient plus de 4 000 produits chimiques connus dont plus de 50 sont cancérigènes.
Quatorze communications ont été présentées au cours de cette manifestation scientifique qui a eu lieu à la salle de conférences à la cité universitaire Benboulaïd de la ville des Roses. Un panel d’experts était présent à la rencontre de Blida, entre autres, les professeurs Rachida et Kamel Merad, Hafiz, Brouri (Alger), Bachir Ridouh (Blida), Moumeni (Sétif) Taleb (Sidi Bel Abbès), Rezkallah (Oran), Djebbar (Batna) et Lamara (CPMC).
Il ressort des débats que notre pays dispose d’une législation interdisant de fumer dans les lieux publics qui n’a jamais été appliquée.
De même que l’industrie du tabac a constamment induit le public en erreur et l’a désinformé sur les risques sanitaires et les dangers du tabagisme passif.
Notons que cette manifestation scientifique était placée sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Le Dr Ameur Soltane, président de la SAOT dira à ce sujet : «Il s’agit pour nous d’un signal fort des pouvoirs publics quant à leur implication dans la lutte contre les fléaux que sont le cancer et le tabac» et d’ajouter que «l’Algérie a ratifié la convention cadre de l’OMS relative à la lutte anti-tabac qui augure d’une meilleure prise en charge à l’avenir».
Les participants ont adopté, à l’issue de cette rencontre, des recommandations qu’ils ont dénommées la charte de Blida.
Dans cette charte de onze points, les experts algériens demandent l’application effective de la réglementation qui interdit de fumer dans les écoles, universités, hôpitaux, institutions et entreprises, ainsi que l’aménagement d’espaces non fumeurs et de consacrer 1% du produit des taxes sur la vente de tabac pour financer les activités scientifiques de lutte anti-tabac et celles inhérentes aux cancer.
Il convient de signaler que les autorités locales n’ont pas apprécié à sa juste valeur cette manifestation scientifique, et ce, malgré l’engagement verbal du wali de Blida. La Wilaya s’est contentée uniquement «de dégager une cité universitaire» pour de grands experts. Ce qui n’est pas le cas de la direction de la santé qui a affiché toute sa bonne volonté.
- La Nouvelle Republique