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double6
23/11/2003, 00h16
Tant que Bouteflika oublie ses projets de reconciliation nationale, alors oui.

sacov
23/11/2003, 00h25
Question de grand bleu
« En connais-tu d'autres ? »

Je suis surpris par ta « fougue » à vouloir t’en tenir au formel. Je ne dis pas que le fis n’a pas remporté (en tes termes : balayé) de façon écrasante le premier tour. Ç’aurait été malhonnête de ma part. J’ai simplement écrit que l’explication se trouvait ailleurs que dans l’engagement de la majorité (la vraie) du peuple en faveur du projet islamiste. Je m’inscris en faux contre le fait de dire que ça a été « la seule élection libre » qu’a connu le pays car, lors de ces législatives, le Fis a usé et abusé de malversations.
En rien, les malversations passées et « à venir » ne doivent être justifiées par celles commises par nos ayatollahs.

Ps: tenant à ta tranquillité d'esprit je dirai qu'il n'y a jamais eu, jusqu'à date, de vraies élections libres en Algérie, encore moins celles remportées
par le Fis.

:wink:

Luna
23/11/2003, 00h43
Les uns usent du discours de Dieu, d'autres parlent au nom de ceux qui précédent et qui n'ont plus le droit de s'exprimer, certains parlent au nom des disparus, d'autres encore utilisent la langue berbère, les autres l'appel du 1er novembre 54.. et en final aucun parti pour défendre de vraies idées et avec un projet qui rassemble les Algériens autour des valeurs communes. Que de manipulation de masses. :roll:

LeGrandBleu
23/11/2003, 02h16
@ Sacov
Mon raisonnement est fort simple, c'était l'unique fois en Algérie qu'un parti gagne l'élection sans avoir le contrôle de l'administration de la votation
Je ne pense donc pas que l'engagement au FIS ne fut que superficiel, passager, que sa victoire ne soit que malversations. Je crois au contraire que ce courant est beauvoup plus enraciné et qu'il faut s'en méfier et apprendre à le combattre. Le combattre sur le plan des idées et des propositions.

LeGrandBleu
23/11/2003, 02h20
Les uns usent du discours de Dieu, d'autres parlent au nom de ceux qui précédent et qui n'ont plus le droit de s'exprimer, certains parlent au nom des disparus, d'autres encore utilisent la langue berbère, les autres l'appel du 1er novembre 54.. et en final aucun parti pour défendre de vraies idées et avec un projet qui rassemble les Algériens autour des valeurs communes. Que de manipulation de masses.
Selon moi, tu as tout dit.
Mais tu as oublié tout de même de dire que les masses finiront bien, un jour, par donner un bon coup de pied dans la fourmilière.
:)

Ott
23/11/2003, 06h16
@ Blackmore,

Des anciens ministres, il en ruaient dans les brancards, mais Bouteflika a fait de Benflis son directeur de campagne, ensuite sn chef de gouvernement, bien avant les lectiosn législatives, (c d'ailleurs une belle entorce à cette démocratie 'chère' aujourd'hui à Benflis que le chef de l'executif soit patron d'un parti qui se présente, ça se fait pas ça en démocratie...) ensuite le patron du FLN, et les elections législatives furent gagnés par le FLN, et à sa tête Benflis avec des efforts redoublés, et souvenons nous l'épisode de l'hystérie kabyle qui avait comme objectif de faire échouer ces élections. Et avec tout ça, on ose nous dire que Bouteflika ne respecte pas celui à qui il doit cette fulgurante progression, et ne le traite pas comme il se doit après les résultats des législatives. et c'est toi qui disais toi même à l'époque, je n'ai pas la mémoire courte, que les électios étaient du pipo...aujourd'hui on se targue de la légitimité populaire... Il faut arrêter là Blakemore d'insulter ainsi mon intelligence please...

Concernant nos élus, la majorité actuelle, et Leur chef de file se font tellement de souci, et parle de danger pour la république et compagnie, car ils savent bien que si Bouteflika gagne un second mandat, s'en suivra très probablement des elections législatives, et cette fois-ci, on voudrait la participation de toute l'Algerie. C'est l'enjeux actuel du dialogue avec es arouchs....

Ott.

