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J'aimerai qu'on parle un peu de ce penseur algériens, ses idées ont fait le tour du monde, des thèses de doctorats ont été soutenues autour de ses pensées qu'en est il en algérie, est ce l'oubli ou la négligence..vos commentaires..
tamerlan
20/06/2005, 19h37
C'etait politique....il pensait differement ,socrate a été accusé de corrompre la jeunesse...malek ben nabi a été dans une epoque ou il fallait penser de la meme façon de la façon officielle...et ou on avait peur des renovateurs.....
l'algerie vit aujourdh' ui dans une periode de relative paix et dans une periode ou il y'a un appel a une "reconcilation nationale" globale....il me semble que malek ibnnabi aura sa place...du moins je l'espere...
je pense que le probleme est que malek bennabi ete un islamiste francophone.
les francophones en general n'adoptent pas l'ideologie islamique et les islamistes n'aiment pasd lire en francais.
Thirga.ounevdhou
22/06/2005, 12h51
C’était plutôt qq’un dont les pensées étaient en avance par rapport a son époque.
Je suis de votre avis, un jour j'ai passé un livre (le phénomène coranique) à un ami fils de ministre afriqu'un, il d'ailleurs trés attaché aux valeurs chrétiennes, et bien il m'a dit que ce type dépasse son époque..Il vivait dans le future.
bonsoir
c'est un vrai penseur,peut etre le plus doué des intellectuels musulmans dans ce 20 siécle,lire ses livres et on comprendra qu'il était aussi un visionnaire
!le grand apport de Malek Bennabi?Le fait qu'il a dit dès les années 40 qu'avant de parler de droits,il fallait d'abord parler des devoirs.Il fallait le faire à une époque dominée par le populisme qu'il soit d'essence nationaliste ou gauchiste.
C'est grace à lui que j'ai respecté le PRA et boukrouh:
ce dernier m'a déçu enormément: ce fut un mauvais élève.
Dommage.
Malek Bennabi
...........ses pensées qu'en est il en algérie, est ce l'oubli ou la négligence..vos commentaires..
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Ce n'est ni l'oubli ni la negligence mais la censure.. :sad:
je crois que c'est les deux.et c'est dommage qu'il soit plus connu ailleur qu'en algerie.
sorrowheart
12/08/2005, 22h51
Je voulais évoquer par ce thread un intellectuel algérien, considéré comme Ibn Khaldoun de ce siècle : Malek Ben Nabi.
Malek Ben Nabi, cette personne qui a auréolé deux nouvelles notions : Le sens de le civilisation et le problème de la colonialisation , plus connu sous le terme ‘’la capacité d’être colonialisé ‘’ (ma traduction) .
J'en ai lu que peu de livres de Malek Ben Nabi et il y a maintenant longtemps mais je me rappelle de ce qu'il appelle le développement civilisationnel (el noumouw el hadari) et son exemple assez comique pour l'expliquer: La grand-mère, le balais et les maux de dos, sans avoir la présence d'esprit de mettre une manche au balais.
sorrowheart
12/08/2005, 23h10
des exemples simple mais pratique, du fait qu'il concoit que le changement est de taper sur la porte de chaque illétrie en algérie.
Au faite Malek Ben Nabi a brillé dans l’étude de colonialisme, et a formé autour une nouvelle théorie toute nouvelle et profonde, tiré de l’exemple de la société algérienne.
La genèse de la base intelectuelle dont il s’est appuis est :
La problématique de tout peuple est dans sa profondeur un problème de sa propre civilisation. Il est impossible d’un peuple de lui demander de comprendre les enjeux tant qu’il n’a pas réussi à accroître sa perception des événements humaine, et tant qu’il n’a étudié en profondeur la perception des causes dont la civilisation s’appuie.
Le sens de la civilisation, chez Malek Ben Nabi, est un ensemble de rapport psychique et matérielle.
sorrowheart
13/08/2005, 17h24
j'ai l'impression d'etre seul ce sujet?! y a t-il qlqu'un dont je peux apprendre de lui?
benteljazair
13/08/2005, 17h38
Salam sorrowheart
I admire and respect Malek Bennabi and for me he is the greaest thinker of Algeria. I like the way he talks about civilization and the difference he makes between ideas and things. "When people are lead by ideas they found a civilization but when they are lead by things then it is decadence." That is what is happening for us I guess, no more strong ideas to follow nothing but things to buy and expose to feel happy for a while and try to forget the reality: that we are underdeveloped in our mind and in our soul.
