tizi oualou
08/01/2004, 19h25
volontiers lise, je suis preneur !....... :oops: :D
comme les bons esprits se rencontrent, je viens juste de trouver dans mon farfouilli un article sur les homos d'egypt, je crois bien que tu me l'a demandé une fois sur le forum, en fait, c'est un peu special, ca traite plutot de la transexualité, c'est tout autre autre tout de meme !
EGYPTE / Un homosexuel brise un tabou
Le général El Mahdjoub Abdesslam, gouverneur d’Alexandrie, vient de recevoir, pour la première fois, une demande qui émane d’un jeune homme égyptien, âgé de 27 ans, homosexuel, prénommé Ihab, qui veut changer de prénom pour celui d’une jeune fille. Il a porté son choix sur Miar. Le prénom ne suffit pas à cet homosexuel, puisqu’il veut également changer de sexe.
Sa demande pour une intervention chirurgicale coûteuse a été aussi transmise au gouverneur. Ce dernier a, à son tour, envoyé tout le dossier médical au ministère égyptien de la Santé. Le coût de l’intervention chirurgicale s’élève à 15 000 lires égyptiennes. Le jeune homosexuel Ihab a sollicité le gouverneur pour lui octroyzer 5000 lires égyptiennes, car ne disposant pas de la totalité de la somme nécessaire à l’intervention chirurgicale. Le gouverneur a donné son accord de principe en attendant l’avis du ministère égyptien de la Santé après le traitement du dossier. Le chirurgien a mis en confiance Ihab et lui a garanti le succès de l’opération. L’homosexuel a déclaré à la presse qu’il mène une vie très dure dans son pays. Depuis 17 ans, il se sent plus proche du sexe opposé. Il teint ses cheveux et reconnaît que son look est plus féminisé. Sa poitrine ressemble à celle d’une jeune fille. Il lui arrive très souvent de porter des vêtements féminins. Il a consulté plusieurs médecins. De l’avis de beaucoup d’entre eux, Ihab a un taux d’hormones de fille plus élevé. ll est méprisé par la société égyptienne. Des sollicitations de la part des hommes ne cessent de lui parvenir. Des hommes veulent se payer des moments «de plaisir et de sexe» avec Ihab. Cet homosexuel, qui vient de briser un tabou dans un quartier chic d’Alexandrie, déclare avoir passé les meilleurs moments de sa vie quand il portait des vêtements féminins. D’ailleurs, selon lui, il ne ressent absolument rien devant une femme, même lorsqu’il se retrouve seul avec elle dans une chambre. Il a été victime de plusieurs harcèlements sexuels perpétrés par des jeunes d’Alexandrie. Il a porté plainte auprès de la police de cette localité. Cette plainte porte le numéro 356 de l’année 2003 au commissariat de Karmouze et cite le nom de l’agresseur, Achraf H., qui a tenté de le violer. Il l’a menacé afin de le forcer à participer à des soirées avec des hommes, et à se partager le gain de chaque soirée. C’est de l’exploitation d’un homosexuel. Ihab a d’ailleurs porté une autre plainte en date du 3 août 2003 portant le numéro 42 à l’encontre d’un homme, qui l’a menacé à l’arme blanche pour le violer. Ihab déclare qu’il changera de lieu de résidence dès qu’il achèvera l’intervention chirurgicale. Ihab se sent frustré. Il aurait tant aimé porter un bébé durant 9 mois et pouvoir l’allaiter après l’avoir mis au monde. Ihab veut être une maman au sens propre du terme. Après l’intervention chirurgicale et le changement de résidence, Miar, le prénom d’Ihab, souhaite se marier avec un Arabe, homme riche, et effectuer un voyage au tour du monde. Ihab déclare que dans son quartier, certaines femmes empêchent leur mari de discuter avec lui dans la rue. Ihab est parfois invité à des soirées intimes par les femmes et continue à faire le ménage chez lui.
Par M’hamed H.
Alexandrie : De notre envoyé spécial
Les réactions de Nassim, dont une petite partie (mentionnée par Lise) forme une « belle répartie », sont ce à quoi je m’attendais comme réflexions. Le but d’une narration, en ce qui me concerne, doit comme c’est le cas dans ce texte, provoquer le questionnement. Nassim en a mentionné quelques aspects.
Je suis par ailleurs d’accord avec Sheyla quant à sa remarque.
