PDA

Voir la version complète : Le CNRS se dote d'un nouveau supercalculateur


morjane
08/01/2008, 13h31
Le Centre national de la recherche scientifique s'est doté d'un supercalculateur extrêmement puissant réalisé par IBM, ce qui place la France au troisième rang dans le monde pour le calcul intensif dans le secteur de la recherche civile, a annoncé lundi la présidente du CNRS, Catherine Bréchignac.

Ce calculateur, d'une puissance de calcul de 207 téraflops (207.000 milliards d'opérations à la seconde), sera accessible à toute la communauté scientifique et au monde de l'entreprise.

Il est implanté sur le site de l'Institut du développement et des ressources en informatique scientifique (Idris) à Orsay (Essonne), qui ne dispose pour l'instant que d'une puissance de calcul de 6,7 téraflops.

Cet outil, a souligné lors d'une conférence de presse la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, permet à la France de "rattraper son retard" dans le domaine des supercalculateurs en recherche civile, la plaçant derrière les Etats-Unis et l'Allemagne.

Le coût de cette plate-forme de calcul intensif, a précisé le Directeur général du CNRS, Arnold Migus, se monte à 25 millions d'euros sur quatre ans, maintenance comprise.

Le supercalculateur, qui sera opérationnel en mars, permettra d'abord de "satisfaire les besoins urgents" tels que l'étude du climat pour faire face aux engagements pris dans le cadre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), a indiqué M. Migus.

Outre le climat, la chimie, la biologie ou l'astronomie sont des utilisateurs majeurs du calcul intensif. Les chercheurs "de la communauté nationale et internationale" intéressés pour l'utiliser devront présenter leurs projets à des comités de programmes chargés de la sélection, a noté Mme Bréchignac.

Selon le CNRS, cette plate-forme "préfigure les futurs investissements qui seront réalisés dans le cadre du Grand Equipement national de Calcul intensif" destiné à donner naissance aux "futurs systèmes de calcul +petaflops+, c'est-à-dire capables d'exécuter des millions de milliards d'opérations à la seconde".

Par AFP