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Hups
03/11/2007, 15h02
Transparency international a rendu public son Indice de perception de la corruption

L’Algérie régresse à grands pas. L’indice de perception de la corruption (IPC) 2007 rendu public hier, à Berlin et à Londres par Transparency International (TI), démontre que l’Algérie a perdu 15 places par rapport à l’année écoulée.

L’Algérie est à la 99e place sur 179 pays classés (l’IPC comprenait 163 pays en 2006). Sa note est médiocre : 3 sur 10. Selon l’IPC, plus la note est basse, plus la corruption est étendue. Avoir une note de 10 signifie que le pays est transparent et ne connaît pas de corruption. Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat ». En 2006, l’Algérie a été classée à la 84e place mondiale avec une note de 3,1 sur 10. En Afrique, l’Algérie est classée à la 16e place, la Tunisie à la 7e place (61e au niveau mondial), le Maroc à la 10e et l’Egypte à la 17e.

L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), que préside Djillali Hadjadj et qui représente Transparency International à Alger, n’est pas surprise par le mauvais score enregistré par l’Algérie. « La situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle. Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale », estime l’AACC, dans un communiqué rendu public hier.

« Naîveté politique »

« Ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur "naïveté" politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir », ajoute l’AACC. L’association relève que l’Algérie « combat avec acharnement » la mise en place de mécanismes internationaux de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Convention pourtant ratifiée par Alger autant que celle de l’Union africaine. « Non seulement l’arsenal législatif et réglementaire issu de ces Conventions est très indigent et très incomplet, mais il n’est même pas appliqué », relève l’AACC. Elle cite l’exemple de l’agence gouvernementale contre la corruption qui n’est toujours pas mise en place en dépit de la promulgation d’un décret portant sa création. « Second exemple, le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ».
Elle évoque le recours systématique aux marchés de gré à gré, devenu une règle « dans nombre de ministères et au niveau des exécutifs de wilaya ». « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir "l’heureux élu" parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande l’AACC. Elle s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays et que le président de la République préconise la rigueur dans les dépenses publiques. Ravagés par la violence, la Somalie et l’Irak figurent parmi les pays les plus corrompus au monde. Au Moyen-Orient, Israël arrive en tête des pays les moins touchés par la corruption (30e au rang mondial), suivi par le Qatar, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, Oman et la Jordanie. La Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban sont mal classés. Le Liban occupe la même place que l’Algérie, l’Arménie, le Belize, la Mongolie et la République Dominicaine.

« Institutions publiques compromises »

Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’Algérie est devenue un "acteur" important de ce type de corruption, et ce n’est pas un hasard si 4 principaux fournisseurs de l’Algérie – l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon – n’ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption », observe l’AACC, notant que l’énorme manne pétrolière entre les mains du pouvoir contribue à entretenir la corruption.
Transparency International relève que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent le plus sous le joug de la corruption. « Il est de leur responsabilité de s’attaquer au problème. Les notes faibles de l’IPC indiquent que les institutions publiques sont fortement compromises. La priorité est d’améliorer la transparence dans la gestion financière, de la collecte des impôts aux dépenses publiques, de renforcer les procédures de contrôle et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les responsables corrompus », préconise l’ONG. Huguette Labelle, présidente de Transparency International, estime que les pays dont les notes sont les plus basses en matière de corruption doivent prendre ces résultats avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant pour renforcer la responsabilité des institutions publiques. « Mais les pays les mieux notés doivent également agir, en particulier pour sévir contre les activités de corruption dans le secteur privé », ajoute-t-elle. L’Indice de perceptions de la corruption de TI classe les pays en fonction du degré de corruption perçu dans les administrations publiques et la classe politique. Son élaboration fait appel à des sondages d’experts réalisés par des organismes indépendants crédibles. Johann Graf Lambsdorff, professeur d’université à Passau en Allemagne, est chargée d’établir l’IPC pour Transparency International. L’IPC définit la corruption comme l’abus d’une charge publique à des fins d’enrichissement personnel (les pots-de-vin dans le cadre de marchés publics, le détournement des fonds publics, etc).

Metaoui Fayçal, pour El Watan (http://www.elwatan.com/)

noubat
03/11/2007, 15h17
L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde

nous le savons!

Hamza
03/11/2007, 19h00
nous le savons!

Tant mieux !

DZmes Bond
03/11/2007, 19h17
Ce n'est pas nouveau ! :confused:

kaiser sosi
03/11/2007, 20h18
L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde
et fier de l'etre !:lol: je plaisante !!!
mais je crois que cet articles est un peu vieu HUPS non??

Mohamed_Rédha
03/11/2007, 21h02
Comment font-ils pour noter, surtout à distance ??

D_Karim
03/11/2007, 21h09
"Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale "

Je pense que cette assertion est fausse. La présence d'un etat policier et autoritaire n'est pas forcément synonyme d'etat corrompu. Il suffit de prendre l'exemple de Singapour, un des 4 dragons d'Asie. Etat policier très repressif, liberticide dans certains domaines, mais pas dans celui des connaissances qui peuvent faire progresser le pays...Il n'y a qu'a constater le résultat aujourd'hui.