Ott
23/11/2003, 06h30
@ double6,

Il est illusoire et TRES DANGEUREUX, pour ma génération à moi de croire que le problème islamiste est difinitivement réglé dans ce pays. Il n'est en RIEN réglé, et l'islamisme politqiue restera une constante qui empoisonnera durablement la vie politqiue algerienne. Il suffira d'une nouvelle crise économique, d'une nouvelle fronde de protestation vigoureuse contre ce pouvoir, pour revoir les islamistes pointer du nez. Je fus contre cette amnistie avant de comprendre les eujeux de demain, et aujourd'hui je dis clairement, IL FAUT ENTERINER LA DEFAITE MILITAIRE DES ISLAMISTES PAR UNE DEFAITE POLITIQUE TANT QUE LE FER EST CHAUD. C'est une nécessité pour demain, et une nécessité pour une nouvelle ère politique, et qu'on en sorte des rafistolages à 2 balles, et des épouvantails qu'on nous brandit pour préserver le statut-quo... Il faut prendre le torreau par les cornes... le chantage islamiste sera durablement utilisé contre toute force de progrés...

Ott.

double6
23/11/2003, 07h45
@Ott,

Je ne comprends pas ta réponse. Je n'ai pas dit que l'islamisme politique est finit, j'ai dit qu'il faut le combattre plutot que de voir la présidence leur faire les yeux doux avec une reconciliation nationale... Sinon:

Quel fer chaud reste il a battre? Tu veux une "reconciliation nationale" avec le FIS?

Si ce n'est qu'une affaire de combat politique a mener contre l'islamisme avec des programmes, des projets en opposition naturelle avec les leurs etc... alors oui. Nous savons trés bien que l'Islamisme reste un danger serieux. Je l'ai deja dit ici plusieurs fois. Si c'est une reconciliation nationale qui implique un partie de bouss-bouss avec le FIS, non.

Ott
23/11/2003, 11h42
cette fois-ci c'est moi qui ne comprend pas ce que tu dis. S'il s'agit d'un combat politique avec comme tu le dis : "des programmes, des projets en opposition naturelle avec les leurs etc...", pourquoi avoir peur aujourd'hui et limiter ses adversaires, au lieux jsutement de battre tous ses adversaires politiquement, et c'est le moment propice pour le faire. Si l'islamisme constitue comme tu le dis un danger sérieux aujourd'hui, il sera encore plus sérieux demain...

Ott.

nassim
23/11/2003, 13h46
Bonjour;

et souvenons nous l'épisode de l'hystérie kabyle qui avait comme objectif de faire échouer ces élections.
Dis donc, non content de cirer les pompes de Boutef, tu t'enfonces avec ton mépris des kabyles?
Qu'appelles-tu hystérie? T'aurais peut être aimé voir des bataillons de kabyles cirer les pompes du minable boutef qui les traite de nains pendant qu'il brosse l'égorgeur Hassan Hattab dans le sens du poil en le traitant d'homme d'honneur?
Que dire des sinistrés de Boumerdès qui l'ont caillassé et chassé de la ville martyre? Tu vas peut être traiter les honorables habitants de cette ville de sauvages?
On peut parfaitement être une bonne brosse à reluire sans pour autant s'en prendre à des hommes d'honneur qui refusent de manger le même pain que les lâches sans scrupules d'El Mouradia.

double6
23/11/2003, 17h09
@Ott,

cette fois-ci c'est moi qui ne comprend pas ce que tu dis. S'il s'agit d'un combat politique avec comme tu le dis : "des programmes, des projets en opposition naturelle avec les leurs etc...", pourquoi avoir peur aujourd'hui et limiter ses adversaires, au lieux jsutement de battre tous ses adversaires politiquement, et c'est le moment propice pour le faire. Si l'islamisme constitue comme tu le dis un danger sérieux aujourd'hui, il sera encore plus sérieux demain...

J'ai l'impression que tu tentes de me dribbler en evitant une reponse directe. Alors je te pose une question trés simple pour tout clarifier:

Est tu pour la reouverture du dossier du FIS? (YES/NO)

Ott
23/11/2003, 17h21
@ Anakin,

Je comprends qu'il soit difficile de gober que les "braves et valeureux kabyles, à l'avangarde de tout et n'importe quoi" se sont fait manipulés involentairement pour certains et en connaissanec de cause pour d'autre, j'espère que le délires tribaux seront plus prudents la prochaine fois. et te concernant, je n'ai pas l'habitude d'user de la langue de bois, et je considère les évenements de kabylie comme la manifestation d'une hystérie tribale. Maadjbekch el hal, dez maahoum.

Ott.

Ott
23/11/2003, 17h26
@ Double6,

Ma réponse est tout aussi claire que précedament, sous une forme ou une autre, il faut donner une expression entiere à un mouvement politique, à condition que ce mouvement respecte le jeu politique, la démocratie et l'alternance. Le FIS de 92 ne l'accpetais pas, un néo-FIS en 2004 pourrait éventuellement le faire, et je prends cette position pour les raisons que j'ai cité précedement.

