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Voir la version complète : Autoroute est-ouest : des Français pour contrôler le travail des Chinois


gdesmon
20/11/2007, 16h11
(exclusif) Par ali idir le 20/11/2007 à 11:13

La société française d’ingénierie Scetauroute a été retenue par l’Agence nationale des autoroutes (ANA) pour le contrôle et le suivi des travaux du tronçon ouest de l’autoroute est-ouest, a appris « ******************** » auprès d’une source proche du ministère algérien des Travaux publics. Montant du contrat : 96,7 millions d’euros.

Le projet concerne le contrôle et le suivi des travaux du tronçon situé entre la frontière marocaine et la ville de Chlef sur une longueur 359 kms. Les travaux de réalisation de cette partie de l’autoroute ont été confiés au groupement chinois CITIC-CRCC. Ce dernier, selon nos informations (lire notre article du 18/11), rencontre plusieurs difficultés dans la gestion des travaux.

Interrogée, la société française a confirmé l’information. « Nous attendons la notification officielle du contrat pour commencer le travail», affirme Rémi Cunin, Directeur général délégué d’Egis et Président d’Egis Route-Scetauroute. Ce dernier n’a pas souhaité commenter les difficultés éventuelles auxquelles serait confronté le groupement chinois.

« Pour nous il s’agit d’un contrat très important. C’est un très grand projet et vu l’ampleur du travail à effectuer, les candidats à l’appel d’offres devaient répondre à des critères de qualité et d’expérience très forts », explique t-il. Avec 5 850 collaborateurs dans le monde et 381.5 M€ de chiffre d’affaires en 2006, Egis, filiale de la Caisse des dépôts, fait partie des quatre leaders mondiaux du secteur. « Notre société a participé à la conception et la réalisation de 70% du réseau autoroutier français, soit environ 5000 Km. Nous travaillons actuellement sur des projets importants en Pologne et en Roumanie», souligne M. Cunin.

Scétauroute pourrait commencer les travaux de contrôle dès le début de l’année 2008. Elle compte déployer jusqu’à 400 ingénieurs et techniciens sur ce projet.

Le contrôle de la partie est du projet, dont la réalisation est assurée par le groupement japonais Cojaal devrait faire l’objet d’un nouvel appel d’offres international dans les prochaines semaines. Actuellement, le contrôle et le suivi des travaux de l’autoroute est-ouest sont assurés par deux bureaux d’études algériens de taille modeste : CTTP et SAETI.

bdjerida
22/11/2007, 01h50
je ne comprend pas cette strategie, on paye en plus pres de 100 millions d'euros pour faire du suivi !!!! ce n'est pas des etudes c'est que du suivi, et le truc le plus dur a accepter, c est qu'il n y a pas de bureau d'etudes algeriens qui peut faire le suivi (avec tout les cadres qu'on a), sinon on a pas des un department au sein du ministere des TP pour suivre les travaux !!!! ca c du vole, c tout, et on doit s'attendre qu'on sarko vient au bled en decembre, il va ramasser tout les petro-dollars qu'on a:mad:

mouhcouscous
22/11/2007, 07h01
Il faut que cet bureau d'etude s'installe en Algerie , pour contrôler le
travail baclé de ces pseudos entreprise qui travaillent avec les Mairies et les willayas.

BeeHive
22/11/2007, 12h01
C'est vrais que faire une etude ou le travail ca demande beaucoup de competence mais le suivi ... ca consiste juste a suivre .... je le fait tout le temps et gratuitement :mrgreen:

jawzia
22/11/2007, 12h04
Beehive, le suivi ne consiste pas seulement à suivre mais aussi à valider les différentes phases. Entre autres validation, celle de la qualité des travaux, des equipements, des ouvrages d'art et de bitume qui toutes répondent à des normes.

