Zacmako
18/09/2007, 15h54
Cet ultime texte (en deux parties), je le dédis aussi bien aux résidents de la rue qu’aux visiteurs et aux invités, à tous ceux qui ont dépassé la quarantaine ; car c’est aux alentours de 40 ans qu’on commence à jeter un oeil par-dessus son épaule pour regarder une jeunesse qui s’éloigne de plus en plus, parfois avec un soupçon de regret, parfois avec un sourire d’amertume, souvent avec un gout d’inachevé.
Voici la première partie :
..................la spirale du temps
Si j’avais un quelconque pouvoir sur la spirale du temps,
Pour le faire revenir un peu en arrière rien qu’un instant.
Si je pouvais aussi implorer le soleil malgré lui, toutefois
De revenir sur ses pas par miracle et juste une petite fois.
Si je pouvais figer les carillons et le balancier des pendules,
Puis avoir une emprise passagère sur ce monde incrédule.
Si j’étais en mesure d’inverser et de permuter les saisons
Et qu’on me laisse sentir au moins une fois, que j’ai raison.
Je ne prévoirai guère à moi-même une nouvelle jeunesse
Et loin de moi l’appétit d’une incommensurable richesse
Encore moins le soupir nostalgique et le regret d’être né,
Mais j’aurai un penchant pour une toute autre destinée.
Je ferai un saut en arrière, là où on m’a volé ma chance
J’irai d’abord faire un tour au quartier de ton enfance;
Pour te plaire plus que les autres, je ferai le troubadour
Avec juste ce qu’il faudrait pour être ton premier amour.
Je t’accompagnerai seul au collège tout le long du chemin;
Pour te protéger durant le trajet, je te prendrai par la main.
A la fin des classes derrière les grilles, je t’attendrais fébrile
Et nous irons prendre un chocolat au salon de thé de la ville.
À ton insu, je prendrai de ton cartable, un cahier ou un livre
Exprès pour que je vienne frapper à ta vitre pleine de givre
Habile et malin ce motif, pour ainsi te revoir avant l’heure,
La maîtresse n’y verra que du feu, malgré toute sa rigueur.
A suivre...
Voici la première partie :
..................la spirale du temps
Si j’avais un quelconque pouvoir sur la spirale du temps,
Pour le faire revenir un peu en arrière rien qu’un instant.
Si je pouvais aussi implorer le soleil malgré lui, toutefois
De revenir sur ses pas par miracle et juste une petite fois.
Si je pouvais figer les carillons et le balancier des pendules,
Puis avoir une emprise passagère sur ce monde incrédule.
Si j’étais en mesure d’inverser et de permuter les saisons
Et qu’on me laisse sentir au moins une fois, que j’ai raison.
Je ne prévoirai guère à moi-même une nouvelle jeunesse
Et loin de moi l’appétit d’une incommensurable richesse
Encore moins le soupir nostalgique et le regret d’être né,
Mais j’aurai un penchant pour une toute autre destinée.
Je ferai un saut en arrière, là où on m’a volé ma chance
J’irai d’abord faire un tour au quartier de ton enfance;
Pour te plaire plus que les autres, je ferai le troubadour
Avec juste ce qu’il faudrait pour être ton premier amour.
Je t’accompagnerai seul au collège tout le long du chemin;
Pour te protéger durant le trajet, je te prendrai par la main.
A la fin des classes derrière les grilles, je t’attendrais fébrile
Et nous irons prendre un chocolat au salon de thé de la ville.
À ton insu, je prendrai de ton cartable, un cahier ou un livre
Exprès pour que je vienne frapper à ta vitre pleine de givre
Habile et malin ce motif, pour ainsi te revoir avant l’heure,
La maîtresse n’y verra que du feu, malgré toute sa rigueur.
A suivre...