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Voir la version complète : Algérie: Des économistes tirent la sonnette d’alarme


absent
15/01/2008, 16h41
Baisse du niveau de vie, croissance fictive et mauvaise gouvernance

Des économistes tirent la sonnette d’alarme

L’Algérie est superbement organisée pour demeurer sous-développée » et les Algériens « se dirigent inexorablement vers une trappe de misère permanente ».
Le constat que les experts font de l’économie nationale est sans appel. Bien que les différents indicateurs macroéconomiques militent en faveur d’une bonne santé économique, il n’en demeure pas moins que la réalité est, selon eux, tellement inquiétante qu’il y a « nécessité de changer tout le système ». Invités hier à Alger à une conférence-débat organisée par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC), Ahmed Benbitour et Abdelhak Lamiri, respectivement ancien chef de gouvernement et docteur en sciences de gestion, estiment que le plus grand problème qui se pose actuellement réside dans la mauvaise gestion des affaires publiques. « Il n’y a pas de pays sous-développé. Il y a des pays mal gérés », soutien M. Lamiri. Pour M. Benbitour, cette idée peut être interprétée autrement, à savoir qu’il faut toujours faire la différence entre « régner sur un pays et gérer un pays ». Tout en estimant que les Algériens sont presque revenus à la situation d’avant la guerre de Libération nationale, avec toutes les misères qui y régnaient, l’ancien chef de gouvernement pense que malgré toute l’évolution que l’économie nationale a connue, les éléments sur lesquels se construit une véritable croissance ne sont pas, à ce jour, réunis. Il citera, entres autres éléments, l’industrialisation, les institutions de qualité, le développement durable, les libertés et l’équité. Se référant à des statistiques officielles, M. Benbitour a indiqué qu’au plan social, une forte austérité est imposée à la population alors que l’argent et les richesses réalisées sont thésaurisés. Selon lui, la part de la consommation des ménages dans le PIB était en 2006 de 31,6%, et de 43,8% en 2002. Durant les années difficiles 1992-1995, cet indicateur reflétant l’austérité était de 54,6% et dans les années 1980 de 48,6%. La moyenne des pays à revenu intermédiaire dans laquelle se classe l’Algérie est de 61%, précise le conférencier. Ce dernier constate de ce fait qu’il y a « une nette transformation de la structure de distribution des richesses au détriment des ménages », et d’ajouter qu’il s’agit là d’un gaspillage de ressources puisque la richesse thésaurisée n’est ni investie ni consommée. Quant aux IDE, M. Benbitour estime que si le montant de 2,8 milliards de dollars représentant le flux net enregistré durant les deux années 2005/2006 paraît important, les rapatriements des bénéfices des seules sociétés associées à Sonatrach s’est situé durant la même période à 10,03 milliards de dollars. Face à ces résultats, l’ancien chef de gouvernement estime que « le changement de régime devient impératif ». « Changer un homme ne signifie pas changer un système, mais garder un homme c’est forcément garder le même système », a-t-il conclu. Abordant la question salariale, M. Lamiri ne manquera pas d’indiquer que « l’Algérie n’a pas de stratégie claire en la matière » et que les statistiques montrent que le niveau de vie de 1985 à 1995 a baissé de 95%. Selon lui, le SMIG a été certes rattrapé ces dernières années, mais un entassement vers le bas des salaires est à constater. Le conférencier relèvera par la même occasion une baisse de la productivité de l’ordre de 1 à 1,5% par an, sans pour autant imputer cette baisse aux seuls travailleurs. « Le manque de management, l’absence de stratégie et les mauvais choix économiques adoptés sont, entre autres, à l’origine de cette baisse de productivité », soutient le même expert. Pour lui, « les statistiques sur la croissance ne doivent pas nous fasciner, dans la mesure où il s’agit d’une croissance extensive et non réelle ». Se voulant plus précis, M. Lamiri dira que cette croissance est tirée par les hydrocarbures et que les performances réalisées sont dues à l’argent du pétrole qui est injecté dans l’économie. C’est la raison qui fait que « notre économie est fondamentalement faible » et le demeurera tant que « les ressources ne sont pas canalisées pour développer la richesse et encourager la productivité », a-t-il ajouté. C’est pourquoi, le conférencier a appelé à orienter les ressources vers la création des PME, tout en instaurant un meilleur management des institutions et une modernisation institutionnelle. Il ne manquera pas également de suggérer la création d’une institution de stratégie regroupant les experts en la matière et proposera, à sa tête, le nom de l’éminent spécialiste algérien, Taïb Hafsi, convoité actuellement par le gouvernement chinois.
Lyes Malki (lmalki@el**********)