BeeHive
22/11/2007, 12h50
Les cahiers de charge, les normes, les protocles ... sont bien definis et bien documentes, on n'invente rien. Verifier que le bitume a les bonnes carateristique, c'est de l'elementaire meme pas besoin d'ingenieur pour le faire.

jawzia
22/11/2007, 12h59
Les cahiers de charge, les normes, les protocles ... sont bien definis et bien documentes, on n'invente rien.
Bien entendu. Le suivi consistera entre autres à valider le "bon respect" des normes, protocoles et autres "requirments".
Verifier que le bitume a les bonnes carateristique, c'est de l'elementaire meme pas besoin d'ingenieur pour le faire.
C'est en laboratoire que les tests sur le bitume et le béton des ouvrages d'art sont verifiés. C'est pas au coup d'oeil.

BeeHive
22/11/2007, 13h12
Jamais dit que ca se fait au coup, il se fait sur le site et au loboratoire avec et sans machine specialise. L'essentiel ce que ce n'est pas sorcier et qu'il suffit juste de suivre des protocoles d'evaluation deja bien defini.

Ca aurait ete plus judicieux d'engager des experts en amont du projet pour bien definir le cahier de charge. J'ai comme l'impression qu'ils se sont rendu compte que leur cahier de charge etait vide, genre: autoroute 350km, de ... a... , 45 ponts, 3 tunels, ... dans le quelles les chinois sont entrain leur faire avaler n'importe quoi.

jamaloup
22/11/2007, 13h25
c'est une donne essentielle , l'etat qui n'a pas de mecanismes de controle , d'audit , de suivi performants n'aura jamais une economie , un cadre de vie performant , la preuve est la realité algerienne , enormement d'argent est depensé pour quelle resultat , les travaux snt tres mediocres en comparaison avec les sommes allouées, la cause ? la reception des projets est baclée par incompetence ,et corruption... une economie qui ne fait pas confiance à son audit c comme une voiture qui ne fait pas confiance à son frein .. ce n'est pas la puissance du moteur , ce n'est pas l'ccelerateur qui fait aller plus vite un vehicule mais bien le frein, savoir qu'on a un outil solide qui nous permet d'avoir les chose en main n'importe qu'lle soit notre vitesse nous permet d'aller le plus vite possible ... ce n'est pas le cas actuellement et c une bonne chose que les decideurs commence à en avoir conscience , si qque dizaines de millions permettent de recuperer de sauver des centaines de milliards fo pas s'en offusquer .

BeeHive
22/11/2007, 13h28
Loin de moi de jouer aux experts, je presume que les personnes en charge du dossier savent ce qu'ils font. En tant que citoyen, je me pose juste des questions quand je voix des choses qui me paraissent aberrante, comme le prix d'une centrale electrique vendu plus cher aux algeriens. Aux responsables en charge du dossier d'expliquer et de jusfier leurs decision.

bdjerida
22/11/2007, 13h32
oui si quelques millions permetent de recuperer quelques dizaines de milliards, pourquoi pas !!!, mais ce que je ne comprend pas. pourquoi on a pas un department au ministere qui s'occupe du suivi, si ce n'est pas le cas, alors tout les projets encours en algerie sans suivi !!! et si tu me dis qu'il faut avoir des competences et des labos, on a des milliers d'ingenieurs algeriens et meme s'ils sont pas bien forme, alors tu peux les envoyes a l'avance pour une formation intensive a l'etrange et enfin tu viens d'acquirir une competence et un savoir faire, mais paye des expat pour venir en algerie au prix cher !!! c'est de la MAL GESTION :mad:

jamaloup
22/11/2007, 13h44
il aurait falu des années pour que l'algerie puise etre prete à lancre tt ces projets, la decision de les lancer sans etre prete est politique , non seulement on aurait pu etre pret a cntroler ces projet en construisant des labos en partenariat , en recrutant et formant des ingenieurs celà aurait pris qques années mais on aurait pris en main professionellement , mais en outre si nous avions attendu qques années on aurait meme pu realiser les projets , ou du moins certains d'entre eux nous meme .. capitaliser , equiper COSIDER et appeler à un partenaire etranger pour realiser l'autoroute avec elle voilà ce qui aurait été l'ideal , une fois l'autoroute est opuest fini cosider serait devenue une entreprise performlante qui realiserait des autouroutes en algerie et ailleur ... alors que là!! les chinois partis que restera pour l'algerie ?

chicha51
22/11/2007, 13h51
Il est impossible que depuis l'independance à ce jour l'Algerie n'ait pas formé assez d'ingenieurs et de techniciens capables de suivre la realisation de ces travaux.