Ott.

double6
23/11/2003, 17h39
@ Ott,

Merci d'avoir clarifié. J'avais sincerement pas compris. Pour ma part tu connais mon opinion la dessus je pense. La réhabilitation du FIS n'apportera rien de bien je pense... meme pas sur le terrain securitaire.

@Anakin,

Bien que je sois contre traiter les habitants d'une region d'hysterique ou de sauvages (que ce soit les habitants de Boumerdes ou de Kabylie ou de tout autres régions) je trouve quand meme honteux le fait de jetter des blocs sur un personnage politique pour exprimer son ras le bol.

sacov
23/11/2003, 19h11
Je crois comprendre à travers la pensée de notre ami Ott qu’entériner « la défaite militaire » de l’islamisme par une « défaite politique » serait un gage de stabilité et ouvrirait la voie de l’alternance pour mettre fin au régime omnipotent et déguisé des militaire. La défaite militaire de l’islamisme étant une réalité de terrain, il resterait à la faire briller de ses milles feux sur le plan politique. La structure du pouvoir étant ce qu’elle est en Algérie, il faut reconnaître au moins que l’islamisme politique se pavane au plus haut sommet des institutions et qu’il s’y exprime au point de faire adopter des lois coulant de source de son idéologie.
Le MRN, le MSP, Nahda et une multitude d’associations affiliées ont pignon sur rue et traversent la société, instillant des orientations jouxtant des programmes loin d’être démocratiques.
Les partis cités, métastases de leur état, ne suffiraient pas à croiser les idées avec l’islamisme car le traumatisme n’a pas été provoqué par eux. Le traumatisme c’est le Fis, source première du terrorisme. Pour l’avoir battu sur le plan sécuritaire, il faudrait le ressusciter pour l’annihiler politiquement. Je ne pense pas que ce serait une bonne idée compte tenu du fait que le vis-à-vis, la partie devant lui donner le change, celle qui détient le pouvoir réel ou supposé, se trouve elle-même engluée dans une situation inextricable pour le moment.
Nous savons tous que les mots d’ordre du Fis ou de ses rejetons sont, on ne peut plus clairement à la portée de larges masses, simplistes et tellement démagogiques, basés sur des arguments n’acceptant pas la remise en cause. Aidée en cela par le caractère honni du régime, la mouvance islamiste se retrouvera refuge idéal pour les laissés pour compte qui constituent la majorité.
La réhabilitation du Fis ( déjà réalisée par Boutef) sous quelque forme que ce soit, est appelée de tous les vœux par les Fissistes eux-mêmes, sachant que sur le plan politique ils ont des longueurs d’avance sur ce qu’il y a en face : c'est-à-dire RIEN ( institutionnellement parlant).
Le rien qui est en face est aussi nuisible pour le pays (quoi qu’en disent les émissaires Rndistes).
Je considère que les islamistes ont le droit de s’exprimer et de faire valoir leurs idées, ils ont même le droit de profiter de la sacro-sainte alternance pour prendre le pouvoir et pour ce faire, les chances des autres tendances de la société devraient être égales. Or que constatons-nous aujourd’hui?
Nous constatons que le verrouillage de la société profite aux islamistes, la législation du pays s’y fait en fonction de préceptes islamiques. L’incubation islamiste (encore une fois) se fait à la température de la misère qui frappe la grande partie de la population. Les agitateurs du RND (rompu aux manigances) et du FLN (qui se découvre une virginité démocratique) ne sont ni historiquement crédibles ni populairement solvables pour donner le change à un Fis ressuscité qui n’en ferait qu’une bouchée politique.
Les partis dits démocratiques, élitistes par essence, aux jargons naturellement tournés vers la classe moyenne laminée, ne sauraient de par, aussi, leur éparpillement en autant de clochers aux sons différents, se prévaloir d’une représentativité conséquente.
Que resterait-il donc pour faire face à la résurgence politique d’un mouvement dont le terreau est toujours intact?
Boutef n’est pas et ne sera pas le messie de l’Algérie pour la simple raison que le système qui l’a généré ne pourrait lui donner une base philosophique contraire à ses propres fondements. La concorde civile n’est qu’un éternuement du système qui y voyait un répit lui permettant de s’ajuster à la nouvelle donne politique. Incapable de profiter des succès militaires de l’anti-terrorisme, porté à bout de bras par des patriotes ( au sens large du terme), le système s’est vu dangereusement menacé par une bouffée de liberté qui, de plus en plus, finissait par se persuader que tous les sacrifices valaient la peine d’être consentis. Il fallait donc stopper cet élan et le réorienter vers des préoccupations parcellaires. Tout étant permis sauf la remise en cause du régime. La seule valeur capable de remettre le système en question étant la LIBERTÉ dans le sens politique du concept, il fallait la diluer dans un sens plus large et pourquoi pas la centrer sur le droit à l’islamisme politique de s’exprimer alors qu’il fait plus que s’exprimer au moment ou l’on se parle.

