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Voir la version complète : Microsoft : Les ambitions algériennes


mendz
07/10/2007, 01h35
Les quarante-huit heures qu’a passées Steve Ballmer, PDG de Microsoft Corporation, à Alger, ont permis de configurer la forme des relations futures avec l’Algérie (institutions et secteur privé). Reçu à son arrivée par le chef de l’Etat, le successeur de Bill Gates à la tête de la multinationale américaine a inscrit la collaboration dans le « long terme ».

Les entrevues avec des responsables départementaux dont ceux de l’éducation, des technologies de l’information et de la communication ainsi que de la jeunesse et des sports ont identifié plusieurs projets. Le séjour algérois s’est ainsi achevé sur la promesse de se revoir prochainement pour rendre officiel les projets débattus. Ceci d’autant plus que Microsoft, semble-t-il, a jeté son dévolu sur le marché algérien dans la région. En effet, Steve Ballmer a limité sa tournée maghrébine à l’Algérie et à la Tunisie. Dans une déclaration rendue publique par le ministère des TIC, il fait état « d’importants rendez-vous fixés pour la mise en œuvre d’un programme de coopération à moyen et long termes ». Les mois de décembre et janvier prochains verront des partenariats entrer en phase d’exécution, notamment dans les domaines de la formation, de la recherche et développement et de l’innovation. Microsoft a été également sollicité par le gouvernement pour s’impliquer dans le cyberparc de Sidi Abdellah, le renforcement de son rôle dans l’opération Ousratic ainsi que dans l’expertise des systèmes de paiement de masse de la poste. De son côté, la firme américaine annonce une série de projets. Engagement est ainsi pris pour prendre part aux plans de développement du secteur des NTIC en Algérie, notamment des programmes de e-gouvernement. Dans le domaine de l’éducation, le PDG de Microsoft veut se voir déployer des projets du type Microsoft Learning Gateway (Passerelle du savoir Microsoft). C’est une solution qui dématérialise les méthodes d’enseignement en offrant, via interconnexion, un partage des ressources et des contenus éducatifs. A l’échelle des enseignants, le département de l’éducation s’est vu proposer l’Innovative Teachers Forum (Réseau des enseignants innovants) dont l’objet est de faire accéder le corps éducatif au programme international développé par Microsoft. Lancé en 2002, cet outil a ouvert aux enseignants de par le monde les voies d’échanger leurs pratiques pédagogiques et de partager leur savoir-faire. Un troisième concept pourrait être développé. Il s’agit du School Technology Innovation Center. D’après Microsoft, « c’est un centre où seront concentrées les dernières technologies Microsoft qui s’axent sur les solutions destinées à l’enseignement, et grâce auxquelles les enseignants peuvent continuellement adapter leurs méthodes de cours aux dernières technologies et aux évolutions des besoins du marché du travail ». S’agissant de la jeunesse, un programme baptisé Ajialcom, soutenu par le Programme des Nations unis pour le développement (PNUD), sera mis en exécution dans les prochains mois. Ledit accord s’attellera à doter 10 maisons de jeunes d’équipements et de solutions de haute technologie. Au bout de trois ans, Ajialcom projette d’atteindre les 50 centres et former 250 formateurs. Quant à l’aspect loisirs, Ajialcom s’attachera à développer des compétences managériales auprès des gestionnaires de ces maisons de jeunes. Installé en Algérie depuis 2000, Microsoft a déjà concrétisé plusieurs projets, notamment dans la formation à travers la Partner Academy. La 1re promotion, sortie en octobre 2006, a compté 132 ingénieurs, commerciaux et techniciens algériens formés gratuitement. Une année auparavant, l’Algérie avait accueilli le plus important événement Microsoft à l’étranger. Il s’agit de la troisième édition maghrébine de la North Africa Developer Conference (NDC), à laquelle ont pris part une quarantaine de sociétés de l’informatique et plus de 1500 ingénieurs parmi eux des développeurs, des informaticiens de sociétés et des étudiants.

M. Zentar (mzentar@elwatan.com) (El Watan)

soummam
07/10/2007, 05h36
voila du positif s'il y a suivit, les managers de demain auront l'expertise de pointe, si le systeme educatif est modernise de la sorte, les fils du peuple de base ont aussi le droit au savoir, sans qu'il doivent debourse des millions pour acceder au grande ecole a l'etranger.

noubat
07/10/2007, 21h46
tout le monde veut investir en Algérie car le marché est prometteur, mais les conditions pour investir ne sont toujours pas au rendez vous:
la lenteur des réformes, la corruption, l'insécurité fond que les investissements se fond chez nos voisins.

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