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abir
07/08/2007, 13h04
Réchauffement climatique : le Soleil en cause ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Une pièce de plus dans le débat opposant, dans la communauté scientifique, les sceptiques quant à l’origine humaine du réchauffement climatique (http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/climatologie/d/realites-et-risques-du-rechauffement-climatique_179/c3/221/p1/) et la majorité des climatologues, pour qui cette cause est de loin la plus probable, vient d’être apportée par Mike Lockwood du célèbre Rutherford Appleton Laboratory et Claus Froehlich du World Radiation Centre en Suisse. Sans nier l’influence importante de l’activité solaire sur le climat terrestre sur de longues échelles de temps, leur analyse, publiée dans les très respectés Proceedings of the Royal Society A, s’oppose catégoriquement à une influence de celle-ci pour expliquer le réchauffement planétaire des 20 dernières années.
Laissons-leur la parole, la conclusion de leur article est la suivante :
« Il y plusieurs études intéressantes en paléoclimatologie qui suggèrent que les variations de l’activité solaire ont eu une influence sur le climat de l’ère pré-industrielle. Il y a aussi certains effets que l’on croit détecter en utilisant les modèles du climat de la Terre qui sont interprétables, et attribuables, à une variation de cette activité dans la première moitié du XX ième siècle. Le forçage radiatif du soleil serait ainsi amplifié par un mécanisme pour l’instant inconnu. Toutefois, ces effets n’ont rien à voir avec le débat actuel sur le réchauffement planétaire. Notre analyse montre que l’augmentation rapide de la température moyenne du globe observée depuis 1985 ne peut pas être attribuée à des changements dans l’activité du Soleil et ce, quels que soient les mécanismes invoqués pour amplifier l’impact de la variabilité solaire sur le climat. »
En effet, pour eux, les modifications dans l’activité solaire enregistrées sur cette dernière vingtaine d’années vont toutes dans le sens opposé à celui qu’il faudrait pour augmenter la température de la Terre. Le Soleil étant moins actif, et rayonnant moins d’énergie, on voit mal comment celui-ci aurait donc été à la source d’un réchauffement de la planète. Il y a bien sûr des mécanismes complexes de rétroactions (http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/climatologie/d/pourquoi-tant-dincertitudes-sur-les-previsions-climatiques_638/c3/221/p2/) dans les systèmes non linéaires complexes comme ceux du climat. Ainsi, on obtient parfois des réactions surprenantes et en sens inverse de celui auquel on s’attendait avec les systèmes dynamiques non-linéaires, mais en l’occurrence, il ne semble pas y avoir d’échappatoires.
La possible influence prépondérante des variations de l’activité solaire sur le réchauffement de la Terre depuis quelques dizaines d’années a été soutenue récemment en France par des scientifiques aussi éminents que Vincent Courtillot (http://www.academie-sciences.fr/Membres/C/Courtillot_Vincent_bio.htm) et Jean-Louis Le Mouël (http://www.canalu.fr/canalu/chainev2/utls/cycle_id//programme/196/sequence_id//format_id/11085/). L’énergie libérée par le Soleil n’est pas seule en jeu car l’on constate aussi, sur de longues échelles de temps, des connexions entre le géomagnétisme terrestre et des modifications globales du climat. Or, ce champ est en partie dépendant de l’humeur du Soleil et il contrôle en particulier le flux de rayons cosmiques atteignant notre atmosphère. Selon certains, ce flux pourrait intervenir dans la formation des nuages et changer le bilan radiatif de la Terre.
Un débat s’est d’ailleurs déroulé récemment à l’Académie de Sciences entre ces chercheurs et les climatologues membres de cette académie. Ils n’ont pas réussi à convaincre leurs collègues géophysiciens, dont Hervé Le Treut (http://www.canalacademie.com/Climat-et-meteo-avec-Herve-Le.html), qui leur ont fait des objections redoutables.

abir
07/08/2007, 13h38
Il se trouve que le champ magnétique terrestre produit autour de notre planète une enveloppe protectrice (la magnétosphère) dont le principal effet connu est de détourner les flux du rayonnement solaire et du rayonnement cosmique. La perte d’intensité de ce champ magnétique, qui correspond avec le début du réchauffement récent, signifie donc que notre atmosphère a été globalement plus sensible aux rayonnements venus de l’espace qu’elle ne l’était dans les siècles précédents. Comme l’irradiance solaire se trouve dans le même temps en phase de hausse, l’effet sur le climat n’est probablement pas nul, quoique difficile à qualifier et quantifier avec précision en l’état de nos connaissances. Il est également probable que la baisse du champ magnétique a eu des effets sur les échanges entre l’ionosphère et la stratosphère, dont la physique reste cependant encore incertaine aujourd’hui.

source: http://www.climat-sceptique.com/article-2830839.html

far_solitaire
07/08/2007, 22h07
Al Gore accuse des géants de l'énergie de financer des études mettant en question le réchauffement climatique
AP

SINGAPORE - L'ancien vice-président américain Al Gore a affirmé mardi que certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation.

"Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé M. Gore lors d'un forum à Singapour. "En réalité, le désaccord est minime."

"Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, assurant que le réchauffement global donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".

Après la publication en février du rapport du Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC), selon lequel "lessentiel de laccroissement observé sur la température moyenne mondiale depuis le milieu du XXe siècle est très vraisemblablement dû à laugmentation observée" des gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, "les détracteurs ont offert une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus", a encore précisé l'ex-vice-président de Bill Clinton.

Al Gore estime qu'avec la prise de conscience croissante du besoin urgent d'une action en matière climatique, la lutte contre le réchauffement va s'accélérer et les industriels devront reconnaître que que la réduction des émissions de dioxyde de carbone est également de leur intérêt à long-terme.

Si Washington devrait donner l'exemple, ce qui est encore loin d'être le cas, les pays en développement ont eux aussi leur rôle à jouer, a plaidé M. Gore.

"Des pays comme la Chine, qui deviendra l'an prochain le premier émetteur au monde, ne peuvent être exclus parce qu'ils sont techniquement un pays en développement", a expliqué le nouveau chantre de l'écologie et du développement durable, dont le film "Une vérité qui dérange" véhicule le message alarmiste. "Quand on regarde le total du CO2 rejeté chaque année, la Chine dépassera bientôt les Etats-Unis", a-t-il averti. AP

abir
08/08/2007, 11h10
@far_solitaire
je vous invite à lire l'arnaque du réchauffement climatique sur http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=54672