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Voir la version complète : Algérie: Exploration de sites miniers par des Chinois et des Canadiens


morjane
23/07/2007, 15h35
En Algérie, l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a retenu trois entreprises étrangères ayant soumissionné pour l’exploration de cinq sites miniers, circonscrits dans des régions du sud du pays, au terme d’une séance d’ouverture publique des plis qu’elle a organisée, hier, au siège du ministère de l’Energie et des Mines.

Les trois offres déclarées recevables ont été proposées par Cecomines et Socom, deux groupements chinois, ainsi que Mines Cancor, un groupement canadien. L’opération d’adjudication en question concernait au total neuf sites miniers. Il s’agit de Hammam N’bails qui renferme de l’antimoine, du plomb et du zinc, Boudjabeur (plomb, zinc), El Ouasta (plomb, zinc), Damrane (cuivre), Rahmane (cuivre), Aït Oklan (fluorine), In Ouzzal 1a (or), In Ouzzal 1b (or) et Hammimet (fluorine). Cependant, cinq sites seulement ont pu être adjugés : Hammam N’bails (Guelma), Boudjabeur (Tébessa), El Ouasta (Souk Ahras), In Ouzzal 1a et In Ouzzal 1b (Tamanrasset). Les trois premiers sites ont été attribués à Cecomines, le quatrième à Mines Cancor, et le dernier à Socom. Réunies, les offres financières, faites par ces trois soumissionnaires, s’élèvent à 2,36 millions de dollars (environ 164,2 millions de dinars).

Les délais d’exploration sont fixés entre vingt-quatre et trente-six mois. Et les quatre sites restants ? Un nouvel appel d’offres sera lancé prochainement pour leur adjudication, selon le président du conseil d’administration de l’ANPM, Abdelkader Benyoub, cité par l’APS. Celui-ci n’a d’ailleurs pas exclu le recours à d’autres modalités pour leur attribution. Depuis l’adoption de la nouvelle loi sur les mines, en 2000, au moins cinq cent trente titres miniers ont été attribués à l’issue d’appels d’offres lancés par l’ANPM. Le montant total des recettes générées par l’attribution des titres miniers avoisine aujourd’hui les 3,7 milliards de dinars. Un des projets importants dans le secteur des mines reste Gara Djebilet, une zone riche en fer.

Et c’est le groupe Sonatrach qui a décroché le titre minier pour l’explorer. Sonatrach est à la recherche aujourd’hui de partenaires locaux ou étrangers pour commencer à investir sur ce projet. La part des investissements étrangers dans l’activité minière s’est fortement développée ces dernières années, à la faveur de l’ouverture de ce secteur au privé, qu’il soit étranger ou national. Une somme de projets montés en partenariat ont ainsi vu le jour. L’australien Gold Mines of Algeria a acquis une prise de participation majoritaire de cinquante-deux pour cent (12,5 millions de dollars) dans le capital social de l’entreprise Enor.

Ce partenariat vise le développement des gisements aurifères de Tirek Amesmesa, dans la région de Tamanrasset. L’indien Metal Steel est dans le capital d’El Hadjar. L’australien WestemMiditerraneen Zinc est né d’un partenariat entre la société Terramine Australie et le groupe Enof-Orgm pour l’exploitation du gisement de zinc d’Oued Amizour. L’égyptien Orascom a engagé douze millions de dollars pour l’exploitation des gisements de calcaire pour les besoins de sa cimenterie de M’sila.
Le groupement Orgm-Sonatrach a signé un accord de partenariat avec la société chinoise Shaolin pour la mise en valeur des prospections d’or, de cuivre, de zinc dans les régions de Tamanrasset, de Béchar et de Sétif. Le montant de l’investissement de la phase d’exploration est établi à six millions de dollars.

Par La Tribune

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