arayzon
15/01/2008, 16h50
...toute la planète est au courant du triste-risible quotidien algérien...what else?...ce que l'on désire le plus au monde ce sont des solutions a messieurs les "économistes-alarmistes" de la dernière heure!:mad: ...

medDZ
15/01/2008, 17h17
« le changement de régime devient impératif ». « Changer un homme ne signifie pas changer un système, mais garder un homme c’est forcément garder le même système », a-t-il conclu...

j'ai noté ce passage de l'article qui résume bien l'origine du problème,
en Algérie ce ne sont pas les plus compétents qui occupent les postes important.

... Il ne manquera pas également de suggérer la création d’une institution de stratégie regroupant les experts en la matière et proposera, à sa tête, le nom de l’éminent spécialiste algérien, Taïb Hafsi, convoité actuellement par le gouvernement chinois.

et j'ai bien peur que ce spécialiste Algérien, rejeté par nos dirigeants, soit obligé lui aussi d'offrir ses compétences à d'autres pays.

vivalgerie2002
15/01/2008, 17h52
l'économie algérienne reflète l'image acre et l'incompétence de nos dinausores !!!

ecolo
15/01/2008, 17h59
pourkoi pas Monsieur RABRAB premier ministre etant donné quil a reussi a faire ce que le gouvernement na pas pu faire comme belsccuni et harriri
en moin il est pragmatique

darwish
15/01/2008, 18h17
L'Algérie a besoin de personnes compétentes capables de fixer une stratégie socio-économique claire, à adopter pour les 5, 10 et 25 ans à venir.

ecolo
15/01/2008, 18h21
ou sont il les competents peut etre on a que des gent de la therorie comme lamiri et benbitour on a besoin des gent qui ont deja brouvé leur competence sur terrain

absent
15/01/2008, 19h26
Ahmed Benbitour

tiens donc !!! et c'est ce monsieur qui dit ça ? pourtant j'ai souvenance de lui à la tête d'un ministère !!!

> http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Benbitour

pourquoi n'a t'il pas fait les changements quand il le pouvait ?

ah OK, il a une presidentielle qui s'approche... oui oui oui !!!

l'imprevisible
15/01/2008, 20h08
Rebrab ministre ? quoi encore!

Il n'a rien d'économiste, être hommes d'affaire est une chose, prévoir l'économie d'une nation c'est totalement autre chose, je tiens pour preuve sa dernière aberration: là où le Monsieur recommande la suppression de la TVA (http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83016) a fin de stabiliser le prix de l'huile de table, pour ma part ce genre de "de recommandation" se passe de tout commentaires rationnels!

Non mais sérieusement ce ne sont pas des noms d'éminents économistes qui font défaut à l'Algérie, mais faut-il leur attribué des postes qui permettent la bonne exploitation de leurs potentiels et de leurs connaissances à bon escient.

L'incompétence est le maître-mot dans les couloirsd 'El Mouradia et dérivées.

LYNX
15/01/2008, 20h44
Tout en estimant que les Algériens sont presque revenus à la situation d’avant la guerre de Libération nationale

c'est quand même limite comme comparaison !!!!!


chaque année Benbitour nous sort un scénario catastrophe et ce depuis qu'il a quitté le gouvernement.

la réalité est connue de tous.

sinan
15/01/2008, 21h54
Changer un homme ne signifie pas changer un système, mais garder un homme c’est forcément garder le même système »,

le meilleur passage de l'article... mais il n'a pas proposer de solutions

ecolo
15/01/2008, 22h17
l'imprevsible
rebrab est un homme de terain et quand il a dit il est bien suprimer ou bien reduire la tva ce n'est pas pour rigoler il le sent bien l'impact de la tva par experience
en plus la TVA est une taxe sur la consommation c'est un impots instauré afin de regulariser la consomation et le marché qui exite c'est a dire un marché une economie createur de richesse une taxe sur la consomation
mais le probleme c'est que il faut avoir dabord une economie en algerie et une consomation pour la regulariser donc la tva tue la creation de richesse
don il faut dabord promouvoir une vraie economie creatrice de richeses apres ca instaurer des taxes regulateur

ETTARGUI
15/01/2008, 22h19
Benbitour parle en économiste chevronné et en politique avisé. Les solutions il sait les proposer et il le fait mieux que tout autre.

