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Voir la version complète : Mobilis: Belharat succède à Belhamedi.


l'imprevisible
26/12/2007, 23h52
Le nouveau patron de Mobilis a affirmé sa détermination à poursuivre l’oeuvre gigantesque entamée, celle de stabiliser l’entreprise et assurer sa pérennité.

Le groupe Algérie Télécom a nommé hier M.Lounis Belharat, président-directeur général de la filiale Mobilis en remplacement de M.El Hachemi Belhamedi, sorti en retraite, lors d’une émouvante cérémonie, au siège même de l’entreprise.

Lounis Belharat occupait le poste de directeur de la division marketing et commerciale à ATM Mobilis. C’est donc là un «enfant de la boîte» qui prend les rênes de cette filiale d’AT (Algérie Télécom) alors que le marché de la téléphonie mobile en Algérie se caractérise par une forte concurrence entre les opérateurs.


M.Boudjemâa Haichour, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui a parrainé l’installation du nouveau patron de Mobilis, M.Belharat, a commenté ce choix en expliquant que son département ainsi que l’assemblée générale de l’entreprise ont «préféré puiser dans le vivier du secteur et promouvoir les compétences internes». «Sa nomination est une preuve de confiance aux cadres algériens», a-t-il ajouté. Le nouveau patron de Mobilis s’est dit «très honoré» par cette désignation, affirmant sa détermination à «poursuivre l’oeuvre gigantesque entamée, celle de stabiliser l’entreprise et assurer sa pérennité».

Ainsi, le nouveau responsable de l’opérateur historique est décrit comme un homme compétent et intègre qui a su gravir les échelons avant d’atteindre, finalement, le sommet de la hiérarchie, conformément à l’esprit des textes qui régissent les entreprises publiques. Mais également à l’appréciation des experts. Aussi, le remplaçant de Belhamedi, qui semble parfaitement «correspondre aux statuts» des organes habilités à proclamer cette nomination, est un polytechnicien au parcours professionnel irréprochable. Il est décrit comme un cadre de premier plan.

Ce fils du peuple est perçu comme un homme modeste et sobre, mais animé d’une grande volonté d’entreprendre. Cet ingénieur d’Etat de l’Ecole polytechnique d’Alger a endossé, dès 1978, différentes responsabilités, notamment celles de directeur de l’administration générale des postes et télécommunications, chef du département interconnexions à l’Arpt (Autorité de régulation des postes et télécommunications) et, plus récemment, celle de directeur marketing et commercial à Mobilis.

Il a suivi de nombreuses formations à l’étranger, particulièrement en France, en Suisse, à Montréal et à Tokyo. Sa mission sera de poursuivre la modernisation tous azimuts entamée déjà par son prédécesseur et encadrée par les plus hautes autorités de l’Etat. De même qu’il doit relever un challenge de taille et qui est celui de la convergence des moyens de communication. Il doit, en outre, être à la hauteur du legs de son devancier qui était, selon nombre d’observateurs, un visionnaire «qui a su induire certaines modernisations dans le secteur clé des télécoms, essentiellement la télécommunication mobile».


M.Belharat bénéficie, d’ores et déjà, du crédit de l’administration qui le parraine d’autant qu’il apporte un second souffle et une dynamique nouvelle à la téléphonie mobile, objet d’intenses réformes et d’un renouveau national, initié par le chef de l’Etat depuis 2000. Notons que M.Belhamedi a été longuement ovationné par le personnel de Mobilis à la suite de son discours de circonstance.


Un vrai témoignage de reconnaissance à cet homme qui a pu repositionner l’entreprise Mobilis, après en avoir pris les commandes en 2004. Non sans entamer une noria de chantiers et déployer de gros efforts.


Mobilis aura effectué un bond qualitatif en passant de 300 à 3000 employés et vu son revenu multiplié par 5, et ce, grâce à Belhamedi qui a été élu meilleur manager en 2005. Il aura donc été l’homme providentiel, le haut fonctionnaire qui a redressé l’entreprise Mobilis à tous les niveaux. Atteindre le sommet, c’est bien, mais y demeurer c’est une autre paire de manches. Et c’est ce défi qui attend le nouveau patron de Mobilis.


Salim BENALIA
L'Expression du 26 Déc 2007.

BeeHive
30/12/2007, 13h24
Cet ingénieur d’Etat de l’Ecole polytechnique d’Alger

C'est rare de voir des polytechniciens a la tete de grande strucuture. Bon courage a nouveau patron.

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