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Voir la version complète : Commerce extérieur : 82,66 % des importations sont payés cash


l'imprevisible
03/10/2007, 19h56
Horizon du 03-10-2007

L’Algérie continue de se méfier des crédits, notamment ceux à court terme, très coûteux, et surtout tirant une bonne leçon des enseignements de la douloureuse contrainte de l’endettement qu’elle a vécue, il y a une dizaine années. Ainsi, le paiement cash, embellie financière oblige, reste le moyen de couverture principale.

Tirant quelques indices des statistiques du commerce extérieur pour l’année 2007, l’étude de la facture liée aux importations de biens d’équipement et produits alimentaires permet de constater que les directives des autorités financières et notamment celle du président de la République tendant à interdire tout recours aux crédits étrangers sont bien respectées.

L’Algérie qui a appliqué une politique de désendettement audacieuse, soldée par un accord pour le remboursement anticipée de sa dette extérieure en 2006 ne pouvait se permettre de tomber dans le piège de l’endettement de nouveau. En effet, les caisses de l’Etat dont les réserves peuvent couvrir deux ans d’importation ont permis un paiement cash de 82,6 % de nos besoins pour les six premiers mois de l’année en cours. Et elle devra se poursuivre indiscutablement.

Le recours aux crédits externes n’a de ce fait été que marginal par rapport aux capacités de remboursement et la solvabilité de notre pays. Et ce type de financement n’est pas mal vu par les pouvoirs publics d’autant plus que ce sont des crédits appelés fournisseurs et mobilisés par le fournisseur, généralement avantageux.

Il faut rappeler que le Président n’avait pas exclu la possibilité de faire avec d’autres moyens dans la mesure ou les crédits dits concessionnels – également - ne sont pas contraignants financièrement car outre leurs taux acceptables, ils émanent d’organismes financiers tels la BAD, la Banque africaine de développement et les Fonds d’investissement dans lesquels l’Algérie est souvent actionnaire.

Pour ce qui est des importations algériennes, on relève la persistance du chapitre consommation avec près de 40 % des montants globaux, soit 20,99 % pour les biens de consommation alimentaire et 19,76 % pour les biens de consommation non alimentaire… L’Algérie a de ce fait consacré 37 % de ses importations aux biens d’équipement et 38 % aux outils de production (matière première).

Quant aux exportations hors hydrocarbures sur lesquelles on compte atténuer l’emprise des recettes des hydrocarbures, elles accusent une baisse de 30 millions de dollars par rapport à 2006, soit un total de 539 millions de dollars. Elles ne représentent donc que 2 % de l’ensemble des importations .Un chiffre loin de nos potentialités et de beaucoup de pays voisins. Cette baisse, il faut le rappeler, n’est pas sans relation avec les nouvelles dispositions en matière de commerce extérieur édictées à partir de 2007 et notamment sur l’interdiction de l’exportation de certains produits tels les déchets et métaux ferreux et non–ferreux.

D’une manière générale, la loi prévoit que tous les produits sont libres à l’exportation, à l'exception des produits dont le commerce est prohibé (stupéfiants, armement,...) ou dont l'exportation est suspendue (corail brut, plants de palmier, liège brut, ovins et bovins reproducteurs) ou soumise à autorisation (œuvres d'art…). L'exportation de déchets ferreux et non ferreux, de peaux brutes et de liège brut, elle, est soumise à un cahier des charges.

Par Kaddour D.

DZmes Bond
03/10/2007, 20h32
Tant mieux mais si le montant de ces importations pouvaient baisser... :confused:

soummam
04/10/2007, 07h44
L’Algérie a de ce fait consacré 37 % de ses importations aux biens d’équipement et 38 % aux outils de production (matière première).


75% bon rapport, au moins tout ne vas pas que dans le ventre

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