Le probleme c'est que ces ingenieurs font le bonheur des autres pays car ils sont sous payés chez eux.

Ils est anormal qu'un ingenieur mauritanien soit mieux payé qu'un ingenieur algerien.

Je ne parle pas des cadres marocains et tunisiens qui sont deux à trois fois mieux payés que leur homologue algerien.

Cette somme qui sera donnée à ce bureau français aurait du inciter des algeriens de l'exterieur à revenir chez eux .

jamaloup
22/11/2007, 14h22
qui a dit que l'algerie ne disposait pas d'ingenieurs ?!! je l'affirme avec la volonté politique les projets ne seraient pas seulement controlés mais realisés par des algeriens .; seulement le politique ches nous il est ce qu'il est la DTP d'oran qui doit controler des projets en milliards de dollards n'a pas une demi douzaine d'ingenieurs sous la main, aucun labo,, alors qu'il sont des milliers en chomage , des milliers a exercer ailleur , et des milliards de dollars non utilisés , trouvez l'erreur

citoyen
22/11/2007, 16h27
Les politiques en algérie ne sont pas capables de recenser les compétences nationales et encore moins les compétences mondiales dans les différents secteurs dont ils ont la charge.

Alors ils écoutent les chambres de commerces, les ambassades les représentations étrangères avant de faire le tour du chez soi. C'est plus simple, plus lucratif et on peut même obtenir un stylo avec un joli logo qu'on exibe fièrement devant les amis.

Sur cette question d'autoroute, il faut savoir qu'aucun contrôle n'est effectué pour réceptionner le travail d'un entrepreneur pourquoi ? parceque contrôle équivaut à un risque de se faire enlever la barbichette par la justice, enquête sur l'attribution du marché etc...
Avec un opérateur étranger, ce sont les PV de réception adaptés qui font foi. On peut penser que les français vont être "sévères" avec les japonais, mais cela ne justifiat pas de faire appel à ces prestataires. Tout d'abord, le japonais est probablement le meilleur candidat pour la réalisation, les groupes nippons sont rôdés et je ne vois pas pourquoi ils vont arnaquer un pays où ils auront bien plus d'opportunités s'ils réussissent.

jawzia
22/11/2007, 16h32
Citoyen,
J'ai cru comprendre que le bureau suivra le groupe Chinois et non Japonais.

citoyen
22/11/2007, 17h16
Oui tu as raison je retire ce que j'ai dis concernant la qualité du travail. plutôt deux bureaux qu'un seul alors.

Mais ca n'enlève pas le fait que des compétences internes sont tout à fait capables d'assurer la mission pas uniquement pour contrôler la reception des travaux mais pour d'autres prestations également.

racdavid
22/11/2007, 17h41
Faut prendre aussi des allemands pour controler les francais....

meme pas cap de suivre les travaux.....

icosium
22/11/2007, 17h41
chicha51,

Si l'Algérie a fait appel à des firmes étrangères pour la réalisation de l’autoroute Est-Ouest, il en va de soit que le contrôle soit fait par des bureaux spécialisés. Scétauroute compte déployer jusqu’à 400 ingénieurs et techniciens sur ce projet. Une grande partie sera des ingénieurs algériens qui vont bénéficier d'un trasfert de savoir-faire.

Vous avez essayé à plusieurs reprises nous faire croire qu’au Maroc la réalisation des autoroutes se fait à 100% par des entreprises marocaines. Lisez un peu ca :

Autoroutes: Le détail des projets

Après l’inauguration de la tant attendue autoroute Settat-Marrakech, les yeux se tournent naturellement vers la ville d’Agadir. Cette dernière sera vraisemblablement liée au réseau autoroutier en 2010. Le détail des tronçons concernant non seulement la liaison Marrakech-Agadir, mais également celle de Fès-Oujda.

