Zacmako
22/10/2007, 18h21
Zahra
A mon ami Brahim D. et son épouse (stérile)
Zahra, cette petite poupée rose qui décorait nos rêves cachés
Cette enfant, ce poupon dont tu ne pourras jamais accoucher
Notre Zahra Pourtant était le plus vivant de nos projets sacrés
Que toi et moi avons semé ensemble dans notre jardin secret.
Si ce cadeau vivant ne verra point le jour au sein de notre foyer
Comme le père Noël n’a jamais mis de présent dans nos souliers
Laisse moi au moins tempérer la douleur en rêvant de sa venue
Et tenter d’oublier cette promesse de la vie qui n’a pas été tenue.
A toi, le jour de son arrivée révélera la plus belle des rencontres,
Quand tu la sentiras vivre, blottie bien au chaud dans ton ventre
Et avant même sa naissance, son cœur battra en duo avec le tien
Puis durant neuf mois, je serai près de toi le meilleur des soutiens.
De ton côté tu laisseras chaque jour un peu de ta précieuse tirelire
Dans ces boutiques de berceaux et landaus sur lesquels tu délires.
Tu ne m’en diras pas un mot pour éviter mes probables reproches
Et tu me laisseras croire que c’est juste un cadeau de tes proches.
Au cheminement du grand jour tant attendu et de son imminence
Notre Zahra cognera tes parois, pour faire part de son impatience
A quitter tes entrailles ténébreuses, et nous rejoindre à la lumière
Et se faire coquette en portant à loisir ses innombrables brassières.
Tu me conjures d’arrêter pour faire taire notre immense douleur,
Non, je ne le gommerai point et j’y ajouterai même des couleurs
A ce mirage partagé que l’espoir nourrira jusqu’à la fin des temps.
Je continuerai seul à l’affermir et pour ça, j’ai un courage de titan.
A mon ami Brahim D. et son épouse (stérile)
Zahra, cette petite poupée rose qui décorait nos rêves cachés
Cette enfant, ce poupon dont tu ne pourras jamais accoucher
Notre Zahra Pourtant était le plus vivant de nos projets sacrés
Que toi et moi avons semé ensemble dans notre jardin secret.
Si ce cadeau vivant ne verra point le jour au sein de notre foyer
Comme le père Noël n’a jamais mis de présent dans nos souliers
Laisse moi au moins tempérer la douleur en rêvant de sa venue
Et tenter d’oublier cette promesse de la vie qui n’a pas été tenue.
A toi, le jour de son arrivée révélera la plus belle des rencontres,
Quand tu la sentiras vivre, blottie bien au chaud dans ton ventre
Et avant même sa naissance, son cœur battra en duo avec le tien
Puis durant neuf mois, je serai près de toi le meilleur des soutiens.
De ton côté tu laisseras chaque jour un peu de ta précieuse tirelire
Dans ces boutiques de berceaux et landaus sur lesquels tu délires.
Tu ne m’en diras pas un mot pour éviter mes probables reproches
Et tu me laisseras croire que c’est juste un cadeau de tes proches.
Au cheminement du grand jour tant attendu et de son imminence
Notre Zahra cognera tes parois, pour faire part de son impatience
A quitter tes entrailles ténébreuses, et nous rejoindre à la lumière
Et se faire coquette en portant à loisir ses innombrables brassières.
Tu me conjures d’arrêter pour faire taire notre immense douleur,
Non, je ne le gommerai point et j’y ajouterai même des couleurs
A ce mirage partagé que l’espoir nourrira jusqu’à la fin des temps.
Je continuerai seul à l’affermir et pour ça, j’ai un courage de titan.