A ceux qui estiment qu'il aurait pu faire quelque chose du temps ou il était au pouvoir je dirais que de un il n'avait pas le pouvoir; de deux qu'il était ministre du temps où il fallait gérer la crise.N'oublions pas qu'il a démissionné du poste de chef de gouvernement lorsqu'il a jugé qu'il ne pouvait pas mener les actions qu'il envisageait avec un président qui n'avait pas la même vision économique.

Les choses ont changé et l'Algérie n'a jamais eu une santé financière aussi bonne et que, malgré cela, nous sommes en train de rater Le Virage qui pourrait mener l'Algérie dans la direction qui nous permettra d'envisager l'avenir avec sérénité.

Quand à dire que c'est en raison de l'approche des éléctions présidentielles que Benbitour fait tout ce manège, c'est mal connaitre l'homme. D'abord il est suffisemment intelligent pour savoir que si Bouteflika se présente les jeux sont fait d'avance et il a expréssement dit qu'il ne se présentera pas si Bouteflika est dans la course. Mais admettons qu'il se présente; pourquoi pas ? S'il passe, l'Algérie aura peut être pour la première fois de son histoire un président à la hauteur de la tâche.

noubat
15/01/2008, 22h21
l'algérien est trop pessimiste, il n'a plus confiace dans son pays, tout est triste autour de lui,plus rien ne l'interesse.

le remède serait de redonner goût à la vie aux Algériens.

absent
15/01/2008, 22h25
ah combien il est facile de critqiuer à longueur de journée, surtout quand on est loin de la ma3ma3a!

ecolo
15/01/2008, 22h29
je vois pas la competence de benbitour il etais deja au pouvoir il etait r ministre d'economie qu'est ce qui a comme diplome ouver les yeux c'est juste il a acceder au pouvoir comme tout les chef de l'algerie
et lamiri qu'est ce qui la fait c'est un docteur et alors on juge pas les gents selon leur diplomes
lamiri docteur il a juste ouvert une ecole de formation coseil c'est un homme de theorie sa place est a l'université et benbitour aussi
regarde rebrab il a un plan pour exporter plus de 15millard de dolars en 2025 que l'algerie ne vas pas l'atteindre avec cette politique
au usa on te demande pas de presenter tes diplome mais plutot ce que u peut aporter comme profit

l'imprevisible
15/01/2008, 22h33
Des hommes du terrain ils sont des millions même si il ne font de tapage médiatique.

Pour ce qui de la TVA l'ami il s'agit de la moelle épinière du circuit économique, sans trop rentré dans le détail.

Nul besoin d'être en amphithéâtre de la faculté des sciences économiques et sociales, pour en saisir l'importance.

ecolo
15/01/2008, 22h40
monsieur l'imprevisible peut etre je comprend pas mais j'aomerai bien que tu entre dans les detail car moi ce que je comprebnd de la TVA c'est uen taxe sur la valeur ajouté donc il faut avoir une valeur ajouté pou qu'il est une taxe donc il faut avoir la VA pour qu'il est une T
et ce que je veux bien te passer comme message
je dis bien c'est une techinique faite pour les pays eupeen le liban c'est que dernierement qu'il ont instaurer cette tax hors qu'on algerie ca fait 15 ans je dis bien il faut arreter d'inporter des lois qui sont faite pour les autres meme le FMI a reconu dernierement quil a tors d'imposer des mode de gestion sur les pays sans avoir bien etudiers les specificité de chaque pays

le Makoudien
15/01/2008, 23h37
voilà un homme qui pourrait sortir l'algerie de son économie de bazar, Tayeb Hafsi,se sont les chinois qui l'exploitent actuellement

l'imprevisible
15/01/2008, 23h59
Ah si son Excellence le FMI à dit donc nous n'avons plus rien à redire !