:wink:

LeGrandBleu
23/11/2003, 19h55
On n'en sort pas. Quoiqu'on fasse, le FIS finit par rattraper le système et profite de ses grandes faiblesses pour récupérer encore et encore l'adhésion. Simpliste certes, populiste, rétrograde et obscurantiste mais le fait est là: il est bien adapté à l'environnement politique d'une large partie de la société.
Ses sympathisants ne viennent ni de mars , ni de la lune, ce sont des algériens qui ont droit eux aussi à la parole et d'influencer la marche de leur pays.
La force qui a permis les gains militaires sur le plan de l'antiterrorisme ne permettra pas les gains politiques. Dans ce sens, pas le choix, l'ouverture démocratique exige de composer avec les courants islamistes, incluant le FIS. Et c'est aux démocrates d'unir leurs forces pour les combattre sur le terrain politique et parvenir à les marginaliser. C'est le seul vrai rempart possible.
Mais existe-t-il réellement des organisations politiques démocrates ?
Personnellement, je ne le crois pas.
Puisque ce rempart est manquant, c'est les partis parasites qui continueront a faire faire à l'Algérie un pas en avant, deux en arrière. Boutef ou pas.

Ott
23/11/2003, 20h09
Cher Sacov,

Je suis satisfait de voir qu'on revient à de meilleurs sentiments, et à un débat démocratique, et je vous en féllicite. Vous avez relativement bien traduit ma pensé, dans le verbe qu'on vous connait, mais permettez moi d'apporter les contradictions à ce qui ne me parrait pas juste.

Si je comprends bien votre analyse, la démagogie du FIS et de ses rejetons étant une constante, on ne pourra leur donner donc un droit de siter politique, en tout cas, pas avec ce régime là en déconfiture, pas en cette période. Certe, le paysage politique ne brille pas par sa richesse, mais des coalitions intelligentes et salvatrices pourraient à terme entérinner cette défaite militaire par une défaite politique, et je continue à dire que le temps joue contre cette démarche, et demain, l'islamisme n'abondonnant pas de sa démagogie et de son populisme, et les algeriens ne seront pas moins manipulables par le religieux.

D'autre part, je trouve votre interprétation de ma démarche, à moi, ou à ceux qui partageraient cette ligne de conduite assez malveillante, car elle serait pour vous le moyen de bloquer une fronde contre le pouvoir, en utilisant ainsi l'islamisme. Comme je l'ai dit, cette idéologie est et restera malheureusement une constante qui empoisonnera durablement la vie politique algerienne, et continuera à constituer l'instrument du statut-quo, et je partage votre analyse. Cependant, ce que vous négligez dans vos affirmations, est que la réconciliation nationale, ne fut pas une trouvaille de dernière minute contre une protestation récente, mais fut bien UNE CONSTANTE dans le discours présidentiel, depuis la campagne électorale de 98. Avant même, car Bouteflika refusa le même poste en 94, car on lui avait refusé cette démarche, et c un secret de polichinelle. On ne peut donnez donc crédit à vos conclusions, tant Bouteflika au début de son mandat avait suscité un réel engouement, dans une majorité absolue des algeriens. A tel point que la presse qui ne fut pas tendre avec Bouteflika à l'époque de la campagne de 98, étaient obligée de temporiser, sous l'impulsion des stratosphères, qui attendaient pour voir, et cette période de grace a duré plus d'une année, avant que justement son discours sur la réconciliation nationale soit en partie le motif d'une levé de boucliers sans précedent, en partie, car les réformes et un discours conquérant contre l'ordre établis a définitivement scellé son sort chez certains...

Ott.

LeGrandBleu
23/11/2003, 20h17
tant Bouteflika au début de son mandat avait suscité un réel engouement, dans une majorité absolue des algeriens.
Foutaises et refoutaises!
Tu nous prends carrément pour des valises, on dirait.
Majorité absolue des généraux, peut-être, mais les Algériens attendent encore qu'on leur demande sereinement leur avis et qu'on en tienne compte.
Et si jamais, on le fait, je ne donnerais pas un kopek pour l'élection de Boutef.

