mohoo
25/11/2007, 10h32
Bonjour
Le Présent du passé (Récit)
- Éditions Casbah, Alger, 2004
Liberté 18 février 2004
Un livre dites-vous !
Par Nassira Belloula
Mohamed Hilmi vient de sortir chez Casbah un livre intitulé Le présent du passé et, d’emblée, il faut dire que le livre est inclassable, ce n’est ni recueil de nouvelles, ni un recueil de poésies, ni un recueil d’anecdotes… bref. Cet ouvrage n’est pas consacré à l’itinéraire artistique de Mohamed Hilmi comme l’a annoncé l’aps, mais c’est un ensemble de questions réponses, comme “C’est quoi une douceur ? C’est quoi un homme à principes ? La jalousie ? L’amour ?”, que l’auteur a tenté de rehausser avec un semblant de sagesse qui lui fait défaut. Mohamed Hilmi qui reste l’un de nos grands comédiens avait acquis tout au long de sa carrière l’estime et le respect des siens et ce mérite, il le doit à son talent de comédien. Qu’une fête ou un hommage lui soit rendu autant, justement, qu’acteur et comédien, c’est une bonne chose et même un dû, mais qu’on fasse tout un plat pour un livre banal, c’est autre chose. L’auteur, rappelons-le, a écrit un ouvrage autobiographique en deux tomes, un travail méritoire, car il retrace son parcours riche à travers l’histoire du pays et l’histoire du théâtre algérien. Mais son aventure littéraire s’arrête là, car ce troisième ouvrage édité chez Casbah et qui, de surcroît, a bénéficié d’une subvention conjuguée du ministère de la Culture et de la Communication et de l’ONDA donne doublement à réfléchir. Car combien d’auteurs de talent ont vu ces portes fermées devant eux ? Combien de romanciers n’ont pu décrocher un contrat d’édition avec des maisons d’éditions algériennes, car elles n’ont pas de vocation littéraire et poétique et préfèrent le parascolaire et la cuisine.
La direction des arts et de la culture a justement le devoir de soutenir de jeunes auteurs, des romanciers et poètes qui doivent, certes et sans aucune complaisance, répondre à des critères sévères tant sur le plan de l’écriture que de l’originalité, sur le fond et la forme, afin que l’ouvrage édité soit capable de rivaliser avec n’importe quelle littérature venue de l’Hexagone. Mais, à voir où va cet argent… Casbah-édition qui se dit “l’imprimeur” du livre a osé dans sa quatrième de couverture comparer Hilmi à Omar Khayyam. Cela frise le ridicule quelque part, à moins qu’on ne sache pas qui est Omar Khayyam, à ce moment on peut commettre l’irréparable.
Le Présent du passé a été présenté au cours d’une cérémonie, dimanche passé, au Palais de la Culture, devant un parterre de comédiens, de journalistes et de personnalités, suivie d’une vente-dédicace de l’ouvrage.
N. B.
Mohamed Hilmi, Le Présent du passé.
Éditions Casbah
127 pages, février 2004
Prix public : 250 DA
El Watan 17 février 2004
Conjugaison personnelle
Après Parcours miraculeux, édité l’année dernière, l’artiste Mohamed Hilmi vient de singer son dernier-né Le présent du passé, aux éditions Casbah. C’est au cours d’une cérémonie, tenue au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba, que Mohamed Hilmi a présenté son livre, suivi d’une séance de signature.
Hasard de circonstance (?), la sortie de son livre a coïncidé avec son anniversaire. Un double événement qu’il a fêté avec ses amis de théâtre et des hommes de lettres. Financé par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur, Le présent du passé est un livre témoignage sur sa carrière. «Une carrière professionnelle, écrit-il dans son livre, est souvent jalonnée d’aventures heureuses et malheureuses, pour permettre à celui qui la vit de conserver dans sa mémoire tous les moments de joie et de peine, de succès et d’échecs...». C’est pour toutes ces raisons qu’il a décidé d’immortaliser tous ses souvenirs sur du papier, un legs qu’il veut laisser aux futures générations. Mohamed Hilmi s’est senti obligé de se lancer encore une fois dans l’écriture pour la simple raison que le passé est menacé d’oubli. Il avait ressenti comme une obligation morale de donner la priorité à l’écriture et à la publication des deux tomes de ses mémoires en hommage à tous les grands hommes qu’il a approchés durant sa longue et enrichissante carrière.
