PDA

Voir la version complète : La Libye chercherait à s'équiper d'un réacteur nucléaire EPR


morjane
13/08/2007, 11h41
Plus qu'un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit Le Parisien.Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d'un réacteur à une usine de dessalement de l'eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l'EPR.

Areva a été "brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens", précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est "troublante".

TROIS MILLIARDS D'EUROS

Des "discussions préliminaires" ont été ouvertes, les autorités libyennes ayant "marqué leur intérêt pour l'EPR", selon une source chez Areva citée par le journal.

"Une première étude devra d'ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans", explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d'Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d'euros environ. "Un nouveau contrat n'est jamais à négliger. D'autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d'uranium que lorgne le géant français du nucléaire", souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d'euros.

Areva a également signé un protocole d'accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d'un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Par Reuters

naouas
13/08/2007, 19h49
EPR, Uranium et infirmières bulgares au cœur des relations franco libyennes

Les Présidents Sarkozy et KadhafiUne information révélée par le journal « Le Parisien » vient ajouter à la confusion du dossier des relations franco-libyennes, qui ont fait l’objet d’intenses spéculations suite à la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien courant du mois dernier.

En effet, selon « Le Parisien », la Libye chercherait à acquérir l’EPR,le réacteur civil nucléaire le plus puissant au monde. L’EPR, pour réacteur pressurisé européen (EPR, de l'anglais European Pressurized Reactor, rebaptisé aussi US-EPR pour Evolutionnary Power Reactor aux États-Unis) est un réacteur nucléaire de troisième génération, conçu par Areva, dont la capacité et sûreté dépassent de loin les réacteur conventionnels utilisés actuellement.
L’information a été confirmée au « Parisien » par un porte-parole du commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’un des actionnaires principaux d’Areva.
Le groupe Areva n’a fait aucun commentaire officiel sur le fond, se contentant d’une réponse évasive : "Nous sommes dans le temps des discussions politiques, qui incombent aux diplomates. Ce n'est pas le temps de l'industrie ou du commercial". Un porte-parole a estimé que les "discussions préliminaires" évoquées sont des "discussions d'informations générales sur la production d'énergie nucléaire", ce qui, dans le jargon du métier de l’industrie atomique, signifie probablement que les négociations sont en cours.
L’EPR est d’une importance stratégique capitale pour le groupe dirigée par l’ancien sherpa de François Mitterrand, la très influente Anne Lauvergeon. En effet, l’EPR n’a qu’un seul client à l’international pour le moment, la Finlande, et le chantier, démarré en 2005, accuse des retards assez importants.
Cette information, si elle venait à se confirmer, constitue In Fine, une bonne nouvelle pour le groupe français, malgré le caractère polémique que comporte la vente de cette technologie à la Libye.
Le groupe Areva a été assez bousculé ces dernières semaines, avec la rupture de son monopole sur l’Uranium nigérien, suite à des soupçons de soutien à la rébellion touareg du MNJ, et l’expulsion du représentant d’AREVA au Niger, Dominique Pin.
De source autorisée, l’EPR servirait essentiellement à la Libye pour un programme de déssalinisation de l’eau de Mer, le pays souffrant d’une pénurie d’eau potable. Du point de vue technique, il n’existe pas de risque de prolifération nucléaire en Libye avec l’installation éventuelle de l’EPR, dont la technologie ne concorde pas avec l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires.


Écrit par Reda Bagiang
13-08-2007

naouas
13/08/2007, 19h51
Je réponds


Est-ce une façon de déstabiliser la région en aidant la Lybie à obtenir la technologie nuclèaire ?

Est-ce un message indirect à l'Algérie : Vous-vous êtes tourné vers les USA, on va se tourner vers la Lybie ?

nassim
13/08/2007, 22h21
La Libye a les moyens de s'offrir un réacteur EPR et les français ont besoin de réduire leur déficit commercial. Trois milliards d'euros ne se refusent pas!

Autrement, c'est une question de pragmatisme. Les occidentaux commencent à comprendre qu'ils ne pourront pas empêcher les pays sous-développés de développer leur capacités nucléaires civiles. D'où la course à qui imposera sa technologie nucléaire sur le marché des réacteurs...

nacer-eddine06
13/08/2007, 22h38
nasim
si je suis ton raisonnement
l algerie peut s offrir au moins dix epr

kheddafi est un illumine

forgetgo
14/08/2007, 00h21
L’EPR est aux centrale nucléaire ce qu'est le rafale est à l'aviation militaire française un échec commerciale outre métroplole.

A mon avis il est crédible que les français puis équiper la Libye d'un réacteur EPR, si il ne le fonts pas d'autre équipementiers américains ou russes prendrons le relais

Cookies