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augustin
03/09/2007, 09h26
Les Tunsiens exploitent aussi cette filière "contrôlée"

Création d’une agence nationale de recrutement pour mieux contrôler le flux des saisonniers.
Par Pierre Daum
QUOTIDIEN : lundi 3 septembre 2007
Casablanca envoyé spécial


Le Maroc est à la pointe. Surtout lorsqu’il s’agit d’organiser les nouvelles formes d’utilisation de main-d’œuvre bon marché dont les pays de l’Union européenne ont toujours besoin. En janvier, l’Anapec, une agence nationale de recrutement créée principalement à cet effet, a mené sa première grande opération : le recrutement de 5 000 travailleurs agricoles chargés de ramasser les fraises des immenses champs d’Huelva, en Espagne. «Mes 240 agents ont été mobilisés, et envoyés dans des communes rurales, raconte Hafid Kamal, le directeur de l’Anapec, fièrement installé dans son bureau de Casablanca. En moins de deux semaines, ils ont présélectionné plus de 7 000 personnes. Uniquement des femmes, car les Espagnols l’avaient exigé ainsi.»
Acheminement
Pourquoi donc ? «La cueillette des fraises demande plus de dextérité», répond Eduardo Toval, responsable du projet à l’ambassade d’Espagne à Rabat. «A mon avis, la vraie raison, c’est le souci du retour, rectifie Hafid Kamal. D’ailleurs, ils nous ont demandé de choisir de préférence des femmes avec enfants. Pour ces femmes, l’important, c’est d’être sélectionnées l’année suivante. Nous leur disons : Si vous ne créez pas de problème de discipline avec l’employeur, vous serez reprises. »
Du 15 janvier au 16 février, toutes ces femmes ont donc été convoquées dans un complexe culturel de Mohammedia. Alignées sur deux files, chacune a subi un entretien de trois à quatre minutes, mené par un représentant des producteurs de fraises, assisté d’un interprète. La réponse tombe immédiatement : prise, ou refusée. «Nous avons réussi à faire passer entre 400 et 600 personnes par jour !» s’exclame Hafid Kamal, visiblement désireux de faire admirer les compétences organisationnelles de son agence.
Pour les femmes retenues, l’acheminement jusqu’à Tanger est pris en charge par l’Anapec. Ensuite, de Tanger aux champs de fraises espagnols, ce sont les producteurs qui payent. Les ouvrières sont logées (mais pas nourries), et payées «exactement comme des Espagnoles, soit 35 euros par jour pour six heures et demie de travail quotidien», précise Hafid Kamal. «Faites le calcul : en trois mois, elles ramènent chez elles l’équivalent de douze mois de Smic marocain.»
Le calcul est exact. Sauf qu’avec le Smic marocain à 2 400 dirhams (218 euros), «il est très difficile de faire vivre une famille», comme l’avoue, avec une étonnante franchise, le directeur de l’Anapec. Qui poursuit : «Les Espagnols ont été tellement satisfaits de notre travail, qu’ils nous ont déjà commandé 10 000 ouvrières pour l’année prochaine !» Avec une probable nouveauté : «La sélection finale pourrait se faire par vidéoconférence.»
Tout ce travail de recrutement coûte de l’argent. A la charge des producteurs de fraises espagnols ? Pas du tout ! L’Union européenne a ouvert, en 2004, l’Aeneas, un «programme d’assistance financière et technique aux pays tiers dans les secteurs de l’immigration et de l’asile». L’objectif étant de favoriser une immigration légale mais sévèrement contrôlée afin d’éviter l’installation permanente de nouveaux étrangers. De ce fonds, l’Anapec et les associations de producteurs espagnols ont déjà reçu 1,2 million d’euros pour financer leur recrutement sur deux ans. L’expérience menée pour les Espagnols a rapidement convaincu les autres pays de l’Union, l’Italie et la France sont déjà sur les rangs. «Nous avons reçu une commande de producteurs d’agrumes et de kiwis de Haute-Corse, explique Hafid Kamal. Quatre cents hommes, âgés de 35 à 50 ans, pour travailler à la cueillette deux mois, en novembre et décembre.»
Côté français, l’opération est validée par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anaem), ex-Office des migrations internationales (OMI), qui délivre déjà, depuis trente ans, des visas temporaires à des travailleurs saisonniers (17 000 en 2006, dont 6 000 à des Marocains). A la grande différence que les visas OMI étaient nominatifs. Doit-on comprendre que la France rouvre les portes de l’immigration ? «C’est une question très politique à laquelle je ne peux pas répondre», répond Yolande Muller, directrice générale adjointe de l’Anaem, en éclatant de rire. André Jenteuil, directeur de l’antenne de l’Anaem à Casablanca, précise que l’Anapec a reçu l’ordre de sélectionner des hommes «d’au moins 35 ans, et mariés, afin d’être sûr qu’ils vont rentrer chez eux» après la récolte.
Interdictions et restrictions
On peut craindre que les désavantages subis par la main-d’œuvre saisonnière recrutée par l’Anapec soient les mêmes que ceux que connaissent, depuis trente ans, les saisonniers en «contrat OMI» des champs de légumes et de fruits en Provence : interdiction de toute revendication, sous peine de ne pas être repris l’année suivante ; non-paiement d’heures supplémentaires (1) ; aucune perspective de progression de carrière et de salaire ; aucun droit aux caisses d’allocations familiales, de chômage et de retraite ; accès aux caisses de santé uniquement si le mal se déclare pendant la période travaillée ; impossibilité de s’engager sur un travail stable dans leur pays d’origine ; et conditions de logement parfois épouvantables ( Libération des 20 février et 3 juil*let 2007).
Hafid Kamal n’a-t-il pas le sentiment de participer à l’exploitation de ses compatriotes ? «Absolument pas ! répond-il comme si la question lui semblait incongrue. Je ne vois pas où est le problème. Ces femmes appartiennent à des milieux très défavorisés. Si elles acceptent, c’est vraiment qu’elles en ont besoin.» Et, pour le consommateur européen, c’est évidemment la condition pour obtenir des fruits et légumes à bas prix dans son supermarché.