Ott
23/11/2003, 20h25
LeGrandBleu,

Tu peux crier à la foutaise ou à ce que tu veux, mais il est établis que Bouteflika, a réussi avec le verbe qu'on lui connait, à casser d'innombrables tabous, et à susciter un vrai engouement. Et jusqu'en décembre 2000, la seule voie d'opposition qui osait dénoncer Bouteflika était le WAFA de Taleb et Ghozali, et ce fut pour des raison personnelles. Et le RCD, et le PT, et le PRA, et le ANR, et le HAMAS, et Ennahda, et El-Islah, et même le FFS.... ne critiquaient pas vertement sa démarche, bien au contraire...

Ott.

LeGrandBleu
23/11/2003, 20h34
C'est peut-être pour cela qu'il fut laissé seul devant les électeurs et qu'aucun autre candidat n'a voulu se présenter contre lui!
Il devait avoir déjà la majorité absolue, tous les Algériens comme un seul homme derrière le grand timonier, guide suprême et commandeur de toutes les armées, Boutef ! Boutef , le moins pire ...

Ott
23/11/2003, 20h51
Ne me fait pas dire ce que je n'ai aps dit, et ce n'est aps la peine de renier une réalité que ne t'accomode pas par des pirouettes verbales.

Ce qui est le plus amusant, c'est qu'on reprend à son compte, pour une personne qui ne se présente pas comme soutient indéfectible de l'armée, n'est ce pas Grandbleu, une formule qu'une éradicatrice notoire, Leila Aslaoui, qui a perdu une occasion de se taire, et qui prouve, s'il en était besoin, la connivence entre son courrent de pensé, et les maitres de ce pays, qu'on reprend à son compte cette formule là, comme si certains sont dans des postures telles, de pouvoir juger de la qualité des uns et des autres, tellement leur qualité est incontestable et criante... pour des éventuels auteurs, ou d'autres qui se gargarisent à le répeter. On a bien vu à qui on a à faire.

Ott.

LeGrandBleu
23/11/2003, 20h57
Je suis totalement dans le cirage.
Répète en termes clairs, stp...
Leila Aslaoui qui, quoi?
Quelle formule.
Si, si, je t'assure que je ne pige que dalle!

Mais non, Ott, je ne pirouette pas du tout.
Mais on ne peut ajouter foi sans être intellectuellement malhonnête à la prétention que Boutef eut une majorité quelconque des Algériens.

Ott
23/11/2003, 21h00
La formule du moins pire, c'est Aslaoui qui l'a sortis la première, dans un article du soir.

Quant à la popularité de Bouteflika au début de son mandat, ce sont ses ennemis qui la lui admettent, et même notre cher Sacov, ou Blackmore, pour ne siter que des forumistes.

Ott.

sacov
23/11/2003, 21h51
@Le GrandBleu

Tu l’as bien dit :
« Quoiqu'on fasse, le FIS finit par rattraper le système et profite de ses grandes faiblesses pour récupérer encore et encore l'adhésion. Simpliste certes, populiste, rétrograde et obscurantiste mais le fait est là: il est bien adapté à l'environnement politique d'une large partie de la société. »
Au risque de te corriger, je dirai que ce n’est pas le Fis qui s’est adapté à l’environnement, plutôt ce même environnement qui l’a généré. L’algérianité de ses sympathisants ne me pose pas problème, ce qui le fait par contre, c’est cette tendance dépitée qui nous fait re-choisir encore entre deux maux. Je n’ai pas de problèmes non plus avec la nécessité de reconnaître à la tendance islamiste qui inscrit ses activités dans le dialogue et le respect de la liberté des autres. Une vérité de la palisse que de dire : il faut composer avec les islamistes. Ce qui par contre me gêne, c’est simplement l’orientation du « dialogue » vers une espèce de reddition de la tendance démocratique et ce, avec toutes les insuffisances qu’elle recèle. Le système lui-même est contraint, pour survivre de composer avec l’islamisme car, son principal ennemi, celui qui finira par le balayer, loin d’être l’islamisme avec lequel il a des accointance avérées, ne pourrait s’agir que de la tendance démocratique.
Le système en Algérie, comme en Turquie en Iran se nourrit de l’économie de Bazard. Il ne peut se prévaloir d’une stratégie économique viable et fiable pour démocratiser les relations sociales. L’islamisme en Algérie comme ailleurs, sirote la même mamelle faisant aussi trouver son compte au capital financier international.
Le gain militaire, ne s’est pas traduit par celui politique pour la bonne et simple raison que le pouvoir n’en voulait pas, il aurait automatiquement profité à la démocratie. La réflexion, tout au long de la lutte anti-terroriste s’est hasardée à déterminer les causes du mal. Elle a permis de dégager un consensus selon lequel le terreau de l’obscurantisme était nourri par le pouvoir. Dés –lors que l’on ne voulait plus jamais revivre cela, il fallait passer à la deuxième phase du processus et remettre en cause les fondements même du pouvoir, d’où le principe de refondation nationale. À ce moment précis, les « décideurs » forts de la leçon d’octobre 1988, tenant compte de la situation intenable du petit peuple, se sont évertués à faire un clin d’œil à l’époque de Boumedienne, érigée en référence en matière de sécurité. Nul autre que Boutef ne pouvait relever ce défit et il en était doublement conscient.
1- Boutef est un produit du système, il ne le remettra pas en cause pour ne pas disparaître.
2- Connaissant le système, il savait où étaient ses faiblesses et ne pouvait donc s’accommoder d’une force démocratique qui lui serait fatale. Il s’est résigné non à le museler, mais à se le subordonner à travers l’ouverture du gouvernement au RCD entre autres.
Sachant que le système lui-même n’a jamais faussé compagnie depuis l’indépendance à l’islamisme sous ses différentes manifestations, il a commencé par l’encenser en justifiant ses actions depuis la « violence » de l’interruption des législatives.
In fine, l’idée qui me chicotte dans ton discours qui s’apparente (dans le fonds) à celui de Ott c’est de postuler à la nécessité d’ouvrir le champ à l’islamisme politique (ce sur quoi je suis parfaitement d’accord) en omettant de dire que pour contenir les dérives sanglantes auxquelles il nous habitué, il faudrait s’assurer que le contrepoids démocratique soit nécessairement là aussi, pour le contrebalancer.

