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Voir la version complète : Délit d'initiés massif chez EADS


mohoo
03/10/2007, 18h15
Bonsoir

Le groupe européen d'aéronautique EADS subit un nouveau coup dur, avec la révélation d'un «délit d'initiés massif» survenu juste avant les annonces des retards de son avion géant A380 qui ont plongé sa filiale Airbus dans une crise profonde.

C'est au moment où le groupe semble avoir surmonté les difficultés avec la livraison prévue le 15 octobre du premier exemplaire de l'A380 à Singapour Airlines, avec 18 mois de retard, que les principaux dirigeants et actionnaires du groupe sont accusés d'avoir profité de ses déboires.

Une vingtaine d'entre eux se sont rendus coupables d'un «délit d'initiés massif» et l'Etat français connaissait la situation, selon une «note préliminaire» de l'Autorité des marchés financiers (AMF, le «gendarme» de la Bourse) transmise au parquet de Paris et révélée mercredi par le journal «Le Figaro».

Accablant

L'enquête de l'AMF, qui avait notamment entendu Arnaud Lagardère, actionnaire privé français d'EADS en mai 2007, est menée parallèlement à une information judiciaire pour délit d'initié ouverte en novembre 2006, contre X.

Selon une source proche du dossier, la note de l'AMF a été remise en septembre au parquet de Paris, qui l'a transmise «il y a quelques jours» à la juge du pôle financier chargée de l'enquête, Xavière Simeoni.

Ce rapport, selon «Le Figaro», est «accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus». Ils auraient vendu les actions avant de «rendre tardivement publiques les difficultés d'Airbus» qui ont provoqué un effondrement des cours en juin 2006.

Gallois: no comment

Louis Gallois, président d'EADS, non suspect car arrivé dans le groupe en juillet 2006, s'est refusé à tout commentaire. Côté syndical, on évoquait chez Airbus «écoeurement», «colère», mais aussi «inquiétude» face au risque d'une «nouvelle déstabilisation».

Les modalités du plan de restructuration Power 8 qui prévoit 10 000 suppressions d'emplois doivent être «rediscutés», car ses auteurs étaient «mus par leur intérêt patrimonial et non par celui de l'entreprise», a déclaré Jean-Christophe Le Duigou, un des dirigeants de la CGT, premier syndicat français.

Le groupe français Lagardère a annoncé son intention d'intenter une action en justice pour obtenir «réparation» après «la diffusion dans les médias d'un document provisoire de l'AMF qui a donné lieu à des interprétations conduisant à des accusations infondées».

Hauts dirigeants

Le constructeur automobile allemand DaimlerChrysler, actionnaire d'EADS, s'est refusé à tout commentaire. «Nous ne pouvons pas commenter le rapport, car nous n'en avons pas connaissance», a indiqué un porte-parole.

A la Bourse de Paris, le titre Lagardère plongeait à la mi-journée de 7,59%, alors qu'EADS résistait avec -0,46%.

Le gendarme de la Bourse s'est concentré selon «Le Figaro» sur les seuls hauts dirigeants d'EADS et Airbus et les principaux actionnaires d'EADS, «soit 21 personnes». Les ventes des dirigeants à partir de novembre 2005 marquent une «preuve de l'absence de confiance dans la poursuite de la progression du cours», selon l'AMF.

DaimlerChrysler et Lagardère ont vendu chacun 7,5% du capital le 4 avril 2006, au plus haut, pour 2 milliards d'euros chacun. Pour l'AMF, la procédure choisie «témoigne d'une anticipation par les deux actionnaires d'EADS d'une baisse future du cours».

Selon «Le Figaro», «le ministère des finances également informé des difficultés à venir, a pourtant donné, à l'époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère».

Le ministre de l'économie de l'époque, Thierry Breton, a assuré que l'Etat français (qui détient 15% d'EADS) avait eu un «comportement irréprochable» et n'avait joué aucun rôle dans la vente suspecte d'actions du groupe.

DaimlerChrysler détient 22,5% des droits de vote d'EADS. Côté français, l'Etat possède une part de 15% et le groupe Lagardère 7,5%.

Source: SDA/ATS

soummam
04/10/2007, 08h03
Le ministre de l'économie de l'époque, Thierry Breton, a assuré que l'Etat français (qui détient 15% d'EADS) avait eu un «comportement irréprochable» et n'avait joué aucun rôle dans la vente suspecte d'actions du groupe.


et il ne reconnaisse pas encore que le FLN a ete forme chez eux, decidement ces francais, quand il detourne c'est avec finesse, il faut que les notres se recycle un peu

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