En résumé, l'instauration d'un etat policier et favorisant le développement économique, en prenant l'exemple du Japon ou de la Corée du Sud dans les pays du maghreb ne serait pas forcément une mauvaise chose s'il est accompagné par une purge générale des dirigeants verreux et par des mesures très repressive ( Peine de mort, ou dans le cas échéant, perpétuité ) contre ce fléau à TOUT les niveaux de l'Etat.

kaiser sosi
03/11/2007, 21h36
Comment font-ils pour noter, surtout à distance ??
il le save pas, ils font a distance, par hasard,belwatche comme on dis !!
ils se disent,:"emm l'algerie,boof, c'est pas bo comme nom,en plus c plein de terro, on va le batiser comme pays ou la coruption fait ravage "
et voila !!:mrgreen:

hassa2006
03/11/2007, 22h13
Un des principes d'une telle corruption en Algérie et de faire en sorte qu'une personne doit son poste, son salaire, ses émoluments,sa carrières, son business non pas dû à ses compétences mais à son haut degré d'être corruptible et d'excerce d'une main de maitre la corruption.
Ainsi adieu la bonne gérance et vive l'incurie.
Un autre effet à cela, faire en sorte que l'intègre ( dans tous les sens du terme), disparaissent ou partent à l'étranger.
Ainsi place à l'obscurantisme, à la promotion de "la moutinerie" et de celles et ceux qui serait incapable d'être à leur place si jamais la méritocratie avait existé.
La corruption et le bras armée d'une grande partie d'algériens qui tirent notre pays vers le chaos.
A qui profite le crime, est bien aux laids, incultes,à la religion...aux arabes quoi!

Saïd
04/11/2007, 01h21
Juste pour dire qu'un moyen trés simple , entre autres ( il y en a bien entendu des bien plus complexes ! ) , consiste á analyser les retours d'informations des entreprises souhaitant s'installer en Algérie . Et lá je vous garanti , que pour en avoir cotoyé certaines , elles y vont á fond pour parler de leurs expériences diverses avec les services algériens !

Mohamed_Rédha
04/11/2007, 08h15
Salam,

Voila comment ils disent qu'ils font :
Why is the CPI based only on perceptions?
It is difficult to assess the overall levels of corruption in different countries based on hard empirical data, e.g. by comparing the amount of bribes or the number of prosecutions or court cases. In the latter case, for example, such comparative data does not reflect actual levels of corruption; rather it highlights the quality of prosecutors, courts and/or the media in exposing corruption across countries. One strong method of compiling cross-country data is therefore to draw on the experience and perceptions of those who are most directly confronted with the realities of corruption in a country.
Source Transparency.org (http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2007/faq#method4)
c-à-d : Compiler les informations.
Pour plus de détail sur la méthodologie cliquez ici (http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2007/methodology). La version longue est plus détaillée.
En bref, ils compilent les rapports d'une douzaine d'ONG :
· ADB, the Country Performance Assessment Ratings by the Asian Development Bank, compiled 2006, published 2007.
· AFDB, the Country Policy and Institutional Assessment by the African Development Bank, compiled in 2005 andpublished December 2006
· BTI, the Bertelsmann Transformation Index, Bertelsmann Foundation, 2007, to be published 2008.
· CPIA, the Country Policy and Institutional Assessment by the IDA and IBRD (World Bank), compiled 2006, published 2007.
· EIU, the Economist Intelligence Unit, 2007.
· FH, Freedom House Nations in Transit, 2007.
· GI, Global Insight (formerly World Markets Research Centre), Country Risk Ratings 2007.
· IMD, the International Institute for Management Development, Lausanne. We use the two annual publications from 2006-2007.
· MIG, Grey Area Dynamics Ratings by the Merchant International Group, 2007.
· PERC, the Political and Economic Risk Consultancy, Hong Kong. We use the two annual publications from 2006-2007.
· UNECA, United Nations Economic Commission for Africa, African Governance Report compiled in 2005, published 2006. New data for 2007 was not yet available.
· WEF, the World Economic Foru m. New data from 2007 was not yet available. We use only the data from 2006.
Juste pour dire qu'un moyen trés simple , entre autres ( il y en a bien entendu des bien plus complexes ! ) , consiste á analyser les retours d'informations des entreprises souhaitant s'installer en Algérie .
Pas souhaitant, mais déjà installées.. Mais effectivement, ces entreprises remplissent des feuilles de sondages mises à leurs dispositions par les ONG. Le tous discrètement biensur.

belwatche comme on dis !!Donc nos frères marocains sont plus beaux que nous… non ? :)

kaiser sosi
04/11/2007, 18h27
Donc nos frères marocains sont plus beaux que nous… non ?
oui pourquoi pas !:D !
non belwatche, sa veux dire ton caractere envers eux!si t'es gentil avec eu , et tu fait se qu'il demande, ils vont bien te noter !

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