Paroles divines.

Entre recommandations et systèmes de fonctionnements il y a un monde.

Le FMI est au service d'un bloc, d'une puissance, pour le savoir il suffit de revoir son histoire et d'où il vient.

La Valeur ajouté (http://pagesperso-orange.fr/claude.beck/Concepts-cle%2003%20Valeur%20ajoutee.htm) est l'essence même de l'économie.

Importer des idées, il convient de revoir le fonctionnement de base de l'économie de marché en suite nous en reparlerons.


Pour en finir avec la parenthèse, Rabrab à certes un parcours qui n'est pas négligeable, mais ce n'est certainement pas au patronat de jouer au régulateur, La révision à la baisse de la TVA est une chose, ça suppression en est une autre.

Next time!

l'imprevisible
16/01/2008, 00h24
Faut croire que le journaliste d'El watan a lu dans tes pensées.
Tiens l'Edito de demain, enfin d'aujourd'hui vue que nous somme déjà le 16.

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Compétences oubliées

Peu de gens savent que c’est un éminent stratège algérien, Tayeb Hafsi, qui aide le gouvernement chinois à faire avancer ses réformes économiques. Cet expert, parmi tant d’autres, n’a jamais été sollicité par les décideurs algériens alors même que le pays souffre d’un lourd déficit en managers de grande valeur en mesure de doter le pays de cette fameuse vision d’ensemble qui fait la réussite de pays émergents tels la Corée du Sud, le Vietnam, l’Egypte, le Brésil, sans parler de la Chine et de l’Inde.

Tourner le dos aux compétences est une des caractéristiques du pouvoir politique algérien dont le fonctionnement est assuré généralement par la logique du clanisme, du népotisme et du régionalisme. L’intelligence a fini par se raréfier dramatiquement dans le pays au moment où l’économie est fortement sollicitée pour résorber une énorme demande de travail et répondre à de considérables besoins sociaux.

Certes, l’Algérie d’aujourd’hui subit toujours les effets de l’exode des cadres enregistré durant les années 1990 du fait du terrorisme. Mais de grandes compétences sont encore disponibles et les exilés ne demandent qu’à rentrer définitivement au pays ou mettre leur savoir-faire au service des institutions, pour peu qu’ils soient sollicités et sécurisés par de bonnes conditions de travail. Le défi majeur du moment reste celui-là, mais il n’est pas à l’ordre du jour.

Résultat, l’Algérie traîne son immense retard économique, naviguant à vue d’œil, sans tableau de bord ni feuille de route. L’économie est ligotée par l’idéologie et livrée à des politiques souterraines de partage de la rente. Les décideurs politiques se contentent de faire du replâtrage au niveau du secteur productif, complètement déstructuré en contemplant de loin, avec méfiance et crainte, l’évolution anarchique du privé national.

Les ministres et leurs cadres sont réduits à cafouiller et faire du sur-place. Piégés par l’autorité politique qui leur exige, pour des raisons électorales, des chiffres et des résultats, ils puisent dans les ressources financières tirées des ventes des hydrocarbures. Une manne, signalent des experts, qui profite en large partie à l’étranger par le biais des importations des biens et services.

S’il est nécessaire, l’argent destiné aux équipements et aux infrastructures n’assure cependant pas une vraie croissance, laquelle ne peut venir que de l’économie productive, c’est-à-dire des entreprises et des investisseurs. Cette vérité – au demeurant universelle – est dite mais non écoutée en haut lieu, sourd à l’évolution du monde moderne, à sa performance et indifférent aux appels des Algériens qui ne trouvent que l’émeute et la grève pour se faire entendre.

Les universitaires, les lycéens, les enseignants, les médecins et les fonctionnaires, c’est-à-dire l’intelligence et le savoir-faire, crient aujourd’hui leur colère, conduits par une noria de syndicats autonomes. C’est là le signe de la faillite totale du système politique et en même temps l’indice d’une bonne santé de la société algérienne qui refuse la soumission et qui veut s’impliquer dans la quête du changement.

Ali Bahmane

L'éditorial d'El watan.
En date du 16 janvier 2008.

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