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Voir la version complète : rêverie et fable


orifardi
07/07/2007, 23h25
On raconte que , des temps arides
Autrefois les gens, avaient les cœurs en forme d'un seau
Ils les tenaient en main , des rosées au fond ou totalement Vide
Marchant , courant , rampant
Le long des rues , jonchant les buissons.
Des cimes , des cols et des plateaux
Cherchant de quoi , les remplir.
Tombant du ciel , jaillissant de la terre
Coulant à flot
La moindre goutte , de cette denrée si rare
Si chère
Cette goutte
Qui fait vivre les cœurs
Cette goutte
Si fluide , qu'on appelle
Communément "eau"
Chacun pour soit
Dans cette course effrénée
Le verbe s'entraider
Le mot communauté , viennent après
Très loin après
Ce qui comptait , c'est au premier
Au second degré
Qu'on le veuille ou non
Et bien, je dis bien ,cette
Précieuse denrée
On raconte qu'à cette époque là
Vivait une femme
Une fleur , d'une jolie forme
Tenant en main un merveilleux grand seau
Arrivée à l'âge de beauté
Ainsi dit , maturité
Afin de s'épanouir , elle le pensait
Son seau va , l'orner d'une sangle , qu'il puisse l'aider
A remplir, à porter, à surmonter.
Elle pensait qu'elle pourrait servir
A guider ses pas
Vers une source
Quelque soi
Sa pureté ,sa fraîcheur, sa qualité
Pourvu qu'elle émane de cette sangle
Aride ,sèche et rigide
Car aussi incroyable que vrai
A l'époque , les sangles avaient
Bien encore d'autres qualités
Elles donnaient de l'eau , du lait
Elle avaient de l'attrait
Comme les vaches à notre époque , et bien
Elles aussi , on les trayait
Seulement là , hier comme aujourd'hui
Tout dépendait
Elle croyait , qu'elle pouvait servir à tout ça
Ben oui , ben quoi ?
En vain
Elle marchait tranquille
Le long de son chemin
La jolie fleur , cherchait et ne cherchait point
Pas plus , hier que demain
D'autres comme elle , faisaient pareil
Faisaient autant
Toutefois au firmament
De cette route , de ce flanc
Une source très claire,limpide,très fraîche l'attend
Elle et d'autres fleurs, là virent
Vers elle , y accourir
Seau y remplir
Soif y assouvir
Satané est là
Damné le soit
Celle qui jette son seau
Avec la sangle , après l'avoir rempli d'eau
Le tire vers le haut
Car le courant est fort
Il risque d'emporter le cœur
Que nous reste-t-il si?
Après que soit parti le seau ?
Une main tendue
Au deux extrémités
Sangle et corps perdus
Seulement , il y a deux données
Qu'on a omis de souligner , et
Qui font pencher le si , du bon côté
L'association des deux
La faculté du cour d"eau , et
L'art de manier le seau
Est-ce vrai?
Ce qu"ils racontaient
Je ne sais
C'est ce que tous disaient
Je le croyais , avant de le croiser
Que ferais-je , elle se murmurait
Au plus profond d'elle , elle se tortillait
Que ferais-je mes amis !! répondez …
Les plus proches d'elle , celles qui avaient des cœurs
Qui ont su la valeur
De ce qui est
Devant eux , de leur amie fleur bien-aimée
De leurs conseils les plus sincères
Ils ne sont avares
Les autres , qu'elle croyait amies
Qu'elle prenait pour membre de sa famille
Ceux avec leurs seaux ,percés de gros trous
Rien de précieux ne pourra les combler
Rien d'intéressant ne pouvait offrir
Si ce n'est pierre et gros cailloux
Alors?!!
Ceux là , se tournaient la tête , se faufilaient
De loin il guettaient
Ou dans le sable leurs têtes ils terraient
Voyons qu'est-ce qu'elle est censée faire
Après ?!!
Après une longue hésitation
Une profonde réflexion
Elle se dit
Se contenter d'un seau vide
Retourner bredouille en ces temps arides
Pourquoi faire ?
Ces chemins dans la plaine ,
Ce va-et-vient
Si ce n'est , afin
Et puisque c'est le destin
Me contenter d"une sangle
Humide , elle est de ma sueur tendre
Me tourner les pousses , me ranger les angles
Sacré sangle , sacré cœur , sacré soif , sacré faim
Non je ne vais , je le fais , tant pis
Je le jette , je me jette
Point , je ne m'abstiens
Et puis je le regrette
A point le seau effleura la surface de l'eau
A point de ses beaux yeux le vit couler
A gorgées de petit flot
Des cris de tous coins , des fonds des cavernes
Des fissures et des brèches jaillirent
De tous côtés , elles la cernèrent
Des hurlements qui partent comme des flèches
Empoisonnées elles le sont ces maudites …
De la queue à la mèche
Imbibées de mots qui blessent
D'indifférence préméditée sans cesse
Pourquoi toute cette bassesse
Je ne sais
Pourquoi, pourquoi espèce
De …
Je constate
N'est-il pas écrit
Ainsi et aussi
Merveilleusement et radieusement dit
Que celui qui n'a jamais pêché
Ose jeter la première pierre
Cœur noirci de haine , elles le sont depuis
Rétorque le sage ou le prophète
Qui dit
Ces phrases et ceux qui s'en suivent
Par ma lumière elles sont débusquées ,
Ces cœurs assombris
Damnés que vous êtes , même après
Que je me suis sacrifié
Au cœur là il parle , il attise la flamme
Mon eau de mon mont
Je l'ai fait cessé de couler
Ma source je l'ai volontiers asséchée
Afin et enfin je me croyais
Tranquille la laissait et mon âme
En vain , ce n'était pas ce que je prévoyais
Et ce que devrait être n'est pas arrivé; qui et qui, je blâme ?
Dommage !!
pour vous , je serai SAG
Puisque vous le voulez
Je le veux ,Messieurs
Mesdames
SIN et SAIN
ORIFARDI

renaissance
07/07/2007, 23h50
:zen: :5: :4: magnifique:razz:

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