L’expérience du service national qui m’a été contée par un ami et que je vous relate se voulait un appel (comme l’a déjà fait, la toujours belle Lise) à d’autres expériences, pour essayer de faire le point (à notre niveau) de cette institution nationale née il y a déjà 35 ans. Ses avantages pour le pays, pour les jeunes et aussi les cicatrices qu’elle a laissé au fond de chacun y ayant fait les frais…
Merci de ne pas polluer le post.
Je continue donc le récit.
Dans le cadre du service national, il n’avait aucune possibilité d’interférer dans les décisions qui concernaient son état. On devait se contenter d’accepter les décisions des autres quelques fussent leurs implications sur sa vie.
Après la traditionnelle radiographie, on lui appliqua un plâtre jusqu’au genou. Bien qu’étant averti, il ne pu contester cette application sur une jambe enflée. Il fut donc retourné, à sa grande déception, non pas à la clinique militaire externe mais directement à l’infirmerie de l’école. Autant dire qu’il a vu s’envoler tout espoir de revoir sa femme avant la fin de l’instruction et encore.
Pour quelques temps encore, il s’était vu dispensé de toute activité physique et passait ses journées à lire, à jouer aux cartes et à échanger avec d’autres « malades ».
La vie à l’école, en dehors de son aspect restrictif sur le plan individuel, se manifestant par un règlement à la limite de la contrainte, se caractérisait par un perpétuel jeu. Un jeu qui consistait à montrer ses capacités et ses aptitudes à contourner le dit règlement.
Passée une semaine à l’infirmerie avec une population d’handicapés et de quelques tirs au flanc, Salim a eu son compte et sa décision de quitter ce « havre » de tranquillité fut précipitée par sa peur de ne pas obtenir son grade d’officier de réserve. Une pareille situation, l’obligerait sinon à refaire son instruction et allonger son calvaire moral, du moins , elle le condamnerait à se contenter du grade de sergent et de ce fait, il devrait se contenter d’une affectation soit dans un centre d’instruction , soit dans une unité opérationnelle . À l’époque, la frontière marocaine n’était pas loin.
Son affectation n’avait de l’importance que par rapport à la possibilité qu’elle lui donnait d’être prés de sa femme. Il devait faire tout pour décrocher son étoile argentée et ce n’est pas en se délectant des « avantages » qu’offrait l’infirmerie qu’il pouvait s’assurer d’un bon point de chute. Bien avant de se résigner à faire son service militaire, après avoir échoué à faire valoir sa situation de soutient de famille, le jeune essaya par tout les moyens de se « réserver » une place quelque part dans les environs, après l’instruction. Pour ce faire, par personnes interposées, il fit connaissance d’un officier de la SM. La sécurité militaire étant l’épine dorsale du régime algérien. Tout était possible pour un officier de la SM.
Le jeune se rappelle que cette époque, résultant évidemment d’un cheminement politique dont la source était l’orientation de l’indépendance du pays, se caractérisait par un maillage serré de la société. Toute la vie des gens, même dans les moindres recoins de leur intimité, était scrutée en vue d’endiguer, plus que cela, étouffer toute velléité de contestation.
La légitimité révolutionnaire légitimait tous les dépassements, toutes les extorsions, tous les emprisonnements …toutes les tortures. Aucun cadre partisan légal, aucune enceinte associative ou syndicale, en dehors du parti unique et de ses satellites, pompeusement appelés « organisations de masse » n’était tolérés pour permettre à une libre pensée d’émerger.
Le schéma sociétal s’articulait autour d’une relation de domination de l’élément militaire sur toute aspiration du reste de la société. Le projet de vie de la petite gens était axé sur l’acquisition du minimum vital avec comme horizon une nécessaire et utile inféodation au régime. La sécurité dans son aspect manifeste et immédiat était une assurance de pérennité qui, avant de faire l’affaire de l’algérien faisait surtout l’affaire du système.
La sécurité militaire était un monstre sans visage. Un monstre aux tentacules qui ont étouffé plus d’une tentative de respirer une liberté dont les contours se sont noyés dans des théories hybrides de la gestion du pays. Toute la société en faisait les frais. Du plus petit paysan qui a vu son activité embrigadée dans un hymne du culte, digne des systèmes de goulag jusqu’à une classe moyenne qui a vu ses aspirations inféodées à un projet social complètement inadapté à ses besoins.