- Marrakech: Echangeur de Marrakech ouest (33 km): adjugé au groupement d’entreprises maroco-égyptien: El Hajji, Sefiani, et The Arab Contractors, pour un montant de 582 millions de DH et un délai de 30 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en janvier 2006.

- Echangeur de Marrakech Ouest-Chichaoua (51 km): Adjugé à l’entreprise koweïtienne Burhan pour un montant de 789 millions de DH et un délai de 32 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en avril 2006.

- Chichaoua-Imine Tanout (33 km): adjugé au groupement marocain Houar-Seprob-SNCE pour un montant de 753 millions de DH et un délai de 30 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en avril dernier.

- Imine-Tanout-PK 13 (13 km): adjugé à l’entreprise portugaise Tecnovia, pour un montant de 680 millions de DH et un délai de 32 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en février 2007.

- PK 13-Argana (43 km): adjugé à l’entreprise chinoise Covec, pour un montant de 1,3 milliard de DH et un délai de 32 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en février 2007.

- Argana-PK 20 (20 km): adjugé à l’entreprise turque Dogus, pour un montant de 773 millions de DH et un délai de 30 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en avril dernier.

- PK 20-Ameskroud (26 km): adjugé à l’entreprise turque Dogus, pour un montant de 987 millions de DH et un délai de 30 mois. Les travaux ont démarré en avril 2007.

- Ameskroud-Agadir (11 km): adjugé au groupement d’entreprises serbo-monténégrin Planum-Mustogradnja, pour un montant de 229 millions de DH et un délai de 24 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en janvier 2006.

- Tunnel sur la section Imin Tanout-Argana: le dossier de présélection des entreprises de travaux de génie civil, reçu le 10 avril dernier, est en cours d’analyse.

- Autoroute Fès-Oujda(1): 325 km, coût prévisionnel, près de 10 milliards de DH. Lancée par Sa Majesté le Roi le 16 janvier dernier.

- Section Fès-Béni Bouzert (72 km): adjugé en 2 lots au groupement d’entreprises maroco-égyptien El Hajji-The Arab Contractors, pour environ 1,7 milliard de DH et un délai de travaux de 34 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré le 12 février dernier pour la sous-section PK 0-PK 43 et le 1er mars dernier pour la sous-section PK 43, PK 72.

- Béni Bouzert-Oued Amalil (20 km): adjugé au groupement d’entreprises maroco-portugais Jaime Ribeiro-Sefiani pour 563 millions environ et un délai de travaux de 30 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré en avril dernier.

- Pk 316-Oujda (12 km): adjugé à l’entreprise marocaine Houar pour près de 176 millions de DH et un délai de 24 mois. Les travaux de préparation et d’installation du chantier ont démarré le 1er mars 2007.

- Oued Amili-Taza (35 km): en cours d’adjudication à l’entreprise portugaise Lena.

- Sections reliant Taza au PK 316: les dossiers de présélections des entreprises, reçus le 10 avril 2007, sont en cours d’analyse.
N. Be

http://www.leconomiste.com/article.html?a=78308

Je vous laisse le soin de calculer le pourcentage des entreprises marocaines. :)

mouhcouscous
22/11/2007, 20h02
Le groupe est en négociation avec la SGP Sintra
Colas s’implante en Algérie