(1) En juillet 2005, 240 saisonniers tunisiens des champs de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône) ont mené la première grève de ce secteur pour le paiement de centaines d’heures sup.

Quasard
03/09/2007, 09h45
Nous on n'aime pas rester la les bras croisés, tout travail honnete est un bon travail a prendre au lieu de rester a la maison a se tourner les pouces.

Il se trouve que l'Espagne octroit des titres de séjours aux travailleurs saisoniers pour qu'ils viennent faire les recoltes sachant qu'ils sont payés comme le serait un europeen, et l'hebergement est controlé ce qui evite l'exploitation des gens qui vont travailler la bas.

Au bout de trois saisons, le travailleurs peut prétendre a un titre de séjour longue durée.

Moi je trouve que c'est une bonne chose, que ca dynamise le nord du Maroc et ca fait des rentrées d'argent consequentes pour les familles la bas qui rapportent l'argent a leur pays et a leurs proches.

Donc pour l'esclavage bis et la caricature tu repasseras hein =)

loula74
03/09/2007, 09h54
faudra penser à repartir!!!:)

Quasard
03/09/2007, 09h57
Ils ont des familles donc ils repartent, et au bout de trois ans eux et leurs familles peuvent acceder a un titre de séjour longue durée, donc c'est interessant pour eux au final.

hurican
03/09/2007, 10h18
ca permet surtout de faire ameliorer la condition du monde rurale marocain......des travailleur qui rentre avec des dizaine de millier de dhirham a leur village avec un savoir faire,ca vaut la peine
l'anapec fait du bon travail car elle controle les condition de travail las bas.
l'annee derniere des femmes ont ete recruter dans la region gharb cherarda......bah s'etait un franc succee,et apres leur retour(j'en connais car certaine de ces femme travaillais chez nous comme des bonnes:redface: ) apres leur retour il ont fait des entreprise de flales(les poussain lol)....et ca rapporte lol:D

augustin
03/09/2007, 10h38
oui C'est plutot une bonne chose de selectionner des femmes marocaines pour aller ceuillir les fraises. Ce qu'il faut savoir c'est que L'espagne avait pratiquement fermé le travail saisonnier pour les marocains et préféré allez cherchez des ouvriers agricoles dans les pays de l'est.