:wink:

muhend
23/11/2003, 22h20
Salut à tous

Je trouve le débat de ce topic hallucinant parce qu'il nous renvoit plus d'une dizaine d'années en arrière à savoir l'avénement d'une hypothétique "dictature islamique" su fond de clichés glanés pour la plupart dans les articles de propagande anti-islamiste de la presse algérienne. Pour lever tout équivoque je ne partage rien avec les tenants de l'intégrisme qui ne cherchent qu'à imposer un totalitarisme théocratique aussi dévastateur que celui qu'impose aujourd'hui la junte militaire. Ceci dit, le FIS à son apogée n'était pas un mouvement homogène. A l'intérieur de ce mouvement cohabitaient plusieurs forces et notamment des extremistes prets à prendre le maquis à la moindre occasion. Les généraux algériens les plus influents ont laissé faire l'aile radical de ce parti et liquidé d'une façon ou d'une autre tous ceux qui voulaient composer avec les autres forces sociales. La création du GIA illustre parfaitement cette stratégie de la terre brulé. Bien avant la création de ce monstre, on notera l'affaiblissement du gouvernement de Mouloud Hamrouche ainsi que de Chadli afin de faire croire aux algériens que les élections de 1991 sonnaient le glas de l'ouverture démocratique. En effet qu'aurait pu faire le FIS au parlement du moment que le président avait la latitude de dissoudre à tout moment l'assemblée et d'appeler à de nouvelles élections. Et puis l'on se souvient comment entre les deux tours de l'élection la machine de propagande du régime a sorti de leurs contexte les propos de Mohamedi Said pour les transformer en menace en direction du peuple à "changer ses habitudes vestimentaires et alimentaires", l'affaire de Guemmar, de l'enfant brulé vif -j'ai oublié la ville exacte- etc. De toute façon l'armée aurait agi de la meme manière quelque soit le gagnant (FLN, FFS ou autre), c'est-à-dire mettre fin à une expérience qui menacait les intérets des apparatchiks, de la nomenklatura et de la nouvelle bourgeoisie parasitaire. Le coup d'état de 1992 n'était pas dirigé contre le FIS: par la politique du fer et du sang, il sapait toute forme d'organisation de la société pour lutter contre le retour sur les acquis d'octobre 1988 et l'approfondissement de la démocratie. La preuve que la société n'était pas disposée à subir la dictature du FIS avait été la marche du 2 janvier 1992 initié par le FFS. Mais au lieu d'aider les forces démocratiques qui sont montées au créneau ce jour-là, le régime qui avait déjà entériné le coup d'état -depuis le 4 juin 1991- a préféré monter en épingle une minorité de va-t-en guerre réunis au sein du CNSA, du RCD, du PAGS. Ainsi par cette faute grave, les militaires unirent pour la première fois toutes les composantes du FIS derrière les éléments les plus radicaux, notamment après l'arrestation de feu Hachani.
En bref je veux dire que le FIS était un mouvement de société qui ne pouvait etre remis à sa place, battu pour parler clairement que par la société. Plus celle-ci est organisée, plus elle jouit de la liberté, plus elle trouve en son sein les ressorts qui la préserve de la violence. Laisser le FIS gouverner n'aurait pas été une aventure, un coup de "démocratisme" comme on l'entendit souvent dire par des pyromanes qui suivaient fidèlement leurs intérets par instinct. Au contraire il aurait permis à la société dans le contexte d'alors de voir le FIS dans sa véritable réalité démagogique, libéré les vrais acteurs de la démocratie de leur torpeur afin de prendre leurs responsabilités. Sur un autre chapitre, le FIS et le courant