Les opérations de partenariat se multiplient et touchent aujourd'hui divers domaines dont l'un des plus importants reste celui du BTPH. Dans ce contexte, le groupe "Cold Asphalt" (Colas), filiale du géant français de la construction Bouygues est en passe de prendre des participations dans plusieurs sociétés affiliées à la Société de gestion des participations Travaux publics (SGP Sintra). Ainsi, Colas va s'implanter à Oran dans le cadre d'un partenariat avec la société des routes et aérodromes d'Oran (Sera). La Sera profitera de la maîtrise technologique de Colas et de son management pour se promouvoir et jouer un plus grand rôle, tant au niveau national qu'international, notamment au Maghreb. Colas est également en discussion avec la SGP Sintra pour des prises de participation dans les capitaux de l'EPTP Constantine et de l'EPTP Béchar. Les négociations seraient même en voie de finalisation. D'ailleurs, une délégation de Colas conduite par son Président directeur général M. Alain Dupont a effectué une visite en Algérie où elle a eu à rencontrer le président du directoire de la SGP Sintra M. Bendahmane, ainsi que les responsables des différentes entreprises concernées. Le premier responsable de Colas a eu un aperçu appréciable de ces entreprises. Il serait utile de noter que Colas est aujourd'hui leader de la construction et de l'entretien d'infrastructures de transport, d'aménagements urbains et de loisirs. Implanté dans une quarantaine de pays sur les cinq continents, à travers un réseau de plus de 1 400 établissements, le Groupe réalise chaque année 110 000 chantiers dans le monde. Colas est, depuis 1986, une filiale du groupe Bouygues, qui détient 96,5% de son capital. En 2006, le chiffre d'affaires comptable consolidé de Colas a atteint 10,7 milliards d'euros. Le résultat net (part du groupe) s'est élevé à 396 millions d'euros. La route représente plus de 80% de l'activité du groupe. Colas est également présent dans des métiers complémentaires : signalisation, sécurité et gestion de trafic ; étanchéité, couverture et bardage ; pipelines, canalisations, forages, génie civil ; bâtiment ; ferroviaire (voies ferrées, tramways) ; services et concessions - ce qui lui permet de proposer à ses clients, publics ou privés, une offre élargie. Le Groupe a acquis une dimension mondiale, s'implantant tout d'abord en Afrique et dans l'Océan Indien (années 30), puis en Amérique du Nord au début des années 60, et enfin dans la plupart des pays d'Europe au cours des quinze dernières années. En 2006, la France a représenté 59% de l'activité, l'Amérique du Nord 19%, l'Europe (hors France) 17%, l'Afrique/Océan Indien/Asie 5%.Aussi, 62 300 collaborateurs travaillent dans le groupe Colas, dont près de la moitié hors de la France métropolitaine.

mouhcouscous
22/11/2007, 20h18
Avec l’arrivée de cet mastodonte, fini le travail baclé, et il faut dire à dieu à ces routes et ces trottoirs défoncés, nos technicien et nos ingénieurs vont profite du savoir faire et l’expérience de cet boite, quand aux sociétés fantoches qui font du n’importe quoi, ce qu’il leur reste c’est soi de la rigueur. ou la clef sous le paillasson.

chicha51
22/11/2007, 20h39
Si l'Algérie a fait appel à des firmes étrangères pour la réalisation de l’autoroute Est-Ouest, il en va de soit que le contrôle soit fait par des bureaux spécialisés. Scétauroute compte déployer jusqu’à 400 ingénieurs et techniciens sur ce projet. Une grande partie sera des ingénieurs algériens qui vont bénéficier d'un trasfert de savoir-faire.

Vous avez essayé à plusieurs reprises nous faire croire qu’au Maroc la réalisation des autoroutes se fait à 100% par des entreprises marocaines.

Icosium

............................................

Desolé l'ami.

Chaque etablissement public au Maroc utilisent des ingenieurs marocains pour elaborer les cahiers de charge et s'assurer à la fin des travaux que ceux ci sont realisés dans les regles de l'art.

C'est pas sorcier car c'est dans les competences des ingenieurs des Travaux publics de tout pays.

C'est réaliser des travaux d'envergure qui est une autre paire de manche et qui doivent etre confiés à des entreprises trés bien outillées.

C'est à ce niveau que se situe la difference avec les entreprises locales qui, n'empeche, sont souvent sollicitées pour la sous traitance.

jawzia
22/11/2007, 20h50
Mission générale de suivi d'un chantier de travaux publics. Et dire qu'on prétendit que c'était "tout juste suivre"
AVANT LA CONSTRUCTION

Répond à toutes les demandes et réalise des études pour orienter l’exécution des travaux :


Définition de la campagne de reconnaissance de sols ;
Réalisation des sondages et essais in-situ ;
Exécution des essais et analyse en laboratoire ;
Conception et rédaction du dossier géotechnique ;
Etudes des divers procédés de fabrication des matériaux de construction.