Pour le contrôle de l'immigration clandestine sur son territoire le maroc avait obtenu en contrepartie pour ses ressortissants cette petite bouffée d'oxygène. D'autres contrats vont se faire avec l'espagne et l'italie.

Mais je reste sceptique sur la selection des femmes avec enfants. Si elles ont envie de rester elle resrteront. Mariées ou pas.

Pihman
03/09/2007, 10h56
C"'est pas la première année

l'opération est deja à sa 4 eme année ou plus

il parait que la première année le taux de retour a été ridicule , ensuite d'années en années le taux s'est considérablement amélioré, car justement ce qui a incité les femmes a revenir c'est le fait que celles qui reviennent sont ^presque certaines d'être prises lors des selections ultérieures

Alors pkoi quitter le formel pour basculer dans l'informel avec tous ses aléas

et la femme c pas comme l'homme, elle est incapable de se séparer pour de longue durée de ses enfants et de son foyer

selecto
03/09/2007, 11h55
Le calcul est exact. Sauf qu’avec le Smic marocain à 2 400 dirhams (218 euros), «il est très difficile de faire vivre une famille», comme l’avoue, avec une étonnante franchise, le directeur de l’Anapec. Qui poursuit :

218 euros serait le smic au maroc au lieu de 150 euros comme nous l'on fait croire certains forumistes sur le topic" renault ouvre une usine au maroc"
pour le reste je trouve que c'est une bonne chose de trouver du travail pour le gens. le travail fini toujours par payer .

Quasard
03/09/2007, 11h57
Ben dsl je pensais vraiment qu'il etait de 150 euros, donc il a été revu a la hausse, chose possible vu que je ne me suis pas renseigner la dessus depuis un moment.
S'il est de 250 euros ben tant mieux ^^

selecto
03/09/2007, 11h58
faudra penser à repartir

il faudra penser à repartir aussi LOULA 74:lol:

hurican
03/09/2007, 12h02
le smic au maroc c 1800 dh net.
ca fera un peu plus de 180 euro
:) suffit de demander les amis

loula74
03/09/2007, 12h10
l'esclavage moderne...

selecto
03/09/2007, 12h14
le smic au maroc c 1800 dh net.


les entreprises qui payent le smic ont un turn over très important, ce qui les obligent à payer plus cher 2500 dh environs, c'est ce qui est souvent pratiqué.

hurican
03/09/2007, 12h22
oui selecto moi je parlais de l'etat
les entreprise sont libre et pratique tous des rallonge qui varie d'une activite a une autre.
mais nul ne peut descendre en dessus meme si on peut remarquer des patrons verreux.

selecto
03/09/2007, 12h28
oui selecto moi je parlais de l'etat
les entreprise sont libre et pratique tous des rallonge qui varie d'une activite a une autre

ok hurican ok

Pihman
03/09/2007, 15h09
Dans le batiment les salaires ont pris un coup de chauffe

un conducteur de grue c plus de 1500 €/mois

un chef de chantier c pareil

*Pour l'agriculture il y a pas le SMIG mais le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garantie)

Il est de 120 €/mois

augustin
03/09/2007, 15h42
il va falloir m'expliquer :

270 dollars le SMIC au maroc. A suposer que ça soit du brut. nous sommes à 3272 dollars annuel.

La population active est d'environ 10 millions. Si tout le monde est payé au SMIC ça nous fait 33 milliards de dollars soit plus de 50% du PIB marocain de masse salariale.

quelqu'un peut explqiuer?

Atlantic
03/09/2007, 15h54
le smic marocain est de ~1900Dh (brut) soit avec un taux de change moyen de 1$ = 9 Dh et des poussières : ~200 $.

Avec les impots et quotisations ça fait vers les 180$ à 190$ net.

augustin
03/09/2007, 15h58
D"accord Atlantic on est alors avec 200 dollars bruts.