Que ce soit à la maison, au café du coin, lors d’une manifestation de quelque type que ce soit, tout un chacun était sur ses gardes. La suspicion s’accordait à tous les sujets de discussion. Il n’était aucun domaine de relations sociales qui ne soit épargné par la peur de commettre un « lapsus » pouvant entraîner l’auteur dans les abysses ténébreux d’un monde d’où l’on revient rarement en bon état. Il ne se passait pas de jour où la rumeur ne faisait mention tout en la justifiant au nom de l’intérêt patriotique, d’une disparition, d’une raclée….
Pour le moment le jeune se trouvait au cœur même du système.. Il le servait!
« Armé » de ses béquilles, il se mit à suivre, même à la traîne, sa section dans ses différents déplacements excepté lorsque celle-ci devait visiter le fameux parcours du combattant. Son assiduité aux cours théoriques des différentes disciplines du programme lui permit de s’intégrer au groupe, d’en faire partie. Il s’y est fait des amis de différentes régions du pays, reconnaissables à la sonorité des accents qui, aussi bien pour les uns que pour les autres donnaient lieu à des moqueries, des sobriquets mais jamais, à des réflexions de nature raciste.
La journée type d’un élève officier commençait bien sûr à l’aube, au son du clairon. Il n’était pas toujours agréable de se précipiter dehors par un froid glacial pour le plaisir de se dégourdir les membres. Les camarades du jeune étaient un peu jaloux de son état d’infirme. Il n’était pas obligé de se lever et de gambader dans la boue tous les matins, compte tenu de son état. Au moment où ses camarades se précipitaient dehors sous les vociférations du sergent de service, il n’en finissait pas de s’étirer dans son lit. On lui a même signifié indirectement la probabilité de s’être fracturé la jambe exprès. Lui trouvait cela surréaliste et finit par ressentir une grande gêne à rester au lit, tout seul. Il prit donc la décision de se lever avec ses camarades, mais à défaut de pouvoir les accompagner, il résolu de mettre à profit ce laps de temps pour faire son lit et tranquillement sa toilette matinale avant la cohue. À ce régime, il se retrouvait tous les matins avec une longueur d’avance sur ses amis. En clopinant, il se rendait ensuite au premier rassemblement de la compagnie dont sa section faisait partie pour la voir s’ébranler toute entière et impeccablement ordonnée au pas de commandos vers la place d’arme pour l’inévitable levée des couleurs.
Ce moment est toujours intense, profond. Il évoque mille histoires différentes pour le millier de personnes présentes. Une espèce de recueillement, ou les regards flottent au flottement du drapeau qui a nécessité tant de sacrifices représentant pour chacun des présents un état de communion impénétrable comme le sont les voies du seigneur.
Toujours avec une discipline martiale, par ordre entendu, les compagnies se dirigent au pas cadencé vers le réfectoire pour le petit déjeuner.
La discipline apparente qui faisait que chacun se retrouvait à la même place tous les matins, ne pouvait cacher la débandade qui sévissait dans le service du petit déjeuner qui prenait l’allure d’une foire. Chaque conscrit apportait avec lui l’inévitable « quart » servant de tasse, pour s’attabler. Sur l’immense table recouverte d’une tôle inoxydable pour en facilite l’entretien, trônaient toujours, deux gigantesques brocs en aluminium remplis de café au lait. Éparpillés sur la table, autant de morceaux de pain, jamais frais, datant de la veille, que de convives. De gros morceaux de pain qui à la longue ont fini, tous les matins, par faire le bonheur des plus réservés. Il faut préciser que les conscrits étaient pour la plupart des hommes dans la prés trentaine, mariés et pères de familles, ayant délaissé l’activité physique pour un sport plus éreintant : gagner sa vie. L’organisme de ces gens ne brûlant pas autant de calories qu’il le fallait pour ressentir le besoin de bouffer n’importe quoi. Or, dans le centre d’instruction tout était dans le mouvement du corps. Le corps se dépensait alors, il en demandait et en redemandait sans faire de chichi. Le jeune a pu observer cette évolution de la nature humaine qui faisait de la réticence du début devant une soupe de pois chiche insipide, un engouement et une voracité sans limite pour tout ce qui peut se consommer, sans aucune attention prêtée au détail de la préparation ni au luxe de la présentation.
Un morceau de pain rassis en main et un quart débordant de café au lait dans l’autre, tous les regards étaient braqués sur « Zorro », un sergent célèbre qui tenait tout le monde par le ventre. Tous les regards étaient braqués sur lui qui, du haut de son mètre quatre vingt dix, enlaçant une bassine par la taille se faisait un plaisir de distribuer des morceaux de beurre difformes en les jetant par paquets sur le plan de la table. Les appelés pour la plupart, des gens bien éduqués, ne transgressaient pas les principes rudimentaires de la politesse en se servant. Il n’y avait jamais de bagarres pour la bouffe. Chacun se servait et laissait le soin aux autres de le faire. Le jeune n’a jamais constaté un dépassement privant l’un des membres de la communauté de son morceau de beurre ou de son petit tas de confiture.