DURANT LA CONSTRUCTION

Disponibilité et adaptabilité sur tous les sites pour le contrôle des travaux :


Agrément et réception des conformités ;
Auscultation des ouvrages ;
Contrôle interne et contrôle externe ;
Résolutions des problèmes particuliers.


APRES LA CONSTRUCTION

Assurer la pérennité des ouvrages par la surveillance et le suivi de l’évolution des interventions :


Auscultation des chaussées et ouvrages d’art
Expertise et contre expertise
Instrumentation et suivi de sites

citoyen
22/11/2007, 21h25
Ce n'est vraiment pas facile cette mission (c'est bien plus sorcier qu'on le pense), mais pas insurmontable. Les cahiers des charges doivent être bien remplis.

Les ponts et chassées c'est pas de la tarte c'est pour cette raison que les grandes écoles françaises ont placé la leur en haut. Pour certains ouvrages ils se sont fait accompagner par les Italiens qui sont mieux placé dans le domaine de l'autoroute de montagne (les japonais aussi sont des Jnouns).

icosium
22/11/2007, 21h33
Desolé l'ami.

Chaque etablissement public au Maroc utilisent des ingenieurs marocains pour elaborer les cahiers de charge et s'assurer à la fin des travaux que ceux ci sont realisés dans les regles de l'art.

C'est pas sorcier car c'est dans les competences des ingenieurs des Travaux publics de tout pays.

C'est réaliser des travaux d'envergure qui est une autre paire de manche et qui doivent etre confiés à des entreprises trés bien outillées.

C'est à ce niveau que se situe la difference avec les entreprises locales qui, n'empeche, sont souvent sollicitées pour la sous traitance.

L’Algérie dispose d’un ministère des travaux publics et de l'agence nationale des autoroutes qui emploient des centaines d’ingénieurs de BTP. Les cahiers de charge et le suivi des réalisations sont réalisés par ces organismes. Pour le cas de l’autoroute Est-Ouest, la mission de Scétauroute ne se résume pas une inspection de terrain c’est plus technique de ce que tu penses.

En fait, Scétauroute a intervenue au Maroc pour des prestations similaires :

Autoroute Skhour Rhamna - Marrakech

Autoroute Skhour Rhamna Marrakech © SCETAUROUTE / Jean-Pierre DANEL
Maître d'Ouvrage : Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM)

Description du projet :

Le projet concerne, dans le cadre de l'autoroute Settat - Marrakech, la réalisation du tronçon Skhour Rhamna - Marrakech (84 km) décomposé en trois sections :

- Section 1 : Skhour Rhamna - Ben Guerir sur 31 km,
- Section 2 : Ben Guerir - RP 2002 sur 28 km,
- Section 3 : RP 2002 - Marrakech sur 25 km.

Il s'agit d'une autoroute neuve à 2x2 voies qui comprend, outre la section courante et les ouvrages d'art courants, 2 viaducs, un échangeur complet et un giratoire de fin de section, une BPV et une gare sur échangeur, 2 couples d'aires de service.

Prestations :

La mission confiée par la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) à SCETAUROUTE (mandataire d'un groupement) concerne :

- l'assistance à la maîtrise d'oeuvre et le contrôle extérieur topographique.
- les expertises sur le site des travaux et au siège,
- des missions particulières : établissement du rapport d'achèvement, des dossiers de récolement, d'un document médiatique,
- les instructions des réclamations des entreprises,
- l'assistance à la réception définitive.



Site: SCETAUROUTE

J’espère que maintenant tu comprends mieux ce que sont les prestations de contrôle et de suivi des travaux d'une autoroute.

chicha51
22/11/2007, 21h37
Les laboratoires privés montent au créneau
Contrôle de qualité

Estimé à près de 300 millions de dirhams, le marché dans lequel opèrent les professionnels des laboratoires privés
de BTP devient de plus en plus important. Les grands projets de réalisation d’infrastructures en cours ou au programme
du gouvernement ont exacerbé une situation conflictuelle née avec l’avènement des premiers laboratoires privés de BTP en 1984 et opposent ces derniers au LPEE. La bataille risque de se transposer sur les textes d’application du décret portant sur la qualification et la classification des laboratoires des BTP en phase de finalisation.

