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Voir la version complète : L'euro fort pèse sur les prix des médicaments en Algérie


nassim
24/10/2007, 00h30
La flambée de l’euro aura immanquablement des conséquences directes sur les prix des médicaments pratiqués en Algérie. Cette hausse sera à coup sûr répercutée par les opérateurs, notamment sur les prix qu’ils pratiquent sur le marché local. Ces opérateurs réviseront certainement à la hausse des prix des médicaments qu’ils introduisent sur le marché national. Cette augmentation de la monnaie européenne commence à créer l’inquiétude au sein des adhérents de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop). Ils soulèvent en fait deux principaux problèmes. En tant qu’industriels qui importent des intrants en euro à partir de l’Europe, ils subissent de manière frontale, d’une part, l’appréciation de l’euro. D’autre part, étant donné que les prix des produits et leur marge sont fixes et arrêtés par le ministère de la Santé, ils ne disposent pas de moyens réglementaires pour contrecarrer cette augmentation. Les tarifs ne peuvent donc être révisés à la hausse sans l’autorisation préalable de la tutelle. Les opérateurs affiliés à l’Unop estiment que la marge que leur a fixée le ministère, évaluée entre 10 et 20%, reste faible. Cette mesure, indique-t-on à l’union, n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Une telle décision est a contrario des règles de l’économie de marché.

La marge des officines et celle de la distribution sont certes réglementées de par le monde mais l’État ne peut pas imposer cela à un industriel. Les dirigeants de l’organisation compte de ce fait se rapprocher du ministère pour aborder cette question. Compte tenu de la faiblesse de leur marge, ils vont demander le feu vert de la tutelle pour permettre à ces entreprises pharmaceutiques d’augmenter leurs prix. “Si nous voulons que nos entreprises pharmaceutiques soient compétitives, il faut qu’elles dégagent du cash-flow. Car le développement, la fusion… sont autant d’aspects qui se concrétisent avec de l’argent”, indique le Dr Nabil Mellah, secrétaire général de l’Unop. La situation est d’autant plus contraignante pour les importateurs. Ils sont eux aussi victimes de cette hausse. Les pertes de change sont, en effet, supportées exclusivement par les sociétés importatrices de produits pharmaceutiques. La structure du prix étant établie en fonction du taux de change du jour du dédouanement. Si une fluctuation de 5% est enregistrée entre le dédouanement et le jour du règlement de la facture, un délai qui avoisine les 3 mois, ces pertes de change sont par conséquent consenties par l’importateur. Une chose est certaine, les prix des produits fabriqués localement ne connaîtront pas de hausse du moins pour le moment, sauf accord favorable du ministère.

Médicaments importés : augmentation des prix inévitable

Pour ceux des médicaments importés, en revanche, l’augmentation est inévitable. C’est une équation entre le taux de change et le prix à pratiquer. Si le taux de change varie à la hausse : le prix au consommateur augmentera aussi. Toutefois, les caisses de Sécurité sociale, à la grande joie des malades et des consommateurs, remboursent suivant le prix public algérien (PPA). Les industriels de l’union envisagent ainsi de saisir dans les prochains jours le ministère de la Santé.

Ils ont donné la priorité à l’organisation du colloque international sur “les perspectives de développement de l’industrie pharmaceutique en Algérie dans le nouveau contexte mondial”. Cette rencontre clôturée hier a été une opportunité à tous les professionnels et acteurs du secteur de la santé d’aborder plusieurs questions de l’heure. L’Unop a décidé d’apporter sa contribution notamment pour l’accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’objectif recherché est, selon le Dr Mellah, de dégager des pistes à suivre pour soutenir l’industrie pharmaceutique algérienne avant cette adhésion à l’OMC. Il est également question de préparer l’environnement nécessaire pour pouvoir faire face à la concurrence une fois le pays est membre de cette organisation.

source : Liberté

Barberousse33
24/10/2007, 00h33
Il est avanrageux de creer des holdings pharmaceutiques qui puiissent nous mmettre à l'abri des importations ruineuses pour notre économie,il faut que les lobbys qui agissent en algerie perdent leur influence pour permettre de voir une industrie du médicament purement algerienne et indépendante

soummam
24/10/2007, 01h53
La fabrication locale serai au moins avantage

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