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Voir la version complète : La politique de commercialisation de Sonatrach d’ici à 2012


sami9313
16/08/2007, 10h34
Les succès commerciaux de Sonatrach lui permettent d’aborder les perspectives de la compagnie pétrolière nationale avec plus de sérénité. En effet, au cours de ces dernières années, elle a signé des contrats à long terme de vente de gaz pour environ 11 milliards de mètres cubes/ an à destination de l’Espagne et de l’Italie à travers les gazoducs Medgaz et Galsi.
Qui s’ajouteront aux 5 milliards de mètres cubes/an qu’elle livrera directement sur les marchés espagnol et Italien. Soit au total 16 milliards de mètres cubes/ an qu’elle commencera à placer entre 2009 et 2011. Les nuages se sont dissipés avec le règlement du différend avec les autorités espagnoles sur Medgaz et la décision de la commission européenne d’approuver le partage de la plus value en cas de changement de destination de la cargaison de GNL hors de l’Union européenne.
A cela s’ajoutent les 3 milliards de mètres cubes/ an à placer à partir de 2008 à travers l’extension du gazoduc Enrico Mattei , des contrats signés avec des compagnies privées italiennes. Ainsi, ces livraisons contractuelles correspondent à quasiment la capacité supplémentaire exportable prévue en 2010, à savoir 85 milliards de mètres cubes/ an de gaz.
Pour le GNL, les résultats sont moins significatifs. Deux contrats seulement ont été signés récemment, l’un avec Gaz de France pour un milliard de mètre cube /an et l’autre avec la brésilienne Petrobas. Ses capacités sont actuellement limitées avec la destruction en 2004 de trois unités de liquéfaction du complexe de Skikda. Seule alternative à court terme, la rénovation de certains équipements de ses complexes qui pourront lui procurer 10 % environ de capacité supplémentaire. A moyen terme, l’expansion de sa capacité d’exportation dépend de la réalisation des deux trains géants de Skikda et d’Arzew qui produiront environ 12 milliards de mètres cubes/an en principe de GNL à partir de 2011-2012.
L’extension de la capacité d’exportation sera le fait essentiellement du gaz naturel.Ainsi , l’objectif d’exportation de 85 milliards de mètres cubes/an de gaz ne sera pas atteint du fait du retard accumulé dans la réalisation des trains géants prévus en 2009-2010.
Pour le pétrole, c’est l’incertitude. L’Algérie semble avoir renoncé à son objectif de production de 2 millions de barils/jour avec les amendements à la loi sur les hydrocarbures. La finalité est plutôt d’augmenter les réserves, le niveau des prix du brut est tel que sans augmentation de la production, les recettes tournent autour de 50- 60 milliards de dollars.
Seul changement notable, l’Algérie vend plus de pétrole à la Corée du sud et au Japon.
Pour le GPL, l’Algérie restera à moyen terme l’un des plus grands exportateurs mondiaux. L’extension du complexe Jumbo portant sa capacité à 10 millions de tonnes/an à l’horizon 2010 augure également l’accès à des marchés lointains.
L’exportation de condensaâ pourrait remonter aussi avec les nouvelles découvertes au Sud, notamment celles du bloc 208. En revanche, celle des produits raffinés restera problématique jusqu’à la réception des raffineries de Skikda et de Tiaret.
Ces exportations ont connu connu une chute avec la montée des besoins d’essence diesel du fait de la tendance à la diésélisation du parc automobile. La politique de rationalisation de l’énergie n’est pas parvenue jusqu’à présent à freiner ce phénomène, d’où le début de l’importation de quantités de gas oil pour faire face à cette demande.
Pour les perspectives, le pôle pétrochimique de Sonatrach va connaitre un grand développement. A partir de 2012, l’exportation de produits pétrochimiques va connaitre une forte croissance en valeur. A cela s’ajoute, les gains provenant du complexe aluminium de Beni Saf et, dans une moindre mesure, des revenus tirés du développement de gisements de minerais (Or, cuivre, fer …)

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