Pratiquement tous issus du LPEE(1) avant de se mettre à leur propre compte, les directeurs de ces laboratoires privés de BTP (bâtiment et travaux publics) accusent le laboratoire public de concurrence déloyale depuis qu’ils ont commencé à grignoter des parts importantes de marché. "Si nous avions applaudi tous à l’époque à l’annonce de la préparation d’un décret portant sur la qualification et la classification des laboratoires des BTP, nous avions très vite déchanté à son adoption en 2001. Malheureusement, nous nous retrouvons encore avec cet héritage", souligne Abdelhamid Refass, président de l’Association marocaine des laboratoires de BTP (LABTP) et directeur du laboratoire NBR. Aux yeux des directeurs de laboratoire, ce texte mal conçu contient plusieurs passages qui ne garantissent pas une concurrence loyale. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont restés les bras croisés et comptent bien rattraper ce qui pourrait l’être à travers les textes d’application qui sont depuis en préparation et dont la finalisation est attendue dans quatre à cinq mois. "Nous avons adressé plusieurs courriers à notre ministère de tutelle et dernièrement au Premier ministre pour attirer son attention sur le fait que l’application de ce décret va dans le sens de la création d’un monopole. L’arrêté d’application que nous sommes en train d’examiner est taillé à la mesure du LPEE mais nous espérons tout de même apporter des modifications à son annexe", précise Mohamed Belmamoun, secrétaire général de LABTP et directeur du laboratoire Labotest, implanté à Kénitra.
En attendant que cette copie soit revue, sur le terrain, les deux parties s’affrontent sur les marchés de l’Etat pour les travaux de contrôle de qualité dans les BTP, surtout au niveau des gros marchés (barrages, autoroutes, routes, chemins de fer, stades…). Pourtant, la loi sur la passation des marchés en la matière instaurée en 1999 ainsi que la loi sur la concurrence, devraient calmer les ardeurs des uns et des autres. Car depuis, les marchés de l’Etat sont passés par appels d’offres et non par entente comme cela était le cas auparavant. Le LPEE n’a plus le monopole et les laboratoires privés de BTP rongent des parts de marché. Ces derniers détiennent actuellement environ 10 % de parts de marché, le reste revenant au laboratoire public. Les premiers laboratoires privés ont vu le jour en 1984 et leur nombre a atteint quatre en 1990 avant de passer ensuite à un peu plus d’une dizaine actuellement.
Paradoxalement, le chiffre d’affaires du secteur a considérablement baissé comparé à ceux d’il y a quelques années. Et ce n’est pas par défaut de marchés. Le président de LABTP explique cette situation par le fait que le marché est biaisé. "Les prix pratiqués sont de moitié de ceux pratiqués dans les années 1980. Ce qui fait que le chiffre d’affaires du secteur a régressé à cause de ce dumping. Cette situation n’est ni dans l’intérêt du LPEE, ni dans nos intérêts ", dit-il. Pour le directeur du laboratoire Labotest, le laboratoire public aurait tendance à soumissionner à des tarifs très bas. L’objectif, selon lui, est de neutraliser la concurrence que lui opposent les laboratoires privés et par ricochet garder le monopole. Et de citer à titre d’exemple, un marché dernièrement sur Laâyoune et concernant l’analyse du granulat. "Le système de notation actuel qui semble avoir été calqué sur l’organigramme du LPEE donne très peu l’occasion aux laboratoires privés de BTP de décrocher des marchés publics. Le système est d’ailleurs à son troisième changement depuis sa mise en place dans le but d’écarter ces laboratoires qui arrivent à tirer leur épingle du jeu lors de ces appels d’offres devant le LPEE", martèle Mohamed Belmamoun. Sur ce chapitre, un directeur de laboratoire reconnaît tout de même que certains directeurs provinciaux et régionaux, notamment de Fès et dernièrement de Sidi Kacem, se limitent seulement au décret de passation des marchés. Opérant essentiellement dans le contrôle qualité, les laboratoires privés de BTP interviennent sur les ouvrages pour valider leurs capacités et s’assurent ensuite pendant la réalisation de ces ouvrages que les plans validés ont été bien mis en place. Cette activité relève du contrôle interne. Quant au LPEE, outre cette activité tant au niveau de son contrôle interne qu’au niveau de son contrôle externe, il intervient dans plusieurs autres domaine des études et des essais, notamment l’environnement, la métallurgie, les analyses physico-chimiques et bactériologiques…
Pour les laboratoires privés, le laboratoire public ne doit pas faire le contrôle intérieur et le contrôle extérieur, car disent-ils, on ne peut pas être juge et partie. Si jusque-là, la plupart des directeurs de laboratoire privé de BTP écartent l’idée d’introduire des recours lors des appels d’offres à cause des longues procédures et du manque de temps, entre autres facteurs, certains d’entre eux, du moins un, en l’occurrence Labotest, n’hésite plus à franchir ce pas. "Notre laboratoire n’hésite à aucun moment à saisir un Wali, gouverneur ainsi que le contrôleur des engagements et dépenses de l’Etat", indique son directeur.
Dans cette situation conflictuelle entre les laboratoires privés de BTP et le LPEE, il faut dire quand même qu'il y a un point où les deux parties sont d’accord : c’est l’envahissement de leur profession par de "prétendus laboratoires", selon leur expression, détenus par des techniciens. "Notre métier a réellement besoin d’être réglementé", lance le président de LABTP.

