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Voir la version complète : Oracle séduit par les sirènes du monde de l'Open Source


leonidas
18/10/2007, 19h54
68 000 employés dans le monde, une présence dans 145 pays, un résultat net en 2006 de près de 3,5 milliards de dollars. La puissance du géant Oracle ne cesse de prendre de l'ampleur au fil des ans.Pour en arriver là, la firme californienne a joué à outrance la carte de la croissance externe en procédant - depuis sa naissance en 1977 - au rachat de sociétés (plus d'une trentaine à ce jour) dans des secteurs aussi variés que le PGI (Progiciel de Gestion Intégrée), les SGBD (Systèmes de gestion de Bases de Données) ou encore le décisionnel.Ainsi, parmi les plus belles proies que le géant s'est fait un plaisir non dissimulé à croquer, citons bien sûr PeopleSoft en décembre 2004 (lire l'article du 14/12/2004 : Oracle s'empare de PeopleSoft pour 10,3 milliards de dollars (http://www.journaldunet.com/solutions/0412/041214_oracle_peoplesoft.shtml)), Siebel à la rentré 2005 (lire l'article du 13/09/2005 : Oracle reprend Siebel pour 5,8 milliards de dollars (http://www.journaldunet.com/solutions/0509/050913_oracle_siebel.shtml)) et, plus récemment, Hyperion un acteur clé de la Business Intelligence (lire l'article du 02/03/2007 : Oracle se dope au décisionnel en acquérant Hypérion (http://www.journaldunet.com/solutions/0703/070302-oracle-hyperion-sap.shtml)).En moins de 3 ans, ce sont ainsi près de 20 milliards de dollars qui sont sortis des caisses de l'éditeur pour assouvir son désir de croissance et accroître ses positions concurrentielles. Et ce, non seulement sur son secteur d'activité historique - la base de donnée - mais également sur celui de la gestion de la relation client (CRM pour Customer Relationship Management et aussi de la gestion de contenu (lire l'article du 07/11/2006 : Avec Stellent, Oracle s'attaque au marché de la gestion de contenu (http://www.journaldunet.com/solutions/0611/061107-oracle-sellent-ecm-spl.shtml)).D'ailleurs, signe de l'importance accordée au marché des SGBD, Oracle a récemment opéré un virage stratégique en proposant non seulement une version gratuite de sa solution phare Oracle Database 10g (Express Edition), mais en se portant également acquéreur - en février dernier - de l'éditeur Sleepycat Software (lire l'article du 16/02/2006 : Oracle fait l'acquisition d'une base de données Open-Source (http://www.journaldunet.com/solutions/0602/060216_oracle.shtml)).L'intérêt que porte Oracle envers l'Open Source semble même plus profond que l'on pourrait le penser, constituant certainement un relais de croissance non négligeable à moyen et long terme. Or, avec 80% des revenus de la firme issus de la vente de logiciels et de licences, le taux d'équipement chez les grands comptes arrive à saturation : il devient donc urgent de séduire les petites et moyennes entreprises - via des offres Open Source meilleures marché ou bien en révisant ses tarifs - pour, plus que jamais, tirer son épingle du jeu.C'est précisément dans ce contexte qu'Oracle prend aujourd'hui les devants et entreprend une opération séduction d'envergure inédite auprès de sa clientèle. Ciblant les configurations multicœur de ses clients, la nouvelle politique tarifaire de l'éditeur mise en place en mars 2007 - pour ses environnements de bases de données - est désormais fonction du nombre de sockets serveurs dédiés et non plus du nombre de cœurs, ce qui - d'après le constructeur - diminuerait le coût d'acquisition de près de 90%.Mais ce ne sont pas seulement les utilisateurs qu'Oracle a décidé de caresser dans le sens du poil. En décidant de racheter à la mi-avril pour près de 4,7 milliards de dollars de ses propres actions - ayant pour corollaire de faire grimper leur prix unitaire - ses actionnaires sont également choyés.Cela n'empêche pas la firme de Larry Ellison - actuel **-G et fondateur - de souffler le chaud et le froid sur le terrain social en ayant annoncé plusieurs plans de licenciement massifs et remercié pas moins de 7 000 collaborateurs en moins de deux ans, suite aux rachats successifs de PeopleSoft et de Siebel. L'histoire se répétera-t-elle avec l'acquisition récente d'Hyperion ? Le scénario semble déjà bien ficelé...

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