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Voir la version complète : Khartoum accepte le déploiement d'une "force hybride" au Darfour


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12/06/2007, 20h18
Le gouvernement soudanais a accepté, mardi 12 juin, le déploiement d'une "force hybride" regroupant des casques bleus de l'ONU et des militaires de l'Union africaine (UA) dans la province du Darfour, selon un communiqué UA-ONU-Soudan publié à l'issue de consultations entre les trois parties.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est réjoui de cet accord, qui "devrait contribuer considérablement à la stabilisation de la situation au Darfour autant au niveau politique, humanitaire que sécuritaire", a indiqué son porte-parole.

Selon Sad Djinnit, commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, cette force sera dotée de 17 000 à 19 000 hommes. L'UA et les Nations unies ont proposé deux formules : soit 17 605 soldats qui seront épaulés par des unités de réaction rapide, soit 19 555 soldats (sans dispositif de réaction rapide). M. Djinnit a engagé le Conseil de sécurité de l'ONU à autoriser sans retard son déploiement.

Plusieurs questions faisaient obstacle à un accord : le commandement des troupes, la définition des zones de déploiement de la force UA-ONU, les conditions d'engagement et la provenance des troupes. Elles semblent avoir été réglées : "Nous sommes convenus qu'il fallait donner la priorité à des troupes venant d'Afrique, a indiqué le chef de la délégation soudanaise, Moutrif Siddig. S'il n'y a pas assez d'apports africains, on pourra faire venir des troupes d'autres provenances" ."Les structures de commandement et de contrôle doivent dépendre de l'UA avec un appui des Nations unies", a-t-il également souligné.


L'accord, dont certains points n'ont pas été précisés, prévoit un cessez-le-feu global ainsi qu'un processus politique interne au Darfour.

Le Soudan était sous pression internationale pour accepter une puissante force militaire au Darfour (ouest), région en guerre civile depuis 2003, pour remplacer les 7 000 soldats de l'UA, mal financés et mal équipés, déjà déployés. Quelque 200 000 personnes sont mortes dans ce conflit et le nombre de déplacés a dépassé les deux millions, selon des estimations contestées par les autorités de Khartoum.

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 12.06.07 | 16h50

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