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Voir la version complète : Le gouvernement marocain aurait dressé une liste noir


Tems
07/06/2007, 11h48
Le groupe de l’UC à la Chambre des Conseillers, menace de boycotter toutes les séances plénières, si le gouvernement poursuit ce qu’il a appelé «ces agissements dangereux», qui portent atteinte à la légalité.



L’été politique au Maroc s’annonce, décidément, très chaud. Et pour cause, en plus des batailles pour les accréditations dans tous les grands partis politiques, sans compter les querelles entre la majorité et l’opposition, un nouvel élément vient mettre du piment dans cette course aux sièges.
Ainsi, le 29 mai, le président du groupe de l’Union Constitutionnelle à la chambre des Conseillers, Driss Radi, s’est prononcé au début de la séance des questions orales, afin d’attirer l’attention de l’opinion publique, sur un «comportement grave» de la part du gouvernement.
Selon Driss Radi, l’un des responsables les plus influents dans le parti de Mohamed Abied, «l’exécutif aurait dressé une liste de personnes interdites de se présenter aux élections».
De quoi s’agit-il exactement ? A en croire le tonitruant président du groupe de l’UC, qui compte 17 Conseillers au sein de la deuxième chambre, «cette interdiction qui touche plusieurs candidats potentiels n’est pas du tout officielle». En ce sens, que les autorités se fondent sur un certain nombre de «doutes et d’éventualités, qui peuvent s’avérer totalement infondées». Egalement président du conseil régional du Gharb Chrarda Beni Hssen (Kénitra), Driss Radi ne prononce pas un mot au sujet de ces «rumeurs», mais à en croire les coulisses du Parlement, il s’agirait tout bonnement de trafiquants de drogue. Ces derniers seraient nombreux à vouloir briguer un nouveau mandat aux prochaines élections législatives. Mais le gouvernement, et plus précisément le ministère de l’Intérieur, qui se charge d’organiser ces consultations populaires, ne voient pas les choses du même œil. «L’intérieur souhaite mettre de l’ordre dans ces élections», explique un autre parlementaire, candidat aux prochaines élections. A cet effet, poursuit Driss Radi, dont le groupe menace de boycotter toutes les séances plénières de la Chambre, les personnes dont les noms figurent sur cette fameuse liste, «ont été directement contactées par les autorités locales», c’est-à-dire les Walis des régions.
Candidats indésirables
Ces derniers ont donc fait savoir «aux candidats indésirables», qu’il était préférable pour eux, de ne pas se présenter. La menace étant à peine voilée. Pire, Driss Radi soutient que même la Justice s’y met maintenant. Le parquet aurait imaginé des complices d’atteinte aux bonnes mœurs, qui furent interrogés, afin de dissuader un candidat indésirable, de se présenter aux élections.
«De quel droit le parquet général engage des poursuites, sur la base de lettres anonymes, contre des personnes innocentes, dont le seul tort est d’avoir manifesté leur volonté de se présenter aux élections ?», s’est interrogé Driss Radi, qui prononçait «une information» (Al ihata) devant les membres de la Chambre des Conseillers, conformément à l’article 128 du règlement intérieur de la Chambre. Pour rappel, Al ihata est la possibilité pour n’importe quel groupe de soulever une question urgente au début de chaque séance des questions orales. Cette information urgente, contrairement à la question orale, ne fait l’objet d’aucune réponse de la part du gouvernement. Le président du groupe de l’UC a estimé que ces agissements ont des objectifs bien précis. «Le gouvernement essaye par tous les moyens de renforcer la position de sa majorité», a-t-il lancé. Il en veut pour preuve un autre événement, dans lequel Nabil Benabdellah, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur le temps d’antenne réparti aux différentes formations politiques. «La Haca, que l’on considère comme une institution constitutionnelle, est totalement écartée, chose qui crée des amalgames dangereux», conclut Driss Radi.



Et la légalité ?

La Gazette du Maroc a pris contact avec le ministère de l’Intérieur, afin de s’assurer si une telle liste existe réellement. Une source autorisée au sein du département de Chakib Benmoussa nous a assuré que «jamais une telle liste n’a été confectionnée». Et d’ajouter que «des candidatures seront annulées si elles ne respectent pas les conditions définies par la loi». Ceci nous pousse à mettre sur le tapis la question de la légalité. L’éloignement des trafiquants de drogue et autres barons de la contrebande, est certainement une nécessité, pour l’assainissement de l’action politique, de manière générale. Toutefois, cet assainissement doit se faire dans la légalité totale. Si le gouvernement détient des preuves sur la culpabilité d’un candidat, elle doit immédiatement soumettre son dossier à la Justice. Cette dernière donnera son avis. Si, en revanche, le gouvernement ne dispose d’aucune preuve pour lancer un procès, il doit observer une neutralité totale. C’est de cette manière que l’on bâtit un Etat de droit.


la gazette du maroc

driss ben zakri
07/06/2007, 14h36
cet article necessite une mise à jour,puisque le ministre de l'intérieur a nié l'existance d'une telle liste..
et dis moi prq on élimine des gens qui veulent se présenter aux élections??
Dans un état de droit,le citoyen est innocent jusqu'à son inculpation par justice...et si ces gens sont des criminels,qu'est ce qu'on attend pour les présenter devant des tribunaux??? le gouvenement doit appliquer la loi avant de rédiger n'importe quelle liste.

Tems
07/06/2007, 15h38
ont humble avis puisque j'ai appris l'existence de cette liste que par cette article, le gouvernement a mis a jour une liste noir de personne qui ne peuvent pas se presenté aux elections legislative pour differente raison ....en attendant une remise a niveau de la justice et de la police qui aura lieu dans les prochains mois ......même le gouvernement ne fait pas comfiance a la justice ..comme quoi.

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