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Voir la version complète : L'Ame en Islam : petite question


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absente
08/11/2007, 00h32
Voilà ! Si le terme "âme" apparemment mal employé ici, est changé, les choses deviennent plus compréhensibles...mais reste tout de même assez compliqué

Bachi
08/11/2007, 02h01
Rica,
tu as raison, mon égalité n'est pas basée sur la psychologie moderne. Elle est davantage philosophique. peut-être même pas...
L'âme dont parlent les religions pour moi c'est de la métaphysique et ne peut être définie en dehors de ce corpus...

Bachi
09/11/2007, 14h15
Comment j'entends "ennafs ellawama "...
J'ai beau le tourner et le retourner, j'arrive toujours au doute.
Que ce soit l'âme ou l'esprit, c'est toujours du doute qu'il s'agit et c'est ce doute qui nous persécute.
Est-ce bien? Est-ce mal?...
Je dirais plutôt, est-ce utile, positif ? Est-ce inutile, stérile ?

Quand est-ce que cela devient stérile de douter ?
Douter pour dépasser la façade, voir derrière le superficiel et les apparences, approfondir ce qui nous paraît à première vue simple.
Mais il y a aussi le doute quand il s'entête devant les faits. C'est peut-être là que ça devient futile.
Ma question est: quand est-ce qu'on doit cesser de douter?

Harrachi78
09/11/2007, 14h26
Salut mon vieux,

Concernant cette "nafs lawwama" c'est pas tout a fait cela si l'on prend son contexte coranique et le sens du mot lawm (reproche) en arabe et du fait qu'elle est oppose a autre chose qui est nafs ammara bi assou' (qui incite au mal).

Le premier terme ne renvois donc pas vraiment a 'doute" mais plutot a conscience, moralite, scrupule ...

Bien entendu je n'aborde le sujet que par rapport a la terminologie coranique et rien d eplus ; sur d'autre splans les mots peuvent renvoyer vers d'autres conceptes.

Bachi
09/11/2007, 14h29
Oui le reproche, d'accord...
Mais quand le reproche est dirigé à nous-mêmes, je pense que cela revient au doute.
On doute de nos bonnes actions, par exemple...

Harrachi78
09/11/2007, 14h39
... On doute de nos bonnes actions, par exemple ...

Justement, dans ce contexte precis non, car si elle s'oppose a celle qui "incite au mal" c'est qu'il s'agit d'un etat conscient de ce qui est mal et de ce qui est bien, et il en va de meme de la nature de l'action ou de la pensee concernee.

En un mot on se reproche ce qu'on sais "pas bien" et non ce qu'on doute qu'il ne l'est pas.

N'est-ce pas ?

Bachi
09/11/2007, 14h41
Excuse-moi...
Je n'ai pas compris ...
:)

Harrachi78
09/11/2007, 14h50
Excuse-moi ... Je n'ai pas compris ... :)

Laisses tomber, moi non plus ... :mrgreen:

En fait, nafs lawwama se rapporte au reproches, au scrupules, a la conscience morale chez un etre humain et le Coran l'oppose toujours a une nafs ammara bi assou' qui elle se rapporte a l'incitation au mal au sens large.

Dans ce contexte la on peu dire que nafs lawwama puisse se rapporte a la notion de "doute" (qui est toute humaine aussi bien sur) car elle depasse le doute pour passer au reproche, Or on ne se reproche que ce que l'on sait (sans doute) etre un mal.

Suis-je moins flou la ?

absente
09/11/2007, 14h53
on se reproche ce qu'on sais "pas bien" et non ce qu'on doute qu'il ne l'est pas.

Le travail de la morale pour juger qu'un acte est en soi bon au mauvais est assez simple pour un sain d'esprit.

Mais à partir du moment où l'on se demande si cet acte est réellement "bon" par rapport à une référence comme la religion, on a toujours le droit de douter, et je pense que c'est en cela qu'il est bon de le faire... Ca pousse à s'évertuer et à toujours faire mieux...


Non ? où j'ai tout mal compris ...:confused:

Bachi
09/11/2007, 15h01
oui...
reproche, scrupule, cas de conscience, sont tous liés au doute ...
on est sans reproche, sans état d'âme, sans problème avec notre conscience, quand on est sûr de nous-mêmes, sûr que c'est bien...

notre esprit nous reproche ( ennafs ellawama) nos actions car notre esprit pense que c'est mal même si nous les avions faits de bonne foi....il y a ce doute qui nous persécuté incessament.

absente
09/11/2007, 15h15
notre esprit nous reproche ( ennafs ellawama) nos actions car notre esprit pense que c'est mal même si nous les avions faits de bonne foi....il y a ce doute qui nous persécuté incessament.

Mais ensuite.... on peut aussi se dire que le doute n'atteint pas forcément l'intention même...Vous ne pensez pas ?
Je m'explique, autant l'on peut douter sur son acte car celui ci pas assez bon dans l'action justement (le reproche qu'on se fait plus tard de ne pas avoir fait assez, ou l'avoir mal fait), mais ce ne veut pas forcément dire que l'intention de l'acte en lui même est remis en question ... Donc, en bref, ca revient plutôt à dire ... Je voulais bien faire, mais je l'ai mal fait. Mon intention est bonne, mon agissement aurait pu être meilleur...


Vous me suivez ...oulla... :rolleyes:

absente
09/11/2007, 15h16
..................

Bachi
09/11/2007, 15h35
Oui je te suis très bien mais je doute que l'esprit se préoccupe de la qualité de l'intention...
Je crois que c'est Minimi ( sa raison) qui use de cette stratégie de vérifier la qualité de l'intention pour étouffer ( bloquer, atténuer) le reproche de l'esprit...
Je retoune encore au fameux doute...
Nous sommes suspicieux fichtrement plus qu'on ne peut s'immaginer...

absente
09/11/2007, 16h03
je doute que l'esprit se préoccupe de la qualité de l'intention...

Ah bah moi j'en suis convaincue... On peut vouloir faire les choses bien, mais malheureusement il s'avère que ce ne passe pas comme prévu...
L'intention est bonne, l'acte lui non...
Non non...Bachi... il m'arrive de douter autant sur mes intentions que certains de mes actes...mais des fois j'ai plus de regrets dans mes agissements, car je me dis justement que "j'aurais pu faire mieux" ou "autrement" ...