(1) (Laboratoire public d’essais et d’études


...............................

Ca reste un affaire marocco-marocaine.

icosium
22/11/2007, 21h56
Ca reste un affaire marocco-marocaine.

Malgré l’existence d’entreprises marocaines de BTP ca n’empêche pas l’ADM (Autoroutes du Maroc) de faire appel à des entreprises étrangères pour la réalisation et le suivi des travaux des autoroutes.

Quelques exemples d'entreprises sollicitées pour la réalisation:

http://www.leconomiste.com/article.html?a=78308

L’entreprise koweïtienne Burhan
L’entreprise portugaise Tecnovia
L’entreprise chinoise Covec
L’entreprise turque Dogus
Groupement d’entreprises serbo-monténégrin Planum-Mustogradnja
L'entreprise égyptienne The Arab Contractors
L’entreprise portugaise Lena

Pour le suivi des travaux : l'exemple de Scétauroute

http://www.scetauroute.com/3058,3052,3065,0,0/Autoroute-Skhour-Rhamna---Marrakech.html

Conclusion: Ni le Maroc, ni l’Algérie n’a l’expertise totale dans le domaine des autoroutes. L’obstination ne mène à rien.

jamaloup
23/11/2007, 10h56
encore une fois le probleme n'est pas la disponibilité des moyens ou des cadres mais la volonté politique ,l'autoroute a ete decidée politiquement avant que les conditions techniques ne soient reunies ...

petit exemple , a blida l'autoroute c'est fini depuis des années les 20 ou 30 KM ont été realisé par des entreprises algeriennes , la dernierre est une entreprise privée , haddad en l'occuence et qui participe a vec les japonnais sur un trançon a l'est

autre exemple et dont on en parle pas bcp est celui de l'entreprise nationale engoa; entreprise nationale des grandes oeuvres d'art, qui fait du tres bon travail , et un travail gigantesque , tt les ponts d'envergure en algerie sont de son oeuvre , depuis plus de 25 ans qu'elle active aucun probleme avec ses ouvrages , alle realise actuellement le plus grand viaduc d(afrique a bouira ..
d'autres exemples aussi j'en passe , le probleme c'est que la cadence des travaux , leur timing est impossible aux entreprises algeriennes de le prendre en charge seules et avec leurs moyens actuels , .. d'où la question pourquoi cette precipitation qui nous fait perdre des milliards et des milliers de postes d'emplois???

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