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nassim
19/12/2007, 01h10
Le système algérien de supervision bancaire et de gestion de risques, tant décrié par nombre d’investisseurs, se trouve être l’un des plus avancés des pays émergents a estimé le gouverneur de la Banque centrale de France (BF), Christian Noyer, en marge d’une rencontre consacrée au nouveau dispositif financier international Bâle2. Il a indiqué que «beaucoup de pays n’ont pas encore atteint le même niveau de préparation que l’Algérie» dans l’intégration de Bâle2 dans leur système bancaire.

Le directeur général de la Banque centrale de France a relevé le «rôle très actif» de la Banque d’Algérie (BA), qu’il a qualifiée d’«important partenaire» dans le groupe des banques centrales francophones créé en 2004. S’exprimant sur les avantages de Bâle2, le gouverneur de la BF a souligné que ce système obligera les banques à constituer des provisions financières complémentaires (règles prudentielles) pour faire face à des crises financières et oeuvrer à l’amélioration de leur système de gestion du risque.

Finalisé en 2004 par la Banque des règlements internationaux (BRI), le dispositif Bâle2 sera appliqué progressivement à l’échelle mondiale à partir de 2008. Il a aussi précisé que Bâle2 auquel a opté l’Algérie «permettra de renforcer la stabilité du système bancaire algérien à un moment où l’on constate une consolidation de la situation macro-financière dans ce pays.»
Le gouverneur de la BA, Mohamed Laksaci, a rappelé pour sa part les actions de renforcement de la supervision des banques par les inspecteurs de la BA ainsi que les opérations des audits externes institutionnels et financiers des banques publiques, réalisées par des cabinets internationaux.

Il a indiqué que la BA et la Commission bancaire veillent à ce que toutes les banques améliorent durablement leur gestion des risques de crédit. Ces actions, a-t-il indiqué, sont un préalable dans la perspective de la mise en oeuvre en Algérie des nouvelles règles prudentielles de Bâle2.

Pour rappel, Bâle1 avait été intégré en 1988 en vue d’introduire la règle prudentielle par l’exigence minimale de fonds propres de 8% pour couvrir le risque-crédit. Sa révision a été imposée, notamment par la libéralisation et la déréglementation des marchés financiers, les innovations financières non prises en compte par Bâle1 qui ont conduit à la crise financière asiatique de 1997. L’application des deux dispositifs ne revêt pas un caractère obligatoire pour les membres de la BRI.

source : l'Expression

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