Par Nassima C.
Le Présent du passé (Récit)
- Éditions Casbah, Alger, 2004
Liberté 18 février 2004
Un livre dites-vous !
Par Nassira Belloula
Mohamed Hilmi vient de sortir chez Casbah un livre intitulé Le présent du passé et, d’emblée, il faut dire que le livre est inclassable, ce n’est ni recueil de nouvelles, ni un recueil de poésies, ni un recueil d’anecdotes… bref. Cet ouvrage n’est pas consacré à l’itinéraire artistique de Mohamed Hilmi comme l’a annoncé l’aps, mais c’est un ensemble de questions réponses, comme “C’est quoi une douceur ? C’est quoi un homme à principes ? La jalousie ? L’amour ?”, que l’auteur a tenté de rehausser avec un semblant de sagesse qui lui fait défaut. Mohamed Hilmi qui reste l’un de nos grands comédiens avait acquis tout au long de sa carrière l’estime et le respect des siens et ce mérite, il le doit à son talent de comédien. Qu’une fête ou un hommage lui soit rendu autant, justement, qu’acteur et comédien, c’est une bonne chose et même un dû, mais qu’on fasse tout un plat pour un livre banal, c’est autre chose. L’auteur, rappelons-le, a écrit un ouvrage autobiographique en deux tomes, un travail méritoire, car il retrace son parcours riche à travers l’histoire du pays et l’histoire du théâtre algérien. Mais son aventure littéraire s’arrête là, car ce troisième ouvrage édité chez Casbah et qui, de surcroît, a bénéficié d’une subvention conjuguée du ministère de la Culture et de la Communication et de l’ONDA donne doublement à réfléchir. Car combien d’auteurs de talent ont vu ces portes fermées devant eux ? Combien de romanciers n’ont pu décrocher un contrat d’édition avec des maisons d’éditions algériennes, car elles n’ont pas de vocation littéraire et poétique et préfèrent le parascolaire et la cuisine.
La direction des arts et de la culture a justement le devoir de soutenir de jeunes auteurs, des romanciers et poètes qui doivent, certes et sans aucune complaisance, répondre à des critères sévères tant sur le plan de l’écriture que de l’originalité, sur le fond et la forme, afin que l’ouvrage édité soit capable de rivaliser avec n’importe quelle littérature venue de l’Hexagone. Mais, à voir où va cet argent… Casbah-édition qui se dit “l’imprimeur” du livre a osé dans sa quatrième de couverture comparer Hilmi à Omar Khayyam. Cela frise le ridicule quelque part, à moins qu’on ne sache pas qui est Omar Khayyam, à ce moment on peut commettre l’irréparable.
Le Présent du passé a été présenté au cours d’une cérémonie, dimanche passé, au Palais de la Culture, devant un parterre de comédiens, de journalistes et de personnalités, suivie d’une vente-dédicace de l’ouvrage.
N. B.
Mohamed Hilmi, Le Présent du passé.
Éditions Casbah
127 pages, février 2004
Prix public : 250 DA
El Watan 17 février 2004
Conjugaison personnelle
Après Parcours miraculeux, édité l’année dernière, l’artiste Mohamed Hilmi vient de singer son dernier-né Le présent du passé, aux éditions Casbah. C’est au cours d’une cérémonie, tenue au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba, que Mohamed Hilmi a présenté son livre, suivi d’une séance de signature.
Hasard de circonstance (?), la sortie de son livre a coïncidé avec son anniversaire. Un double événement qu’il a fêté avec ses amis de théâtre et des hommes de lettres. Financé par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur, Le présent du passé est un livre témoignage sur sa carrière. «Une carrière professionnelle, écrit-il dans son livre, est souvent jalonnée d’aventures heureuses et malheureuses, pour permettre à celui qui la vit de conserver dans sa mémoire tous les moments de joie et de peine, de succès et d’échecs...». C’est pour toutes ces raisons qu’il a décidé d’immortaliser tous ses souvenirs sur du papier, un legs qu’il veut laisser aux futures générations. Mohamed Hilmi s’est senti obligé de se lancer encore une fois dans l’écriture pour la simple raison que le passé est menacé d’oubli. Il avait ressenti comme une obligation morale de donner la priorité à l’écriture et à la publication des deux tomes de ses mémoires en hommage à tous les grands hommes qu’il a approchés durant sa longue et enrichissante carrière.
Par Nassima C.