islamiste aurait mesuré avec le temps l'étendue de la complexité social et accepté d'etre un parti comme les autres. A cette occasion je rend un hommage particulier au professeur Lahouari Addi dans les positions lui ont valu l'exil et l'excomunication qui ne dit pas son nom. Le FIS représentait certes une régression comparé aux promesses arrachées en 1988, mais les contradictions du FIS étaient le terrain propice à l'éclatement de la citoyenneté sujet politique et la fin du mythe théocratique de la communauté des croyants. Cela aurait pris au plus quatre années si la législature du FIS serait allée à son terme. Mais en aucun on aurait vu le déchainement des violences et des massacres qui ont marqué l'Algérie durant plus de dix ans sans compter les dégats sur le plan économiques et autres qu'il serait inutile d'énumérer maintenant.
Comme on le voit et contrairepment à l'idée que répandent les "éradicateurs" la violence et la barbarie a été le fait de ceux qui avaient prétendu oeuvrer pour la sauvegarde de la république et de la démocratie. En dix ans tous les Algériens savent le bilan exacte de cette oeuvre destructrice digne des dictatures fascistes qui ont marqué les années 70 au Chili, au Brésil et en argentine notamment. Plus de dix mille disparus, l'intelligentia décimées par la politique du cerceuil ou de l'exil, les classes moyennes ont disparu, la majorité du peple crève la dalle, plus aucun service public ne répond aux normes élémentaires de fonctionnement normal (voir l'école, les transports et la santé), et de l'autre coté une infime minorité s'enrichit à vue d'oeil, s'accapare par la force, l'intrigue et le "khoubth" les richesses du pays. allons messieurs avec tout ce palmarès aux mains de la junte au pouvoir n'aurait-il pas mieux valu laisser faire l'expérience du FIS. Mais bon l'histoire ne se refait pas ou du moins elle se répète comme farce comme celle qui veut remettre sur scelle un mouvement que les algériens ont entéré depuis belle lurette en se gardant de prendre part à l'insurrection de ce parti et en sortant dans la rue ces dernières années sous des mots d'ordre typiquement démocratique. Et à l'occasion je veux ajouter à l'adresse de M. Ott que ce qui s'est passé en kabylie n'était pas de l'hystérie au delà des divagations bien connues des éléments des "aarouch" et qu'à son début le mouvement n'était pas dirigé contre Bouteflika. Je vous invite à lire les mots d'ordre et les slogans qui disent mieux que les animateurs pour vous en convaincre. Je me souviens bien de ce slogan écrit dans un petit village de Kabylie qui n'a été effacé qu'au début de l'année 2003 et qui dit ceci: "l'Algérie est à tous les Algériens et non la proprité des généraux". Et tenz-vous bien c'était écrit en arabe. C'est pour vous dire que quand on raisonne dépendamment des clans qui font la guéguerre au sein du régime on ne peut échapper à une lecture policière des l'histoire et de voir dans chaque mouvement de foule une machination dirigé contre Boutef. cela n'exclut pas l'instrumentation, la manipulation et tout ce que tu voudras, mais ce n'est pas cela en fin de compte qui détermine le cours des événements. Ceci est aussi valable pour l'histoire du FIS. sans ce dernier le pouvoir n'aurait pas l'occasion d'instrumenter la guerrila islamiste pour la retourner contre le peuple en entier dans un objectif très précis.
salutations à tous.

nassim
23/11/2003, 22h26
Bonsoir et saha f'tourkoum;

je considère les évenements de kabylie comme la manifestation d'une hystérie tribale. Maadjbekch el hal, dez maahoum.