Zorro était éminemment connu et courtisé pour la fonction stratégique qu’il occupait à l’école. Il était responsable du foyer.
Le foyer était, en dehors du caractère officiel du centre d’instruction, le lieu stratégique ou confluaient toutes les petites misères. Du trafic de cigarettes au fameux casse croûte de dix heures du matin, après le premier cours, des connivences, des réunions régionales aux quêtes des dernières rumeurs, le foyer et Zorro étaient au centre de toutes les lubies. C’est à son niveau que pouvait se confirmer ou s’infirmer l’intox. Zorro en était conscient et il en profitait pour laisser paraître une image incontestable de celui qui sait tout et qui peut faire tout pour tout le monde. Sa fonction lui permettait de frayer avec les officiers d’active qui officiaient à la formation des appelés, tenus dans un black out total. L’information ne circulait que sous le manteau de la rumeur. Qu’elle soit politique, sécuritaire ou concernant tel ou tel aspect de la formation des jeunes, l’information n’est crédible que lorsqu’elle passe par les caniveaux. Zorro en fait un cheval pour galoper à son aise à travers le dépit de ceux qui à l’instar du jeune, ont été happés par un système qui les a emprisonnés dans un perpétuel chantage au patriotisme.
Fameux casse croûte de dix heures du matin?
Après la levée traditionnelle des couleurs, toutes les sections s’ébranlaient au pas de commandos qui vers les salles de cours théoriques qui vers des activités pratiques (combat, transmissions, topographie etc..) et cela programmé très strictement. À dix heures exactement, c’est l’heure du casse croûte. L’école étant aussi vaste qu’une dizaine de terrains de football, l’activité physique et la frugalité du menu quotidien aidant, les élèves officiers n’avaient d’autres repas d’appoint que ce qu’offrait, moyennant une modique somme d’argent, le foyer. À dix heure exactement. Le jeune, garçon unique d’une mère qui voyait à son confort gastronomique et qui le pourvoyait généreusement en victuailles (biscuits, crêpes etc..) ne ressentait pas le besoin de s’y risquer. Il sortait à chaque fois un m’semen (crêpe traditionnelle) ou autres gâteries de sa poche pour faire patienter son estomac. Mais il ne pouvait s’empêcher d’assister à cette ruée infernale qui faisait que de tous les coins de l’école prés d’un millier de personnes affamées, courraient à perdre haleine pour se voir stopper net par les grilles des fenêtres du foyer. Des bras se tendaient à travers les barreaux en fer forgé pour agripper qui une boite de sardine qui une « vache qui ri » pour, dans un coin, avec le regard hagard, suant et haletant, les étaler à l’aide du pouce dans l’échancrure d’un pain. Le plus surprenant pour lui, c’était que la quantité de pains, de boites de sardines et de fromage à tartiner était toujours insuffisante. Volontairement? Certain!
Beaucoup de frustrations se lisaient sur les visages. Moins pour avoir rater quelque chose que pour l’humiliation qui est ressentie comme une atteinte à la dignité humaine. Que vaudrait un homme humilié au combat? Les rancoeurs s’accumulent au gré de gestes inconscients, quelquefois lourds de conséquences, que commettent les gens sensés encadrer la formation. Une latitude très souvent assassine, est laissée par le système à l’encadrement dans la manière de former les recrues. Cela ouvre toutes grandes les portes du dépassement qui induit à des réactions aux conséquences punitives. Tout un chacun, en dehors du cadre réglementaire, laisse libre cours à des affects coincés par ailleurs et reproduit le schéma de domination qu’il subit.
Le commandant de l’école fait voir des vertes et des pas mures à ses subalternes qui eux les répercutent sur l’encadrement de l’instruction qui à son tour, trouve chez les appelés un terrain fertile, surtout après le spectre de la punition (corvée, arrêts de rigueur, gardes, etc..) à la passivité et par conséquence à l’impunité.
Le jeune n’a jamais pu, tout au long des deux années passées dans l’armée, constater qu’un de ses camarades ait eu la possibilité de porter plainte contre un auteur d’abus.