Salam
tamerlan
13/08/2005, 17h41
il y'a une serie de ses ecrits sur le site ccc*oumma *com bien sur w au lieu du c et des point au lieu des etoiles
bonne lecture sorrowheart et j'espere que ça ira mieux pour ton coeur!
stranger011
31/01/2006, 14h20
Philosophe algérien, Malek Bennabi naît à Constantine en 1905, passe sa jeunesse à Tébessa, puis poursuit ses études à Paris en 1930. Il anime un centre pour la formation et l’éducation des travailleurs immigrés vers la fin des années 1930 à Marseille. Il publie son premier ouvrage Le Phénomène coranique en 1946. D’autres suivent : Les Conditions de la renaissance (1954), Vocation de l’islam (1954).
En 1956, il rejoint le FLN au Caire et rentre en Algérie après l’Indépendance. Il y travaille comme directeur de l’enseignement supérieur et anime le centre d’orientation culturel consacré aux étudiants. En 1963, il tient une série de conférences à Alger : « De l’idéologie », « De la culture », « De la civilisation » qui sont publiées sous le titre Perspectives algériennes (1964). En 1965 paraissent ses Mémoires d’un témoin du siècle. Il écrit aussi dans la presse nationale algérienne.
Riche d’une double formation philosophique et scientifique, Malek Bennabi s’éteint le 31 octobre 1973, à Alger. Il laisse une importante production intellectuelle (22 ouvrages publiés).
Islam et démocratie Par Malek Bennabi
Séparément, ces deux concepts Islam et démocratie ne posent aucun problème. Chacun a son sillage propre dans les événements qui marquent notre époque. Mais, ensemble ils posent le problème de la liaison implicite qu’on établit entre eux. Qu’est ce que l’islam ? qu’est ce que la démocratie ?
On connaît avec précision la date d’apparition du terme ‘’islam’’ dans la langue arabe. Il date certainement de l’ère coranique, puisque le Coran attribue textuellement la formation du terme ‘’musulman’’ à l’oracle de l’ancêtre Abraham qui aurait désigné sous cette appellation les futurs adeptes de la religion de son descendant Mohammed. Par contre, on connaît moins bien l’histoire du terme ‘’démocratie’’ en tant que néologisme de la langue arabe. Il est toutefois évident qu’il appartient à l’époque moderne puisque l’arabe classique l’ignore jusqu’à Ibn-Khaldoun. Sa morphologie même atteste qu’il lui est étranger. Mais si on remonte sa généalogie dans sa langue maternelle (Le Grec), on le trouve mentionné pour la première fois dans un discours de Périclès aux Athéniens. Du moins si on table d’après Theycidide, l’historien de l’antiquité grecque. L’Islam et la démocratie désignent, chacun de son côté, trop de choses à la fois. Il convient de les réduire à leur plus simple expression pour faire le rapprochement qui peut être fait entre eux après une telle simplification.
Qu’est-ce que la démocratie dans sa plus simple expression ? Un dictionnaire de langue française indique la signification étymologique du mot. Celui-ci désigne ‘’le pouvoir de la population’’. De l’autre côté, qu’est-ce que l’islam dans sa plus simple expression ? Le prophète lui-même quand la question lui fut posée dans les circonstances qui sont rapportés dans ‘’un hadith’’ célèbre mentionné par les plus hautes autorités de la tradition, par Muslim, Tarmidhi, l’imam Ahmed et par Boukhari. Voici le texte de ce hadith, d’après Abu Houreira. Le prophète se trouvait un jour avec des gens quand un homme vint à lui et demanda :’’qu’est que l’Islam ?’’. Le prophète répondit : L’Islam consiste en ce que tu crois en Dieu sans rien lui associer, que tu pratiques la prière, que tu verses l’aumône légale, et que tu pratiques le jeûne du Ramadan...’’ Tels sont, enfin de compte, les deux éléments du problème. Il s’agit de voir si un rapprochement peut être fait entre eux après cette simplification systématique.
