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Voir la version complète : La vendeuse de joie


Océane
10/02/2008, 14h59
Faraude dans sa robe rouge, visage enjolivé à outrance
Sur de hauts talons aiguilles assumant la contenance
Chevrotant des airs tristes sous le parapluie
Résignée elle arpente chaque nuit l'avenue
En quête assignée de clients luxurieux
Bien que rebutée par ce bazar véreux
Elle sourit à ces inconnus qui viennent l'acquérir
La tarifier et faire d'elle une madone à honnir
Qu'importent leur perversion, leurs chimères, leurs vices
Leurs gémissements, leur souillure, leur ferveur novice
Son corps leur est alloué dans cette chambre nauséabonde
Pour quelque billets, une moue et d'innombrable réprimandes
En un moment furtif et astreignant elle fait leur bonheur
L'esprit rêvant d'un autre lendemain, d'une lointaine demeure
A chaque caresse tantôt rugueuse tantôt doucereuse
A chaque geste obscène, à chaque incursion disgracieuse
Son être fustigé, humilié, déshonoré vomit et sanglote
Elle a envie de crier son désespoir, de repousser ces brutes
De retourner chez elle laver son son corps, son âme
Se doper de calmants ensuite invoquer le Suprême
En attendant que le sommeil la délivre de sa misère
Qu'il l'emmène ailleurs au-delà de cette vie de galère
__________________

drucilla
10/02/2008, 15h23
c'est un hommage je trouve
et c'est triste


Les madones de la nuit
Arpentent à l’infini
Les trottoirs des villes grises
Filles de joie au sourire triste

je me souviens pas de la suite et je me souviens pas de qui

Maysarah
10/02/2008, 15h32
une joie ? non une jouissance
quelques minutes de transe
que me fait profiter ta decheance
peu m importe ta vie ton etre
je me paie que ton spectre
que tu farde et parre
pour ta marche sur les boulevards
dandinants meme ton sac noir
pour allecher les lascards
t as voulu combattre la vie
je t offre un corps a corps d ignominie
la caillasse que je te file n a pas d odeur
en contrepartie jte salirais ton corps
dans les poses les plus glauques
tes la seule a entendre ma voix rauque
qui gemit la repugnance de se rabaisser si bas
finalement tas raison y a de la joie
de trouver des femmes comme toi
pour me defouler dans mes instinct si bas
allez releve toi continue tes cents pas
personne ne se rappelera de toi
si tu decides de passer a trepas

:rolleyes:

drucilla la seule madone que je connais en chanson c est celle de F cabrel
qui fait aussi reference a ca

btp50
10/02/2008, 16h06
je me souviens pas de la suite et je me souviens pas de qui
Charles Trenet.
ya de la joie :)

Océane
10/02/2008, 17h46
allez releve toi continue tes cents pas
personne ne se rappelera de toi
si tu decides de passer a trepas
C'est pour ne plus faire les cent pas
Qu'elle préfère passer à trépas ;)

Maysarah
10/02/2008, 17h55
oceane = a travers ton regard certainement, pas a travers l autre angle que j ai voulu montré !

Océane
10/02/2008, 18h09
...Je l'avais compris ... Mais là je fais allusion à sa réalité, son existence ...

BeeHive
11/02/2008, 18h39
Je les croise de temps en temps dans les rues de Paris
Elles me font un grand sourire avec des gestes invitants
Je leur repond avec un grand sourire et des gestes desolants
Exprimant des fois le manque de temps et d'autre le manque d'argent

Il faut avoir de l'argent pour se payer du temps
Quand on a l'argent il faut se trouver du temps
Dieu fait bien les choses ... :mrgreen:

Merci Oceane pour avoir partager ton poeme.

btp50
11/02/2008, 20h33
C'est un veritable dileme !
Soit on achète de la joie, ou l'on recoit du chagrin.

stranger011
12/02/2008, 12h26
assise sur lit .
vetue de silense..
le corps a moitié nu..
devolant sa pudeur ..

je l'observe de loin ..
elle palpé le plaisir des sens ..
sans s'abreuver à la concupiscnce ..
sans fissuer ..
le coeur et provoquer l'avarie..
sans y laisser pénétrer ..
le poison de la debauche ..

elle ztais comme une eraflure..
diuce de l'oubli..
elle etais capable de raconter l'absence ..
et d'interroger le vide..

elle s'interposait entre moi et le cri..
elle faisait taire mon ame..
et mourir le noyou de ma memoire ..

felise
12/02/2008, 19h23
Bel hommage,
ça montre surtout le désarroi de ces filles ... ça m'etonnerait qu'on puisse chercher le plaisir en se vendant ainsi à des brutes ! Alors qu'elles peuvent l'avoir de maniere plus douce ! Donc, forcément, elles vivent un cauchemar! Ou y'aurait t il une sorte de dépendance?

Je suis nouvelle, j'aime bien ce que vous ecrivez, j'ai parcouru chwiya la rue !