Les jeunes sont déjà conditionnés, avant même de se mettre en « vert » par l’impossibilité d’avoir raison contre un simple sergent. Ils vivent donc avec l’idée d’avoir à accepter, très souvent sans broncher, et laisser le temps faire son œuvre. Après tout, se disent-ils, deux ans ce n’est pas l’éternité. Comme dans toutes les armées du monde, le conscrit, en foulant la première fois le seuil d’une caserne, pense déjà à la quille. Tous les intéressés avaient, ou ont plus intéressant à faire ailleurs sans nécessairement être plus gratifiant.
Caricaturalement, c’est l’ambiance du sauve-qui-peut qui règne. Il y avait autant de problèmes que d’individus mixés ensemble pour donner cette fausse apparence d’homogénéité. Chacun avait ses soucis propres. Chacun essayait par les moyens de bord de limiter les dégâts. Chacun essayait de s’en sortir à sa façon. Meubler son temps, donner l’image du mouton dans les rangs, n’offusquait personne et arrangeait tout le monde. Lui s’est fondu dans cette ambiance qui efface l’individualité pour confondre tout le monde dans un semblant de discipline que voulait le système. Pour autant que ça continuait comme cela, tout le monde trouvait son compte.
La deuxième partie de la matinée, réservée à d’autres disciplines formaient un tremplin rêvassant menant tout droit au réfectoire pour combler le déficit du casse-croûte raté pour les uns et pour échapper à leur insipidité aux autres. L’après-midi se passait comme se passent les matinées avec la somnolence en plus. Cela dépendait de la saison. Six longs mois! Six interminables mois ou chacun des appelés a eu son aventure, ses états d’âme, ses hauts et ses bas. De l’ingurgitation de l’eau de Cologne pour se saouler au fameux joint de canabis, tout y passe. Chacun est livré à d’interminables introspections, quelquefois thérapeutiques et d’autres dépressives. Chacun voit dans cette voie de garage un brusque arrêt à des ambitions cousues à la hâte d’une jeunesse sans projets car toute la société était démunie de projets.
En général, l’état d’esprit de chaque appelé est accroché comme un drapeau à sa face. Bien que chacun arrivait à faire semblant pour endiguer ses sentiments profonds et les empêcher de paraître, il était facile de déterrer les profondeurs de chaque personnalité à travers des gestes anodins.
:wink:
Lisebeth
09/01/2004, 16h11
Azul à Sacov
Dans ma famille, seul mon frère ainé a fait son service militaire en Algérie. Il faudrait que je lui demande de me narrer cette période, car la seule chose que je me souviens de sa narration est qu'il s'était plaint de la nourriture. Je crois également que les périodes les plus difficiles pour lui ont été les périodes du Ramadan(il n'est pas de confession musulmane)
Bon week-end à toi et merci pour le texte. Je veux également une dédicace quand, tu auras achevé ton livre :D
Cordialement :D
Lisebeth
04/05/2004, 09h20
Bonjour Sacov
Je poste sur ton fil un extrait de l'article "Foot , miroir de la société ", lu dans le magazine "Algérie"
Présenter le footbaal en Algérie comme le sport national par excellence relève de l'euphémisme. Pour l'ensemble de la société, il s'agit bien plus que d'un sport. "Fouillez les clubs, rencontrez des supporters, allez discuter dasn les cafés, trainez dans la rue, nous conseille un éducateur sportif d'Oran et vous verez qu'il s'agit d'un véritable phénomène de société où tout se mêle au sport : le culturel, l'economie, la politique, le religieux, le rationnel et l'irrationnel. Le foot fait partie de notre patrimoine commun à tous. Alors faites gaffe à ce que vous allez dire. Fin
Le journaliste nous dit également dans cet article que les islamistes sont contre le football. Qui peut m'expliquer la raison?
Cordialement :wink:
Lisebeth
09/05/2004, 19h29
Bonsoir
Je continue malgré qu'il n'y ait aucune réponse à ma question
Les islamistes ont toujours été contre le football et les joueurs qui le pratiquent mais, ils n'ont jamais osé s'y attaquer
De tout temps le fotball a toujours été ancré dans la société algérienne explique Yazid Ouahib, l'un des journalistes sportifs algériens les plus reconnus. La meilleure preuve vient des années 90, malgré les attentats et les massacres, le championnat ne sait jamais arrêté. Certes, il ya eu des présidents de club assassinés et même si les terroristes fustigaient les hommes qui osaient se mettre en short, ils se sont jamais attaqué à un stade ou un supporters
Cordialement
un bonjour à Nasser et à Sacov :wink:
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