Dans cette simplification simplifiée, il est clair que le terme Islam désigne un ensemble de ‘’devoir’’ de l’homme tandis que le terme démocratie un ensemble de ‘’droits’’. On aboutit apparemment à une anti-thèse où un terme semble la négation de l’autre. Il y a donc une certaine difficulté à rapprocher les deux termes. Cela ne provient pas de leur contenu respectif mais de la manière de l’exprimer. La signification littérale de la démocratie, c’est à dire celle qui correspond au sens commun qui est celui d’un simple dictionnaire forcément inspiré de la tradition démocratique française et d’un néologisme qui fut lui même le produit linguistique de cette tradition dans la langue arabe. En, fait la tentative de définition de la démocratie, indépendamment de tout schéma linguistique et de toute liaison à priori entre elle et un concept quelconque comme l’Islam. Il faut essayer de considérer la démocratie d’après un schéma anthologique. Pour cela il faut établir le cadre de ses généralités.
Dans un tel cadre, la démocratie doit être considérée à un triple point de vue ; comme sentiment envers soi, comme sentiment envers autrui, comme ensemble de conditions sociales et politiques nécessaires pour la formation et l’épanouissement de pareils sentiments chez l’individu. Il est en effet évident que la démocratie ne peut se réaliser en tant que fait politique par exemple en tant « que pouvoir des masses », si elle n’est pas imprimée dans l’individu qui constitue ces masses son ‘’moi’’, si elle n’est pas d’abord imprimée dans son « moi » dans les structures de sa personnalité, si elle n’existe pas dans la société comme un ensemble de convention, d’habitudes, d’usages, de traditions. La démocratie est l’aboutissement d’une culture, le couronnement d’un humanisme, c’est-à-dire d’une certaine évaluation de l’homme à son échelle personnelle et à l’échelle des autres. La fameuse déclaration des droits de l’homme et du citoyen par exemple fut le couronnement mystique et politique de la révolution française. D’ailleurs la réalité intrinsèque du sentiment démocratique, bien que masquée ci-dessus, quelque peu par des données européennes qui ne sauraient se répéter dans l’histoire des autres races et des autres peuples, apparaît néanmoins sous cette enveloppe quand on exprime les faites, non plus en terme d’histoire ou de politique, mais en termes de psychologies et de sociologie.
Le sentiment démocratique en Europe fut l’aboutissement normal d’un double courant culturel, le résultat d’une libération de l’esprit par la réforme, et de la raison et du goût par la renaissance. Voilà sa signification historique, c’est-à-dire la signification qui n’est pas transposable hors de l’histoire européenne. Mais dans tout processus de démocratisation, en Europe ou hors d’Europe, le sentiment démocratique est une certaine limite psychologique au dessous de laquelle apparaît le sentiment de l’esclave et au dessus de laquelle apparaît celui du despote. L’homme libre, le citoyen d’une démocratie est une affirmation entre ces deux négations. C’est donc la réalité intrinsèque à laquelle on peut référer n’importe quel processus de démocratisation. Et elle s’insère entre deux autres réalités qui la bordent et constituent en quelque sorte ses « négatifs », c’est-à-dire la négation du « moi » chez l’esclave et la négation de « l’autre » chez le despote. L’image psychologique de l’esclave, notamment dans l’homme qui rit de Victor Hugo, où les conseils que le personnage Ursus donne à Givnyplaine sont des conseils à un esclave :’’il y a , dit-il, en effet, une règle pour les grands, ne rien faire et une règle pour les petits, ne rien dire. Le pauvre n’a qu’un ami le silence. Il ne doit prononcer qu’une monosyllabe : Oui. Avouer et consentir c’est tout son droit. Oui, au juge, oui au roi. Les grands si bon leur semble, nous donnent des coups de bâton, j’en ai reçu, c’est leur prérogative et ils ne perdent nullement de leur grandeur en nous rompant les os...’’
On voit dans cet exemple que pour Ursus, le meilleur parti à prendre c’est de consentir et de dire oui à tout mais nous voyons combien le ‘’oui’’ dans sa bouche exprime la ‘’négation’’ de soi, c’est à dire la négation de fondement même de la démocratie en l’être humain.
Le processus de démocratisation doit donc éliminer toutes ces tendances antidémocratique, en réduisant chez l’un les penchants à la servilité, chez l’autre les penchants au despotisme.
M Bennabi developpait une idéologie conservatrice. Il était pour le maintien de l'ordre ancien en Algérie. L'ordre féodal.
C'est pour cela que les islamistes l'aimmait bien.
Pour moi, c'est un Hegel. C'est tout ce que je deteste.
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