Normal, pour une brosse à reluire comme toi, il fallait peut être que les kabyles se mettent à genoux alors que le voyou Boutef venait de leur cracher dessus?
Désormais, t'es mis en quarantaine. Lorsque tu seras en mesure de présenter tes excuses à la Kabylie, préviens-moi, sinon, t'iras cirer les pompes de ton Boutef ailleurs.

je trouve quand meme honteux le fait de jetter des blocs sur un personnage politique pour exprimer son ras le bol.
Tu vois la nuance? Si pour toi, Boutef ou l'un de ses pitbulls sont des personnages politiques "respectables", pour la majorité des kabyles, ils ne sont pas plus que des criminels assoifés d'argent du peuple.
Sincèrement, tu t'attends à quoi après la répression sauvage du printemps noir? Que les Kabyles se transforment en fleuristes aux pieds de Boutef?
Les Kabyles sont des êtres humains normaux, pas des aliens. Lorsqu'on les méprise, ils répondent par du mépris.
On parle bien de démocratie, pas vrai? Comment veux-tu que les kabyles puissent avoir un simple sentiment de soutien à un pouvoir qui ne s'est pas géné à les mépriser et à mettre leur région down pendant qu'il déroule le tapis rouge aux égorgeurs?
Quelqu'un qui te crache dessus et te tabasse, tu lui réponds en lui offrant des fleurs?
Tu trouves exagérée la réaction des habitants de Boumerdès? En quoi est-elle choquante lorsqu'on sait le martyre qu'ils sont vécu pendant que le pouvoir se défoulait dans ses palaces?

Je veux bien comprendre que certains soutiennent tel ou tel candidat d'une manière inconditionnelle, mais le minimum d'humanisme est de respecter ceux qui ont vécu le martyre et ne demandent pas plus que d'être écoutés et qu'on leur offre de meilleures conditions de vie.

Blackmore
23/11/2003, 22h38
Bonsoir et Saha ftourkoum .

En faisant l'éloge des islamistes les plus extrémistes , Bouteflika a joué un jeu tres dangeureux , dont il payera un jour ou l'autre la note .
C'est vrai qu'on etait une majorité à voir en lui une certaine "pointure" politique assez rassurante et un capital expérience appréciable pour sortir le pays de l'ornière .
Mais depuis les lois du pays sont régulièrement piètinées , les dobermans lachés , Hadjar réhabilité et les cadres récalcitrants virés, là tout le monde s'est dit que le type etait pris dans la griserie du pouvoir et qu'il n'etait pas pret à lacher le "koursi" . Surtout que son entourage a maintenant bien gouté à la "benna" et en apprécié les saveurs .
Quant on entend un Tayeb Belaiz , garde des sceaux servir ici même à Oran un discours d'un régionalisme tellement primaire qu'il a offusqué la majorité des "redresseurs" présents , ou un Belkhadem dire qu'il n'a besoin d'aucune autorisation pour activer au nom des redresseurs , on se dit que la pourriture chez nous a encore de beaux jours , même si elle se teint parfois du courage à géométrie variable du discours anti-généraux , et de la fausse pièté de ceux qui n'en ont jamais eu , et n'en auront jamais .

Blackmore
23/11/2003, 22h53
Bonsoir Habibo et saha ftourak !

Si tu considères que ce forum est à sens unique , personne ne te retient .

Bon vent , et bonnes trahisons !

sacov
23/11/2003, 23h10
Bonsoir tout le monde et saha ftourkoum.

Juste un mot à Anakin dont je respecte les principes pour te dire que je suis gêné par la manière dont tu uses de l’arme du bannissement.
Tout en n’étant pas d’accord avec les mots utilisés par Ott pour parler des soubresauts de la Kabylie ( ce n’est pas nouveau et nous avons eu à échanger durement la-dessus), je réfute ta sentence qui est plutôt une réponse au « dezz m3ahoum » que je trouve pour ma part impoli.
Cela est mon avis car, si l’on se permet de discuter sur l’éventualité d’ouvrir le champ politique légal au Fis après la tragédie que nous avons vécue, épargner Ott serait un moindre mal.

:wink:

nassim
23/11/2003, 23h43
Bonsoir et saha f'tourkoum;

Je comprends parfaitement ton point de vue, sacov. Mais je n'ai fais que l'inviter à revoir sa copie quant à ses insultes contre les kabyles. Résultat : il s'enfonce pour confirmer son mépris de la Kabylie (qui rappellons-le, vit encore sous le mépris du pouvoir qui a usé d'une répression sauvage contre elle) et pour m'insulter.

S'il n'est pas capable de présenter ses excuses à la Kabylie, alors il n'est pas le bienvenue ici.
Si l'on est pas capable de respecter une région martyrisée par un pouvoir assassin, je ne vois pas comment on peut se prétendre démocrates.

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