àa nous fait tout de même 24 milliards de dollars si tous les salariés marocains étaient payé au smic, ce qui n'est pas le cas je suppose. Au plus basse estime donc nous sommesà 40% du PIb en masse salariale?

Atlantic
03/09/2007, 16h01
Autre petite précision : le fait que les salaires (qui représentent l essentiel de la consommation des ménages) représente plus de 50% du PIB n est absolument pas étonnant! En france ils représentes 57% du PIB et au maroc 63%

hurican
03/09/2007, 16h06
monsieur augustin les gens travail est sont payer c ca le cycle de l'argent.
c normal

augustin
03/09/2007, 16h25
Merci atlantic

Donc c'ets 63 % de la masse salariale.

Normalement c'est 45%-60% pour les pays développés.

Il est de 30% en Tunisie

et 20 % en Algérie.

T'es sûr des 63%?

Quasard
03/09/2007, 16h32
Il est plus de 60% oui, et c'est à cause du mamouth que constitue l'etat et qu'il va falloir degraisser d'une autre maniere que les departs négociés :/

Atlantic
03/09/2007, 16h32
63% c est la consommation des ménages (dont l'écrasante majorité provient des salaires)

Les chiffres que j ai donné concernant le maroc sont disponibles sur le web:

http://www.economist.com/countries/Morocco/profile.cfm?folder=Profile%2DEconomic%20Structure

Rubrique : Private Consumption.


Les chiffres concernant la france, la tunisie, l algérie y sont disponibles également.

Atlantic
03/09/2007, 16h35
Non on ne parle pas uniquement des salaires de la fonction publique. Mais des salaires de l ensemble des marocains. Y compris et surtout des privées.

Les fonctionnaires marocains ne répresente que ~10% du PIB

Atlantic
03/09/2007, 16h38
En Tunisie la consommation des ménages est de 64% du PIB

http://www.economist.com/countries/Tunisia/profile.cfm?folder=Profile%2DEconomic%20Structure

En Algérie il est de 34%

http://www.economist.com/countries/Algeria/profile.cfm?folder=Profile%2DEconomic%20Structure

augustin
03/09/2007, 16h40
Atlantic la conso des ménages n'a rien à voir avec la masse salariale.

Atlantic
03/09/2007, 16h43
Ben si ! Elle a à voir quand même. A priori les ménages vivent de leurs salaires dans la majorité des cas. Sauf quelques rentiers.

jawzia
03/09/2007, 17h28
Components of gross domestic product 2005

Private consumption : 63.8%
Cela n'a rien à voir avec la consommation des ménages.

jawzia
03/09/2007, 17h39
La masse salariale a atteint 12,5% du PIB en 2001, 14% si l’on tient compte des charges sociales et près de 16% lorsque l’on prend en considération les salaires versés aux fonctionnaires des collectivités locales.

Sur la période 1996-2001, le taux d’accroissement annuel moyen de la masse salariale a été de 7,3%, rythme plus élevé que celui du PIB nominal (5,2%).

En 2001, la masse salariale a représenté 43,4% des dépenses globales de l’Etat, 53,2% des dépenses de fonctionnement et l’équivalent de 2,4 fois le budget d’investissement (hors Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et hors solde des comptes spéciaux du Trésor).

Comparativement à des pays similaires, la masse salariale en pourcentage du PIB est élevée au Maroc. Ce ratio s’est établi, en moyenne, ces dernières années, à 9,8% du PIB au sein de la région MENA, à 7,7% dans les pays asiatiques, à 6,7% en Afrique hors Maghreb, à 4,9% en Amérique latine, à 4,5% dans les pays de l’OCDE et à 3,8% en Europe Centrale et Orientale1. Il dépend du mode d’intervention de l’Etat et particulièrement de la politique publique de financement des secteurs de l’éducation et de la santé.

Pour comprendre le "Comment" du "Pourquoi" : www.finances.gov.ma/.../ETUDES/DOCUMENTS%20DE%20TRAVAIL%20EDITES%20PAR%20LA%20DEP F/2003/DT84.PDF